vendredi 6 novembre 2009

L'Internationale Cyclotouriste!








Manuel, Hector, Mario et Juan sont partis le 9 octobre de Valence en Espagne, à bicyclette, pour rejoindre Copenhague afin de participer au Sommet de la Terre qui s’y tiendra du 7 au 18 décembre 2009.
Membres fondateurs d’une association de sensibilisation à la protection de l’environnement http://www.medioambienteycambioclimatico.org/ , ils proposent aux cyclistes, à chacune de leurs étapes, d’effectuer quelques kilomètres de route ensemble et de signer la pétition pour la lutte contre le changement climatique. Les signatures récoltées seront transmises aux responsables de l’Union Européenne à Copenhague.
Ils sont nos premiers hôtes depuis que nous nous sommes inscrits sur le site http://www.warmshower.org/ , c’est une sorte de communauté d’hébergement de cyclotouristes. Une fois inscrits, nous nous engageons à accueillir des cyclo en voyage et sommes susceptibles d’être accueillis lors de nos prochains voyages. C’est un couple espagnol croisé cet été en Hongrie, qui nous a fait connaître ce site.
Nos 4 espagnols ont pour objectif de parcourir 3000 km en 2 mois, pour l’instant ils ont bénéficié du beau temps et arrivent chez nous avec un grand sourire. Sur les 4, un est en voiture, il réalise de petites vidéos très bien faîtes sur les voyageurs.
Connaissant l’appétit des cyclotouristes, nous leur avons préparé une grosse ration de pâtes. Ils ont dormi sur nos canapés et le lendemain matin nous nous sommes promenés ensemble dans Bordeaux. Désormais nous suivons leur trajet sur leur blog: http://carreteraacopenhague.wordpress.com/

La Famille Cyclotouriste récompensée!




Nous avons gagné le Trophée Agenda 21 du Conseil Général de la Gironde!

Chaque année, le Conseil Général de la Gironde remet ses trophées de l’Agenda 21. Il s’agit de récompenser des initiatives de girondins, dans plusieurs catégories (entreprise, association, exploitation agricole…) en faveur du développement durable. Céline a déposé un dossier pour notre « promotion du cyclotourisme en famille et traversée de l’Europe à vélo » dans la catégorie Citoyen… et le jury nous a choisi.
Le trophée est une sculpture sur le thème « une planète dans la tête », en argile cuite et peinte, d’artistes girondines Albane Roux et Claudine Ruellan. Il est accompagné d’un chèque de 1500 €. La cérémonie a eu lieu dans le nouveau bâtiment du Conseil Général, où nous nous sommes rendus à bicyclette bien sûr. Titouane a bien apprécié le cocktail qui suivait, Céline et Fabrice aussi!
Cela nous a donné envie de continuer à écrire sur le blog (même si nous laissons passer l’hiver avant d’imaginer de nouvelles aventures) et de raconter notre histoire dans des magazines spécialisés sur des récits de voyages. Nous sommes très fiers de ce trophée qui trône dans notre salon!

jeudi 24 septembre 2009

Notre passage au journal télévisé...et la candidature aux trophées agenda 21 de la Gironde...

En cliquant ci dessous, vous pouvez télécharger un reportage télévisé, publié la veille de notre départ, le jeudi 25 juin, au journal de TV7.


De retour depuis moins d'un mois, nous venons de candidater aux trophées Agenda 21 de la Gironde... La réponse dans quelques temps!

mardi 8 septembre 2009

MERCI MERCI MERCI !!!

Un énorme MERCI

Ces vacances ont été merveilleuses grâce à vous :

Stéphanie, Régis, Kenza, Mély et leurs amis, vive l’Aveyron - Mme Zigl pour son jardin/camping improvisé – tous les cyclotouristes espagnols rencontrés, tous sympa ! – les cyclo français aussi, souvent plus farfelus ! – nos 3 amies australiennes, de bonne compagnie pendant la pluie – au couple italien de Cuneo – à Edwig et Laurenz, nos formidables hôtes de Vienne – Marija et toute sa famille, nous penserons à vous lors du prochain match pour la coupe du monde Serbie-France ! – la mamie roumaine qui nous a offert des crêpes – toutes les personnes (et elles sont nombreuses) qui ont fait des cadeaux à Titouane et Amielle – Catarina, étudiante croate et sa maman – Malo, Yeuna et leurs parents Maël et Caroline, seuls autres cyclotouristes rencontrés avec de jeunes enfants – Erika Janko Sujanszky du consulat de France à Budapest et Damien Laban, Consul – Buba (prononcer « bouba », le chien de la pension Crvendac) et ses maîtresses - …

Un grand merci à nos généreux donateurs qui ont tous reçu la carte postale promise j’espère.

