mercredi 9 mai 2018

L'heure du bilan



Ce que nous avons fait :
850 kms de velo, 2 traversées en Shinkansen
28 nuits au Japon :
14 nuits sous notre tipi (en camping sauvage sauf 2 nuits en camping), 6 nuits chez des couchsurfers, 2 nuits chez un warmshowers, 1 nuit à l’hôtel, 1 nuit dans un air bnb, 4 nuits à Tokyo
 
Ce qu’on a aimé :
L’accueil chez les gens, leur gentillesse, la décoration et l’aménagement des intérieurs des maisons ;
La nourriture
Les possibilités de camping sauvage dans des endroits sécurisés partout, même en ville sur des aires de jeux, avec toilettes chauffés !
Les toto toilettes et tous les gadgets électroniques dans les maisons
Les temples sur l’île de Shikoku, et l’ambiance très zen avec les pèlerins
Le respect du code de la route et des règles en général
Le Shimanami Kaïdo : 7 ponts pour traverser l’archipel de la Mer intérieur du Japon
Tokyo : le contraste entre l’agitation des grandes artères et les petites rues zen
Le Mont Fuji avec les cerisiers en fleurs
Les festival et les danses Awa odori, avec de magnifiques costumes

Ce qu’on a moins aimé :
Les gens sont très réservés : si nous ne faisons pas le premier pas, il est rare qu’on vienne vers nous. Heureusement avec nos réseaux warmshower et couchsurfer, on s’est fait pleins d’amis !
Peu de jeunes dans les campagnes, donc moins d’ambiance
 
En conclusion, nous avons beaucoup aimé, et avons été très dépaysés, surtout par rapport aux gens et à la culture, si différents ! Toutefois, en comparaison avec d’autres pays asiatiques, ce n’est pas notre préféré, sans doute parce que les gens sont moins avenants, spontanés, bienveillants et joyeux qu’en Thaïlande, ou encore aux Philippines et même à Taïwan. A bientôt pour de nouvelles aventures !

dimanche 6 mai 2018

Shopping à Shibuya et départ !


C’est toujours difficile d’écrire le dernier article d’un voyage, alors on repousse sans cesse….Un mois après notre retour, c’est le moment de s’y mettre. Retour en arrière donc…Le 6 mai, la veille de notre départ. Nous avons décidé de faire une journée entière de shopping. Notre air b n b est dans le quartier de Shibuya, le paradis du shopping. Fabrice s’arme de patience, et nous faisons des tas de boutiques, où l’on voit pleins de gadgets, de Hello Kitty à Kiki, en passant par star wars…




Nous allons observer le « shibuya crossing » du haut d’un immeuble : C’est le carrefour le plus connu de Tokyo, des milliers de personnes traversent de façon disciplinée les rues, c’est très impressionnant.

Nous déambulons dans les rues et profitons de l’ambiance, on voit de tout : Une manifestation pour légaliser le cannabis avec des gens déguisés en feuille de cannabis, une dizaine de karts conduits par des gens déguisés en super héros, etc. On est sans cesse surpris !

Dans un des magasins, sur les escaliers, sont inscrits les nombres de calories perdues à chaque montée de marche. Au rayon sport, on essaye pleins d’ustensiles pour se muscler…

Nous allons dans un de ces lieux extraordinaires, tout rose, avec des affiches de filles partout, musique à fond, éclairage aux néons…Des tas de jeunes filles se pressent pour y rentrer…Il y a des cabines de photomaton (reservées aux filles, mais Fabrice fait une entorce !). Le principe : on pose devant un objectif automatique, et on peut « améliorer » la photo avec des trucages : agrandir ces yeux (pratique pour les asiatique, mais le rendu est assez surprenant pour nous !), rajouter du maquillage et pleins de smileys. Les filles adorent !

Nous achetons quelques babioles et souvenirs. Puis retour à l’appartement après cette belle et dernière journée à Tokyo !

