mercredi 9 août 2017

Arrosage automatique


Alte – Loulé

35 km

Vers 8 heures du matin, Titouane se réveille, elle entend la pluie dehors. C’est exceptionnel, nous n’avons même pas vu un nuage depuis notre départ de Lisbonne ! Elle appelle papa et maman qui ne sont pas sous la tente. Fabrice est parti acheter le petit déj’ tandis que Céline répond « ne sors pas, il y a l’arrosage automatique, je suis trempée ! ».

La tente est bien lavée et il n’y aura toujours pas de pluie aujourd’hui ! C’est pour ça que la pelouse était bien épaisse ! Petit déj’ au bord de l’eau, puis nous décampons. L’itinéraire est sympathique sur de petites routes de campagne désertes. La population et les touristes se massent vraiment sur la côte pendant l’été.

Pique-nique dans un village désert avant d’approcher la jolie ville de Loulé, très touristique. Nous nous promenons, prenons de nombreuses photos de tissus colorés tendus dans les ruelles piétonnes, la balade est agréable. Mais nous aurions dû nous préoccuper un peu plus tôt de l’hébergement ! Au 1er hôtel où nous avions demandé, il restait une chambre, mais ça ne convenait pas à Céline. Nous ne nous sommes pas inquiétés, mais maintenant que la nuit approche, tout est complet !

Nous sortons du centre-ville et allons planter la tente sur un terrain vague ! A quelques centaines de mètres nous avons repéré une pizzeria qui fait notre bonheur et rend le sourire aux filles décues d’avoir loupé l’hôtel avec piscine !
 
 
 



 



mardi 8 août 2017

Repos aux piscines fluviales d'Alte


Sao Bartolomeu de Messines – Alte

15 km

Nous décampons et allons prendre le petit déjeuner dans une pâtisserie. Céline, dans un magasin « Algar China », trouve un chargeur de PC universel. Les filles continuent avec assiduité d’écrire dans leurs carnets de bord. Nous pédalons jusqu’à de nouvelles piscines fluviales, plus urbaines, dans le joli village d’Alte. Baignade, repos, glaces, nous décidons de passer la journée complète puis la nuit ici, plutôt que repartir dans la chaleur. Fabrice part voir sur un chemin s’il y a un endroit pour planter la tente, c’est possible, mais très sec. Entre les piscines et un kiosque, il y a un magnifique carré de pelouse épaisse. Céline demande à la « mamie » du kiosque qui lui dit que ça appartient à la mairie, elle ne peut donner l’autorisation d’y camper.
Mais la mairie est fermée, la police renseigne Céline, elle ne peut nous donner l’autorisation, mais ne nous interdit rien… Un monsieur au restaurant nous dit que pour un bivouac, il n’y a aucun problème. Donc nous attendons que l’endroit se vide à la tombée de la nuit pour planter la tente et dormir sur un sol confortable ! 
 



lundi 7 août 2017

Machines à coudre


Silves – Sao Bartolomeu de Messines

27 km

Enfin une très bonne nuit de sommeil ! Et excellent petit déj’ dans une salle décorée par d’anciennes machines à coudre, les tables sont aussi des anciennes tables de machines à coudre. Gâteaux « maison », confiture de citrouille, céréales… Nous laissons nos affaires à l’hôtel pour aller visiter la ville à pieds. Nous croisons un couple espagnol à vélo, mais qui se fait transporter les bagages par voiture. Lui est très fier de nous montrer son t-shirt d’Istres VTT !

La ville est très chouette, avec ses ruelles qui grimpent jusqu’au château. Nous achetons des cartes postales, des souvenirs et allons au marché pour acheter le pique-nique. Puis nous reprenons notre périple, il fait encore très chaud et, au pied d’un immense barrage, Titouane a faim. Nous nous arrêtons devant le seul resto à proximité qui est fermé. Nous profitons d’une table, de chaises et d’une source abondante d’eau très fraîche, certainement utilisée pour irriguer les coteaux.

Fantine pédale fort dans la montée jusqu’en haut du barrage. Amielle, Céline et Titouane discutent et arrivent tranquillement quelques minutes plus tard. La suite est plus facile jusqu’à Sao Bartolomeu de Messine que nous atteignons en fin d’après-midi. Il n’y a qu’un hôtel, il est complet. Les pensions sont complètes aussi et la ville n’est pas adaptée au camping sauvage. Le terrain de camping-car est en chantier, la nuit tombe, alors nous plantons la tente dans un endroit discret à proximité de la gare.