Et plus personnellement, un énorme bisou aux filles, Titouane et Amielle qui ont été adorables du début à la fin (et en plus ne sont jamais tombées malades malgré les conditions d’hygiène, les coups de chaleur, les changements de nourriture, la percée des dents…). Céline ma chérie, je t’aime, vite imaginons de nouvelles aventures… il nous faut rejoindre la mer Noire depuis Belgrade !
Après 2358 km à bicyclette, le blog se met en sommeil pour quelques temps...

Dernier jour de vacance

Bordeaux le 30 août

C’est dimanche, dernier jour de vacance, nous filons à la plage pour ne pas déballer nos souvenirs. Demain nous n’aurons pas le temps de rêvasser à de nouvelles aventures : boulot, rentrée, factures en retard… nous attendent !

Arrivée à Bordeaux


Strasbourg – Bordeaux, le 29 août

Le voyage s’est bien passé de Vienne à Strasbourg dans l‘Orient Express. Nous avions une cabine avec 2 larges couchettes, Céline a dormi avec Titouane, Amielle a dormi parterre sur son tapis de sol ! Le petit déjeuner nous est servi à 8h en cabine et nous arrivons en gare de Strasbourg à 9 heures ; nous avons traversé nos dernières frontières sans nous en apercevoir.

Il fait très beau et Strasbourg est aussi une ville bien équipée en pistes cyclables. Nous avons 3 heures de pause avant notre TGV et en profitons pour nous balader. Céline et Titouane vont faire le marché tandis que je lis le journal et déguste un expresso à la terrasse d’un café.

Puis nous grimpons dans le train qui nous ramène à Bordeaux, à chaque fois nous sentons la fin de l’aventure se rapprocher. Nous sommes contents d’avoir choisi de rentrer par bateau et train plutôt que par avion, cela nous a permis de nous arrêter à Budapest et Vienne, et de nous rendre compte du trajet parcouru.

Puis nous arrivons à Bordeaux, un agent de la sncf qui traverse les voies avec une personne en fauteuil roulant nous permet d’en faire de même avec nos vélos. Puis c’est la maison, Titouane est ravie de retrouver ses doudous elle va dormir en les tenant tous serrés dans les bras…

2 jours à Vienne










Vienne, les 27 et 28 août

Comment décrire 2 jours de découverte de Vienne ? Nous faisons de longues balades pédestres dans le quartier impérial, le quartier médiéval, et prenons notre temps dans les nombreux parcs de la capitale, pour pique-niquer et nous reposer.

Jeudi soir (le 27), Edwig et Laurenz nous invitent à dîner dans un lieu typique : un « Heuriger ». Cela désigne le vin de l’année. Traditionnellement, les heuriger n’ouvrent que quelques mois par an pour servir le vin nouveau. C’est à mi-chemin entre la taverne et la guinguette, en plein air, un lieu très convivial surtout lorsque ce sont des habitués qui vous invitent dans un lieu encore méconnu des touristes.

Nous buvons du vin blanc que nous mélangeons aussi avec de l’eau pétillante, c’est rafraîchissant et ça conclut une agréable journée.

Vendredi c’est aussi le jour du départ pour la France, par l’Orient Express. Nous faisons nos adieux à Laurenz (Titouane et Amielle le regrettent déjà, ainsi que la balançoire dans l’appartement !) ; Edwig nous accompagne en vélo jusqu’à la gare de l’ouest de Vienne. Nous grimpons dans le train en songeant que c’est dans ce genre de voyage que nous pouvons faire des rencontres si précieuses !




Retour à Vienne



Budapest – Vienne le 26 août

Réveil à 6h00 pour être à 8h00 à l’enregistrement. Nous y arrivons avec 30 mn d’avance et des bonnes pâtisseries. Mauvaise nouvelle, les autorités slovaques n’autorisent pas la compagnie à faire tout le trajet. Nous ferons Budapest – Comaron en bateau, puis Comaron – Bratislava en bus, puis Bratislava – Vienne en bateau. Malgré cet aléa auquel s’ajoute la « bonne humeur » légendaire des hongrois, nous apprécions le voyage, notamment le départ de Budapest, le panorama sur plusieurs monuments hongrois, et le départ de Bratislava. Dans la capitale slovaque nous apprécions la vue sur le château, dont les façades ont été rénovées, lors de notre premier passage le château était entouré d’échafaudages verts !

Nous arrivons en retard (1 heure environ) à Vienne, et sommes débarqués assez loin du centre et donc de nos hôtes. Nous traversons la ville à bicyclette et, à quelques centaines de mètres du Parlement, nous sonnons chez Edwig et Laurenz. Malgré notre retard, nous y sommes accueillis comme des rois : une chambre et une salle d’eau pour nous, dans un appartement au rez-de-chaussée d’un immeuble ancien, avec jardin privatif, en plein cœur de Vienne, quelle chance !

