mercredi 19 avril 2017

El camino del Cid - fin de l'escapade


Cetina – Calatayud
42 km
Dernière étape de notre escapade sur le chemin du Cid, nous nous réveillons après une bonne nuit sous la tente. Petit déj’ au soleil où notre panneau solaire s’occupe de recharger nos appareils photos et téléphone. L’itinéraire est en grande partie en légère descente, assez facile, au milieu de paysages toujours remarquables.
Nous faisons une pause dans la petite ville d’Ateca pourvu d’une magnifique cathédrale. C’est l’heure de la sieste et les magasins sont fermés. Nous trouvons quand même sur la place principale un bar pour nous servir un café et des glaces.
Puis nous poursuivons jusqu’à Calatayud. Notre voiture nous a attendus sur le parking longue durée. Pendant que Fabrice range les tandems et le vélo de Titouane dans le coffre, les filles partent faire quelques courses. Il fait encore très chaud.
Et enfin nous repartons vers Pau, avec un arrêt, comme à l’aller à Biescas où nous dinons dans un bar à tapas qui diffuse la ligue des champions. Ce sont les quarts de finale, mais ils diffusent le real et pas Monaco bien sûr !
De retour à la maison, nous nous promettons de poursuivre la route du Cid au printemps prochain !

 
 






mardi 18 avril 2017

Bivouac sous les oliviers

Arcos de Jalon – Cetina
42 km
 
Après une bonne nuit dans l’ancienne école du village, nous prenons notre petit déj’ au soleil. Sitôt installés autour de la table de la terrasse, une mamie vient nous demander s’il faut faire chauffer du lait pour les enfants. Nous lui montrons notre réchaud et la remercions.
 
Puis nous partons à pieds visiter les ruines du château qui domine le village. De loin il parait très impressionnant, en se rapprochant on s’aperçoit qu’il subsiste surtout un très haut mur, mais pas grand-chose d’autre ! La vue est remarquable sur les champs de blé encore verts aux alentours.
 
Nous repartons sur le « camino del cid » en empruntant souvent des pistes en terre pour éviter les grandes routes. Nous atteignons Cetina en milieu d’après-midi et buvons un « Trina » (marque de citronnade) bien rafraichissant à la terrasse d’un café. Nous demandons où pourrions-nous planter la tente, une franco-espagnol nous explique en détail un endroit à 2 kilomètres de la petite ville avec une chapelle et une source d’eau.
 
Nous ne trouvons pas du 1er coup, mais une fois arrivés nous découvrons un très chouette endroit planté d’oliviers avec une source bien fraîche qui coule dans un abreuvoir. Nous plantons la tente et y passons une bonne nuit, bien emmitouflés dans nos polaires.
 
 
 






lundi 17 avril 2017

Pas de chocolat, mais un parcours "Far West"!


Maranchon – Arcos de Jalon
54 km
 
Après une très confortable nuit dans la casa rural, nous prenons le petit déj dans une belle salle à manger aux murs en pierre, le soleil traversant vivement la fenêtre. Nous faisons quelques emplettes car nous ne savons jamais si nous trouverons un magasin d’ouvert au moment où nous souhaitons pique-niquer. L’itinéraire commence par une longue côte, mais nous savons que c’est la seule grosse difficulté de la journée. Au sommet, un plateau encore très aride, planté d’éoliennes, avec de ci de là, des abris en pierres pour les bergers.
 
Quelques kilomètres et une descente plus loin nous atteignons le village de Layna. Nous faisons une pause à l’air de jeu quand une camionnette arrive en klaxonnant, c’est le boulanger ! Quelques habitants sortent des maisons pour aller acheter du pain. Nous achetons aussi des pâtisseries : des palmiers. En discutant, avec d’autres personnes à l’aire de jeux, ils nous proposent d’ouvrir le bar du centre socio-culturel du village. Nous y prenons un café, ils nous expliquent que les villages de la région ne se remplissent que pendant les vacances et qu’il n’y a pas d’activité pour s’installer ici.
 