Le 7 Mai, c’est le jour du départ. Nous nous levons tôt pour prendre le metro et le train, il y a un monde fou à la gare et nous avons une correspondance. C’est l’heure de pointe : tous les gens partent travailler. On dirait des robots, qui marchent de façon automatique dans les couloirs du metro. On essaye de se faufiler entre eux avec nos bagages. Arrivée à l’aéroport, nous allons au comptoir du transporteur pour récupérer nos deux vélos et le sac rempli de plusieurs sacoches. Ouf, tout est là, nous sommes soulagés. Nous repérons un espace avec une balance. Nous nous y installons pendant une bonne heure afin de bien répartir les affaires de nos sacoches dans des bagages inférieurs à 23 kg.
Une de nos boîte à velo pèse 27 kilo au lieu de 23…Mais nous n’avons vraiment pas envie de l’ouvrir pour répartir des pièces de velo dans nos autres bagages…Alors on tente d’enregistrer comme ça, mais l’hôtesse n’est pas très souple. Elle nous demande d’ouvrir la boîte et de sortir pour 4 kilos de pièces détachées du tandem…Pff, le carton était super bien scotché ! Heureusement, il n’y a personne au comptoir, alors on s’installe à nouveau, et on prend une selle, un guidon, un morceau de cadre, qu’on emballe dans du papier bulle et qu’on enregistre comme un bagage (nous n’avions qu’un bagage par personne alors qu’on avait droit à deux.) C’est bête mais on se plie à la règle.

Ouf, tout est enregistré, nous voilà prêts ! Dans l’avion, les filles font une cure d’écran avant de s’endormir…Nous survolons la Sibérie, les paysages sont magnifiques, tout enneigés. Nous arrivons à Toulouse dans la nuit du 7 au 8 mai. Le temps de récupérer la voiture à Blagnac, ranger les vélos, nous sommes à la maison vers 2h…Et Amielle doit se réveiller tôt car elle a rdv avec toute sa classe pour la cérémonie du 8 Mai ! Voilà notre aventure terminée…


samedi 5 mai 2018

Lost in translation...