Céline explique aux riverains que nous allons bivouaquer ici parce que nous n’avons pas trouvé d’hôtel et ne voulons pas rouler la nuit. Fabrice tord encore quelques sardines en essayant de planter la tente, le sol est toujours rocailleux. Dans la nuit, le vent se lève et Fabrice ressort de la tente remettre trois sardines qui se sont enlevées.

Bref, encore une nuit agitée pour les parents tandis que les enfants dorment copieusement.
 
 
 
 
 





dimanche 6 août 2017

Splish! Splash! Sploush!



Estombar - Silves

15 km

 

Dormir sur un parking même désert, ce n’est pas forcément très reposant : dans la nuit, une voiture se gare à 50 m avec la musique à fond, à 7h le camion poubelle vient faire son ramassage et à 7h30 les premières familles portugaises arrivent déjà ! En effet, nous sommes dimanche et les portugais adorent les journées entière à faire des barbecues, les tables sous les oliviers sont toutes occupées dès 9h !

 

Après un bain rapide, nous quittons le spot pour filer vers le parc aquatique « Slide and Splash » !

Titouane : « Que vois-je ? Des toboggans ! Une surprise ! Nous y allons vite ! Il y a plein de toboggans ! Ils font hyper peur ! Il y en a avec des bouées deux places qui passent dans un tunnel noir que je fais avec Amielle ! D’autres sur des planches qui vont hyper vite ! Fantine fait le plus dur où moi j’ai hyper peur ! C’est ouf ! Je les fais tous sauf the Big Wave car il y a trop la queue. Mais mangeons des frites à midi. Mais tout a une fin… »

 

Nous sortons vers 17h, un monsieur attend à côté de nos vélos qui sont tombés. Il nous dit que les vélos touchaient sa voiture et ça l’a abimé. Nous nous excusons bien que nos vélos ont été visiblement déplacés pendant notre absence et que sa voiture n’a rien du tout. Mais il n’est pas satisfait, il veut qu’on paye, il appelle la police pour nous menacer. La police arrive, elle constate que la voiture n’a rien et que par contre en déplaçant nos vélos, il a cassé le capteur du compteur… Bref, la police prend notre témoignage et nous dit discrètement qu’ils vont lui dire de venir porter plainte au commissariat mais qu’il n’y aura pas de suite car il abuse.

 

Ça nous rassure et nous repartons pour une dizaine de kilomètres très agréables au milieu de champs d’agrumes, de figuiers, jusqu’à la très jolie ville de Silves dominée par un imposant château. A l’entrée de la ville, un hôtel qui paraît délabré de l‘extérieur, mais l’intérieur est en très bon état et à la décoration étonnante. Chambre triple à 50€ avec petit déj’, c’est parfait. Nous marchons jusqu’au centre-ville et dînons en terrasse de poulet et poissons grillés. Fantine : « le poulet c’est un poisson qui vit dans l’eau ? ».

 
 


samedi 5 août 2017

Piscines fluviales



 
Praia da Luz – Piscines fluviales à proximité d’Estombar

40 km

Ce matin les filles étaient prêtes pour la piscine une heure avant son ouverture ! Il fait très chaud dès le réveil, Fantine est très fière de montrer qu’elle sait mettre la tête sous l’eau. Nous nous préparons devant une famille française « impressionnée » par notre organisation, mais pour nous, le Portugal est très simple à visiter en vélo. Après quelques kilomètres nous entrons dans la grande ville de Lagos. Un arrêt à la FNAC pour acheter un chargeur pour le PC quelques courses pour le pique-nique et nous traversons le pont au-dessus du port de plaisance de la ville. Puis nous prenons un itinéraire qui s’éloigne du bord de mer jusqu’à Odiaxere, nous y retrouvons un petit marché, des agriculteurs portugais… et quasiment pas de touristes. Un jeune garçon parlant français nous indique une aire de jeux pour le pique-nique. Nous restons à l’abri d’un arbre, il fait vraiment très chaud aujourd’hui !

Amielle remplace Titouane trop fatiguée, en solo sur le vélo. Nous voulons pédaler un peu avant de nous arrêter de nouveau dans un bar, mais tous les bars sont concentrés sur la côte, et nous pédalons longtemps avec de nombreux raidillons à affronter  et une nationale à longer ! Heureusement, en haut d’une colline, un café ouvert, nous absorbons sodas et glaces pour reprendre des forces ! A la télé, c’est le Tour du Portugal à vélo, nous mettons des serviettes mouillées sur la tête.