Nous repartons pour un très beau parcours, entre des falaises rouges, le long du rio Jalon, ça a des airs de far west ! Après un virage, en contrebas nous apercevons une cascade ; l’eau est très froide, Amielle et Fabrice y plongent quand même quelques secondes. Après ce bain revigorant, nous terminons l’étape vers Arcos de Jalon, village lui aussi surplombé par les ruines d’un château médiéval.
 
Nous sommes descendus en altitude et comptons y camper, nous demandons au seul bar du village ouvert où pourrions-nous planter la tente, on nous indique l’ancienne école, devenue salle municipale qui accueille en ce moment les mamies pour leur cours de yoga. En effet, devant la salle, il y a une très belle pelouse, mais les mamies ne sont pas d’accord, elles perlent entre elles, toutes en même temps, nous n’y comprenons rien, mais au final, elles nous proposent de dormir dans la salle ! Elles nous donnent les clés en toute confiance, il faut dire qu’elles habitent toutes les maisons qui entourent l’ancienne école…
 
C’est très bien ainsi, nous n’aurons pas froid et aurons les toilettes à disposition. Nous dînons d’un grand plat de pâtes sur une table de pique-nique.

 
 
 
 
 
 
 




dimanche 16 avril 2017

Nuit (très) fraîche!






Alcolea del Pinar – Maranchon

34 km

 

La nuit fut en effet très fraîche, la température a sûrement approché le zéro, seule Fantine a dormi de 21h à 9h du matin sans se réveiller à cause du froid. Nous avons dormi avec tous les vêtements que nous avions emportés. Au réveil, le soleil brille, nous allumons un petit feu pour définitivement nous réchauffer, nous y faisons griller nos tartines.

 

Nous reprenons la route pour traverser des paysages vallonnés, souvent arides, avec des villages posés sur les plus hauts plateaux. C’est très beau et dépaysant à quatre heures de route du Béarn. A Anguita, nous pique-niquons au bord d’un terrain de sport où les filles commencent un foot avec deux garçons espagnols. C’est le week-end de Pâques, et la plupart des familles espagnoles se sont retrouvées pour les très populaires vacances de la semaine sainte.

 

Le village est aussi surplombé d’une tour médiévale. L’itinéraire balisé passe par de petites routes très peu empruntées, c’est un régal d’y pédaler. La saison est la bonne aussi, les champs de blé sont verts, ce qui contraste avec les collines arides.

 

Encore quelques kilomètres pour atteindre Maranchon. Nous sommes toujours à plus de 1000 mètres d’altitude, aussi, nous passons la nuit dans une « casa rural » plutôt que sous la tente où il risque de faire encore très froid. Nous dînons de quelques tapas et bocadillos dans des bars à l’ambiance familiale.
 


 

 
 


samedi 15 avril 2017

A l'attaque du Camino del Cid!

Pau (voiture) Calatayud (train) Siguenza (vélo) Alcolea del Pinar
20km
 
Hier soir, nous avons rempli la voiture avec nos deux tandems séparés en deux morceaux, plus le vélo d’Amielle; c’est bien d’avoir une grande voiture, ça nous offre des possibilités pour des week-ends (très) prolongés. Direction le sud, de bon matin, nous traversons la frontière par le col du Pourtalet, nous descendons quelques kilomètres et nous nous arrêtons à Biescas, petite ville où nous dégustons des churros trempés dans des chocolats chauds épais. Ça y est, nous sommes bien en Espagne ! Nous reprenons la route, contournons Saragosse, l’autoroute traverse des zones quasi désertiques et enfin nous atteignons Calatayud.
 
Nous remontons facilement les tandems, prenons nos billets de train et partons visiter la ville. C’est un bon aperçu de ce que nous devrions découvrir pendant 5 jours, un centre historique aux pierres dorées, d’anciennes mosquées transformées en églises mais ayant gardées l’architecture mudejar, et l’ambiance espagnole avec une ville très calme de 13h à 17h, mais qui s’anime ensuite.
 