Onomichi - Tokyo
Train

C’est le jour du départ. Nous sommes un peu stressés ce matin...L’ami de nos hôtes est à l’heure pour nous conduire à la gare la plus proche avec tout notre chargement : le vélo de Titouane, les deux cartons avec les tandems et nos 9 sacoches. Au programme : un premier train pour aller à la gare de shinkansen, puis le shinkansen jusqu’à Tokyo central station (une des gares les plus fréquentées du Monde, surtout en ce jour de golden week...). Arrivés à Tokyo, il faudra transporter tous nos bagages jusqu’au bureau de Sagawa pour faire envoyer nos cartons velo à l’aéroport.
Première étape : Il n’y a pas d’ascenseur dans notre petite gare de province. Une petite mise en jambe pour traverser la voie ferrée : quelques escaliers. Puis c’est le passage du tourniquet : nous appréhendons que le guichetier nous interdise de passer avec nos cartons vélo. Finallement, il se contente de nous regarder avec grand étonnement. Ouf, nous voici sur le quai avec toutes nos affaires.
Une demi heure de train pour aller à la gare de shinkansen. Re ouf : le train n’est pas trop bondé. Nous échangeons avec Fabrice sur notre prochaine étape : changer de quai, puis repasser devant le guichetier. A chaque déplacement, nous sommes obligés de porter petit à petit les affaires une à une sur 10 mètres et de revenir chercher le reste. Les filles nous aident beaucoup et comme le Japon est un pays très sûr, nous ne craignons pas de laisser nos affaires sans surveillance pendant le transport “progressif”.
5 min avant d’arriver à la gare de Shinkansen Fabrice m’interroge : “As-tu vu la sacoche avec la tente dedans?” Zut, nous avons oublié cette sacoche à Onomishi, sans doute chez notre hôte! Panique, on recompte les saccoches, mais on l’a bel et bien oubliée! Etant donné le prix de notre tente, nous y sommes tout de même très attachés!
Je m’installe sur le quai à notre arrivée, avec nos bagages, tandis que Fabrice part à la recherche d’un train dans l’autre sens. Nous attendons le retour de Fabrice. Heureusement, notre billet de Shinkansen est valable toute la journée, et il y  a plusieurs trains. Les filles ne sont pas stressées, comme d’hab. De mon côté, je suis un peu paniquée car je n’ai ausun souvenir d’où est cette sacoche, et je me demande si notre hôte est toujours chez elle. Fabrice n’a pas de téléphone, impossible de savoir. Il faut attendre. Plutôt que de ne rien faire, je décide de descendre les affaires pour les poser devant le tourniquet et le guichetier, à l’entrée des quais pour le shinkansen. Avec les filles, nous transportons tout le matériel toutes seules. Titouane me dit qu’après s’être musclé les jambes, nous nous musclons les bras! Les filles attendent avec les affaires tandis que j’attends Fabrice sur le quai. Enfin, Fabrice arrive 10 minutes avant le départ du shinkansen. Je le vois sortir du train avec la sacoche tente, tel un héros! Vite, nous courons jusqu’aux filles. Zut, il en manque une, Titouane est remontée sur le quai par un autre escalier. Je remonte la chercher en courant, nous passons devant le guichetier, très surpris, en courant avec nos bagages. Il y a beaucoup de monde dans le shinkansen, mais les gens sont très zen! Lorsque nous rentrons paniqués dans le wagon, en sueur, avec notre chargement, nous dénotons un peu avec les autres passsagers qui voyagent calmement, habillés sur leurs 31, avec leur miniscules bagages cabine à roulette. Heureusement, ce jour là, nous n’avons pas mis nos tee shirt fluos! Nous casons les cartons velo derrière la dernière rangée de sièges. Nous recomptons 25 fois dans notre tête le nombre de sacoches pour être sûrs de ne pas en avoir oublié..Les filles se mettent devant “Jeanne et Serge” sur l’ordinateur. Nous soufflons un bon coup et nous remémorons nos bons moments passés à pédaler! Amielle, inquiète de savoir s’il faudra bientôt sauter du train avec tous nos bagages en quatrième vitesse à l’arrivée, demande, d’un air las, “Est ce qu’on descend au terminus ou pas?”
4 heures après, nous voilà à Tokyo Central Station. C’est bien le terminus, on a tout le temps de décharger nos bagages. Le quai est très très long et noir de monde. Fabrice part devant et se perd! Je me retrouve seule avec les bagages et les filles! Zen, je décide de “parquer” les filles au niveau de l’ascenseur, tandis que je fais des aller retour sur le quai pour apporter les bagages un à un (sur une distance d’environ 200 mètres, c’est long!). 15 minutes plus tard, Fabrice nous retrouve. Je suis épuisée! Nous descendons les affaires. Dans la gare, c’est une fourmilière. On part à la recherche du bureau de Sagawa, mais il est super loin! Au bout de quelques mètres, on décide de laisser les filles et une partie de nos sacoches dans un coin à la sortie de la gare et de partir avec nos cartons à velo et le reste des sacoches jusqu’au bureau de Sagawa.Les agents mesurent les cartons, les pèsent “Heavy” me disent ils! Et malgré le tarif élevé, nous envoyons tout cela à l’aéroport, délai garanti pour après demain, date de notre vol. Enfin, nous voilà plus légers. Il nous reste “uniquement” le vélo de Titouane et 6 sacoches. Nous prenons le metro pour nous rendre dans notre air bnb. Il se situe dans le quartier très animé de Shibuya. Nous arrivons à la gare de Shibuya vers 17h, il y a du monde partout! Le croisement de Shibuya, très connu, est bondé! C’est très impressionnant, mais nous sommes épuisés et avons envie d’arriver vite à l’appart. On tourne un peu dans le quartier avant de trouver enfin! L’appart est très petit, mais on est contents d’y être! Vite une douche, et nous sortons dîner dans un resto de raviolis. Demain nous aurons une grande journée shopping!







vendredi 4 mai 2018

Hiroshima, nous voilà!