Nous repartons, contournons Portimao, pour arriver à un parc naturel, constitué de piscines fluviales. C’est un site aménagé avec de nombreuses tables de pique-nique sous les oliviers, nous nous baignons, reposons, dînons. Nous installons notre tente sur un parking vide, à proximité, elle tient grâce à de grosses pierres car c’est presque impossible de planter les sardines.

Sur la route, Céline avait aperçu des toboggans géants, peut-être une idée pour le lendemain ?

 
 
 
 
 

vendredi 4 août 2017

Plage, parasol, piscine...



Salema – Praia da Luz
18 km
 
Après la grosse étape d’hier, aujourd’hui c’est cool. Nous traînons au camping avant de descendre vers le village tout blanc et sympathique de Salema. Course pour le pique-nique dans la rue des pêcheurs, puis nous pédalons quelques kilomètres jusqu’à la plage de Burgau. Plage étroite, assez fréquentée, eau moins froide, nous nous rapprochons de l’influence méditerranéenne ! Fabrice tente de bricoler un abri avec les tapis de sol mais ça ne tient pas, une famille portugaise nous prête un parasol. Nous restons longtemps sur la plage, les filles jouent dans l’eau, sur le sable, construisent des châteaux, des barrages… Nous buvons un café dans un des petits restos qui surplombent la plage. Un vendeur de beignets arrive sur la plage, il a du succès mais ça ne nous tente pas. Nous repartons, Titouane « dernier arrivé est une poule mouillée », Amielle « Tant mieux comme ça on aura moins chaud ! ».
 
Enfin un vendeur de glaces artisanales, au centre de Praia da Luz, station balnéaire sans charme, après  en avoir dégusté, nous pédalons jusqu’au camping, à la sortie de la ville. Il dispose d’une piscine, les filles retournent dans l’eau pendant une heure ! Le soir, un animateur tente une soirée « Beatles », mais des clients lui disent de ne pas mettre la sono trop forte, puis à 22h30, Céline lui dit que nous voulons dormir… Fin de la soirée Beatles, décidemment, on trouve le calme très facilement au Portugal, même dans de grands campings touristiques !
 
 
 


jeudi 3 août 2017

Cabo Sao Vicente et Pizza Party



Sagres – Salema
37 km
Le vent souffle toujours, aujourd’hui au programme, un aller-retour jusqu’à la pointe du Cabo Sao Vicente, à l’extrême sud-ouest du Portugal. Nous laissons nos sacoches au camping et pédalons vent de ¾ face pendant 6 kilomètres. Nous voici au cap, un joli point de vue depuis la forteresse, une impression de bout du monde, la végétation est rase, il y a vraiment trop de vent pour que quelque chose pousse ! Nous sommes au kilomètre zéro de l’eurovélo n°1, c’est un itinéraire cyclable qui monte jusqu’au cap nord, en grande partie le long de l’Atlantique.
Sur le retour, nous pique-niquons sur une très jolie plage de sable doré (Praia do Beliche), en bas de magnifiques falaises, mais, même au pied des falaises, le vent est présent et le sable risque d’assaisonner nos sandwiches ! Nous retournons récupérer nos sacoches au camping avant de pédaler sur la piste cyclable jusqu’à Vila do Bispo (et non d’Obispo…), même itinéraire que la veille donc, mais vent de face en légère montée ! Titouane écrira sur son carnet de bord : «  Nous avançons à deux à l’heure : le vent contraire avec que des montées ! C’est dur ! Je vais craquer ! Nous mettons nos derniers efforts dans nos jambes en compote, faisons la dernière montée pour accéder au lideul à bout de souffle. »
Après un bon goûter, nous repartons. Nous avons pédalé du nord vers le sud de Lisbonne à Sagres, et maintenant nous pédalerons de l’ouest vers l’est, en direction de l’Espagne, dans la région de l’Algarve. Le vent est moins intense mais ça monte et ça descend jusqu’au camping de Salema dans une jolie vallée. Nous sommes bien fatigués par cette étape, le soir, le restaurant du camping propose une pizza-party : 12€ par adulte et 6€ par enfant pour des pizzas à volonté ! A 5, nous en mangeons 9 accompagnées d’une bouteille de rosé pour les parents. Titouane s’endort sur la banquette tandis que ses sœurs jouent au Uno. De retour à la tente, Titouane dit que la banquette était plus confortable que la tente !