Vers 15h nous sommes dans le train confortable comprenant un grand espace pour nos vélos. C’est un train régional qui dessert tous les villages. La gare accueille aussi les TGV Saragosse – Madrid. Nous descendons à Siguenza, pour démarrer notre itinéraire qui suit le « Camino del Cid ». C’est un itinéraire qui va plus ou moins de Burgos à Valence, en empruntant toutes les lieux où c’est illustré Rodrigo Diaz del Vivar, dit El Cid.
 
Première ville et premier château fort, imposant, dominant les alentours. Nous pédalons deux bonnes heures pour arriver près d’Alcolea del Pinar où nous plantons la tente. Nous sommes à 1200 mètres d’altitude, et si il a fait chaud dans la journée, nous nous préparons à une nuit très fraîche !
 
 
 
 
 
 



jeudi 2 mars 2017

Foot massages!

Checheng – Taipei
Bus et Train

Nous quittons notre chambre d’hôte Hello Kitty pour l’arrêt de bus. Devant une petite église, je (Fabrice) commence à démonter les vélos et à les mettre dans des grands sacs plastiques pour qu’ils puissent être transportés dans la soute du car qui va nous emmener à la gare du high speed train (le TGV Taiwanais) de Kaoshiung. Pendant ce temps, Céline et les enfants vont dans un resto de petit déjeuner manger nos classiques pancakes aux oignons frais. En plus, Chechenq est renommée pour ses cultures d’oignons !

Puis le car arrive, il est confortable, les sacs à vélos rentrent facilement dans la soute, toute la logistique est longue mais simple. Moins de deux heures de car plus tard, nous sommes dans la gare TGV, Céline achète des billets pour 13h55. A 16 heures nous sommes dans le nouveau Taipei, gare de Banqiao, après avoir traversé la côte ouest à 300 km/h ! A noter que le tgv taiwanais est très confortable, les sièges sont spacieux et on a de la place pour allonger ses jambes, pas comme dans les tgv français !

A la gare de Banqiao, plusieurs taxis refusent de nous prendre en charge en voyant tous nos bagages, enfin Céline arrive à expliquer que nous souhaitons prendre deux taxis pour répartir nos sacs et sacoches. Nous retrouvons l’immeuble de Léo et Line, nos hôtes taiwanais chez qui nous avons laissé nos valises vidées le jour de notre arrivée. Léo est en voyage en Chine continentale et Line travaille jusqu’à 19h. Nous laissons nos bagages dans le hall de l’immeuble et partons visiter le temple de Longchang. C’est un temple bouddhiste où les fidèles viennent prier et… poser des questions aux divinités. Ils jettent à terre deux petits morceaux de bois en forme de lune, et suivant leur disposition au sol, la réponse est affirmative, négative ou bien « ne sais pas ».
 
Il fait froid, nous sommes passés de 24°C dans le sud à 14°C à Taipei, la différence de climat est marquée. Les filles sont en sandales, nous leurs achetons des chaussettes sur un marché et continuons vers la snake alley… C’est une rue où il y a des restaurants de serpents !! Certains spécimens sont exposés dans des cages. Nous ne tentons pas l’expérience et préférons essayer les « foot massage », massages des pieds, spécialités chinoise. Avec Titouane et Amielle, nous apprécions beaucoup l’expérience. D’abord, on laisse mijoter nos pieds dans une bassine d’eau salée très chaude. Puis, il y a quelques minutes de massage des épaules, de la nuque et du dos. Et viennent ensuite les massages des pieds, mais aussi des chevilles, des mollets et des genoux.

C’est juste formidable, nous avions les jambes lourdes, elles sont maintenant toutes légères !
Nous terminons par d’excellents raviolis chinois avant de rentrer chez nos hôtes. Nous discutons avec Line avant de commencer à remplir nos valises des pièces détachées de nos tandems.