Vendredi 4 mai 2018
Onomichi (Virée à Hiroshima)
0 km

Ce matin, nous essayons de résoudre notre problème d’envoi des tandems à Tokyo en appelant quelques compagnies de transport, mais les délais sont trop serrés du fait de la golden week et des ponts avec les jours feriés. Tant pis, nous partirons avec nos tandems en train à Tokyo. Ce qui nous embête le plus, c’est qu’ils sont déjà démontés et bien rangés dans les grandes boîtes en cartons, et du coup, beaucoup moins facilement transportables que si on pouvait pédaler avec jusqu’à la gare. Par ailleurs, maintenant qu’ils sont emballés dans les cartons, ils sont beaucoup plus encombrants qu’emballés dans nos sacs poubelles. Or dans le shinkansen, l’espace pour les vélos est ultra limité. Cela nous tracasse un peu : on ne sait pas comment nous allons aller à la gare demain matin avec nos boites à vélo, et on ne sait pas si on va pouvoir rentrer dans le shinkansen avec. On ne sait pas non plus comment on va faire une fois arrivés à la gare centrale de Tokyo avec tous ces bagages pour les faire envoyer à l’aéroport (impossible de se ballader avec tout ça dans le métro!). Nous décidons de mettre ces interrogations de côté pour aller profiter de notre visite à Hiroshima aujourd’hui.

Nous laissons toutes nos affaires chez nos hôtes et partons en train visiter la ville. Dans le train, nous discutons avec un jeune coupe avec un nouveau né à côté duquel les filles se sont assises. Ils sont très gentils et la jeune maman nous raconte que son grand père est une des rares personnes encore en vie ayant survécu à la bombe atomique. Elle nous explique (en utilisant le traducteur “google” sur son téléphone) que son grand père a encore des débris de verre dans son corps dû à l’explosion. Nous sommes très émus par son récit. Elle dessine le visage de Titouane en style “mangas”!

En arrivant à Hiroshima, nous apprenons qu’il y a une grande fête dans la ville : le “flower festival”! Quelle chance, la rue centrale qui mène au mémorial est pleine de monde. Tout le long, il y a des scènes avec des représentations artistiques (concerts, spectacles de danses) et des stands de nourriture ou de jeux. Nous déambulons parmis la foule et profitons des spectacles. Toute cette ambiance festive contraste avec l’histoire de la bombe atomique que nous allons découvrir au mémorial.
Il y a beaucoup de monde, donc la visite de l’intérieur du musée est un peu décevante : on piétine, sans povoir lire ou voir tous les supports... Toutefois, c’est très émouvant, tant pour nous que pour les filles, de voir les photos, une reconstition de l’explosion et d’entendre des témoignages.
Puis nous nous balladons dans les jardins, où nous voyons le dôme, ruine d’un bâtiment détruit par la bombe atomique et laissé tel quel. Il y a aussi le monument de la petite fille morte d’une leucémie  quelques temps après l’explosion, qui s’était lancé le pari de faire 1000 colombes en origami mais qui est décédé avant d’y arriver. Ces camarades de classes ont continué son oeuvre, puis ce sont d’autres élèves du monde entier, qui, touchés par cette histoire, ont décidé de faire des milliers d’autres colombes. Elles sont toutes exposées dans des vitrines, autour d’une statue de cette jeune fille. En CE2, la classe de Titouane avait également envoyé ses colombes à Hiroshima, mais vue la quantité, nous n’avons pas pu les reconnaître aujourd’hui!
Les gens prient devant la statue. C’est très émouvant.

Avant de rentrer, nous reprenons la grande rue animée pour profiter de l’atmosphère festive, histoire de nous remettre de nos émotions. Un petit resto de nouilles avant de prendre le train, et nous arrivons vers 21h30 chez nos hôtes.

Le mari de Gisela appelle un ami pour qu’il puisse nous conduire jusqu’à la gare demain matin avec nos cartons vélos. Voilà déjà un de nos problèmes reglés. Nous verrons si on nous laisse rentrer dans le train, puis dans le TGV ensuite.
Nous mettons du temps à nous endormir, un peu anxieux pour demain...



Devant le musée du memorial

Le dôme le jour de l'explosion



Le dôme aujourd'hui
Le livre d'or du musée

Les jardins du memorial


Le mémorial de la bombe atomique

La statue de la jeune fille aux colombes
On n'a pas trouvé la colombe de Titouane!










jeudi 3 mai 2018

Shimanami kaido suite et fin

Innoshima - Higashi Onomichi
30 km

Après l’averse d’hier soir, ce matin, il fait un temps magnifique! Notre emplacement de camping sauvage est vraiment au top. Beau gazon moelleux, superbe haie de fleurs roses, belvédère sur un des 7 ponts de Shimanami Kaïdo, et le long de la piste cyclable donc éloigné de la route. Il y a aussi un point d’eau. Globalement, au Japon, nous avons toujours trouvé de chouettes endroits pour planter la tente! Et ce dernier spot est le plus beau. En effet, c’est notre dernier jour de camping. Les deux prochaines nuits, nous serons chez des hôtes de couchsurfing et les deux dernières nuits à Tokyo. Dès le matin à l’aube, les cyclistes sont nombreux à passer devant notre campement et nous saluer. Nous prenons notre temps est c’est avec nostalgie que nous plions soigneusement la tente, mais l’aventure n’est pas encore terminée!

Nous traversons notre dernier pont pour arriver sur l’île de Mukoujima. Nous décidons d’emprunter la piste cyclable “rouge”, c’est à dire un itinéraire intérieur avec beaucoup de dénivelé (dont une côte à 15 %), qui nous permet d’aller visiter un magnifique temple au sommet d’une montagne, entouré de 500 statues de bouddhas! De là haut, nous avons une superbe vue sur les îles et les ponts. Il est temps de redescendre et de quitter notre dernière île, cette fois ci par un ferry car le pont est interdit au vélo. C’est la traversée la plus courte du monde : 5 minutes! Nous arrivons à Onomichi et pédalons encore 7 kms pour arriver à Higashi Onomishi, où habitent nos hôtes couch surfeurs.

Notre programme est le suivant : nous souhaitons arriver en fin d’après midi pour avoir le temps de trouver des cartons à vélo, démonter nos vélos, les emballer et les envoyer par un transporteur à l’aéroport de Tokyo dès ce soir, pour qu’ils arrivent à temps la veille de notre vol retour. Nous concernant, nous voyagerons en Shinkansen après demain pour Tokyo, sans les tandems.

Nous devons retrouver nos hôtes dans leur restaurant : Ce sont des péruviens qui habitent depuis 20 ans au Japon. Gisella, la maman, a ouvert son restaurant péruvien il y a 3 ans. 2 kms avant d’arriver au restaurant, coup de bol, nous tombons sur un grand magasin de vélo. Sur la terrasse, de beaux cartons vides nous tendent les bras, quelle chance! Nous en prenons deux, et marchons les deux kilomètres restant. Les filles portent les cartons tandis que nous poussons les vélos. Arrivés au restaurant, nous faisons connaissance avec nos hôtes et leurs amis, c’est à dire toute la communauté péruvienne et brésilienne d’Onomishi. Nous sommes super bien accueillis, ils sont très chaleureux et parlent très fort, cela nous change de l’ambiance japonaise!

Nous laissons les filles au resto tandis que nous démontons les vélos le plus rapidemment possible afin de pouvoir les emmener suffisament tôt chez le transporteur. Le mari de Gisella et son ami nous aident à emballer les vélos. Autre coup de bol, il a une grande voiture dans laquelle rentrent nos deux boîtes à vélos. Il emmène Céline chez Yamato, le transporteur. Il parle très bien japonais, heureusement qu’il est là, car l’employé de Yamato ne parle pas un mot d’anglais. Malheureusement, ce dernier nous dit qu’étant donnée qu c’est la golden week, les délais d’envois sont rallongés et nos vélos risquent de ne pas arriver à temps à l’aéroport de Tokyo. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’ils arrivent après notre vol retour!

Nous revenons donc avec nos boîtes, bien tristes, au restaurant. Notre problématique : “comment envoyer nos vélos à Tokyo?” devient le sujet de conversation de tout le restaurant pendant deux bonnes heures. Toute la communauté sud américaine se met sur les écrans et sur les portables pour trouver une solution : un autre transporteur? Ou bien prendre les boîtes avec nous dans le Shinkansen? Dans le bus? Nous dinons au resto très animé, des nouilles péruviennes, ça change des ramen! Le mari de Gisela nous alerte sur le fait que les japonais réservent tous leur place de shinkansen à l’avance pour la golden week. Il emmène donc Céline à la gare à 22 h pour acheter les places de shinkansen pour après demain. Les filles et Fabrice attendent au resto.

A 23h30, nous rentrons chez Gisella, qui nous installe 2 futons et un canapé dans le salon. Nous sommes bien fatigués et très préoccupés par l’envoi de nos vélos... Demain matin, nous tenterons d’appeler SAGAWA, un autre transporteur...