Edwig et Laurenz font partie d’une association d’échanges d’appartement et d’accueil gratuit d’hôtes de plusieurs pays… ils savent très bien recevoir et nous apprécions le dîner et le confort.

mardi 1 septembre 2009

Nous visitons Budapest








Budapest les 24 et 25 août

Buda sur une rive du Danube, Pest sur l’autre ; le 24, nous grimpons à la citadelle en vélo (nous ne pouvons pas les lâcher) ! La vue su la ville et les alentours y est exceptionnelle. C’est un passage obligé pour les cars de touristes dont un bon nombre s’intéresse aussi à la carriole et aux enfants.

Nous continuons la visite en bicyclette, c’est un bon moyen pour découvrir la ville. Quartier classé au patrimoine mondial, grand parc municipal (où nous pique-niquons), Budapest est riche en monuments et en agréables ballades.

Le 25, nous estimons avoir suffisamment visité la ville la veille… direction les thermes sur l’île Marguerite (Sziget Margit). Diverses piscines avec jacuzzi, jets d’eau massant, une piscine pour Titouane… C’est super et nous y restons la journée. Retour au camping et préparation des sacoches, demain nous renons le bateau.

Le début de la fin


Belgrade – Budapest, le 23 août

Ça y est, c’est le chemin du retour qui commence. Nous partons avec déjà, de la nostalgie. Notre train a plus d’une heure de retard. Il est lent. Contrôles à la frontière, le douanier serbe est surpris que Titouane n’ait qu’une carte d’identité, mais ça passe sans discussion. Côté wagon-bar, un employé fait chauffer de l’eau sur une gazinière et propose du café lyophilisé.

Les vélos et la carriole occupent un compartiment à côté du notre ce qui ne plaît pas à un passager lorsque le train est complet ! Mais c’est le contrôleur qui nous vendu des billets vélos + carriole pour les laisser à cet endroit.

Arrivés vers 19h, nous filons au camping Haller de Budapest, très proche du centre ville ce qui est exceptionnel pour une capitale. Les hongrois ne sont pas plus souriants que quelques semaines auparavant, mais l’accueil au camping est très pro. Il vient de pleuvoir pendant 2 jours sur la ville et le temps nous paraît frais, idéal pour envisager la visite demain !

Journée repos à Ada Ciganlija



Belgrade, le 22 août

Bien que l’objectif Belgrade soit atteint, non les vacances ne sont pas terminées ! Encore 9 jours à profiter du temps libre, du voyage et des rencontres !

Nous avons prévu un retour en douceur jusqu’à Bordeaux : Belgrade le 22 août, train Belgrade – Budapest le 23 août, flânerie dans Budapest les 24 et 25, bateau Budapest – Vienne le 26, ballade dans Vienne les 27 et 28 puis le train orient express dans la nuit du 28 au 29 (Vienne – Strasbourg). Puis TGV Strasbourg – Bordeaux le 29, avant de profiter de la plage le dimanche 30 août ! Tout un programme !

Et aujourd’hui, c’est la plage de prévu, sur les conseils de nos amis serbes, nous allons sur la presqu’île d’Ada Ciganlija. A 4 ou 5 km de notre hôtel, sur la rivière Sava, le site où nous nous installons, est interdit aux voitures. C’est un lieu parfait pour la baignade, nous y arrivons en fin de matinée et apprécions… Vers 16h, pour notre plus grand plaisir, nous rejoignons Maria et ses enfants sur l’autre rive ; baignade, glaces et bonne humeur, de vraies vacances !

Nouvel adieu à nos amis puis retour par la piste cyclable des quais jusqu’à notre hôtel, il faut maintenant faire les sacoches !

dimanche 30 août 2009

C'est la der' !!!



Stari Banovci - Belgrade, le 21 août


C’est la dernière étape de nos vacances, nous avons doublement la gorge serrée : nous allons quitter notre sympathique « famille d’accueil » et parcourir nos derniers km de l’eurovéloroute. Après un copieux petit déj’ et des photos souvenirs, nous pédalons jusqu’à la capitale serbe. Les abords de la ville sont industriels, pas agréables. La circulation est assez importante, et les véhicules souvent anciens, polluent beaucoup. Nous empruntons souvent les trottoirs avant d’arriver à une grande promenade le long du Danube, puis de son affluent, la rivière Sava. Se succèdent des dizaines de péniches-restaurants; malgré tout, nous ne repérons pas de spot à pique-nique satisfaisant et filons à l’hôtel.

A l’accueil, la fille est embêtée que Titouane n’a pas de passeport, puis elle demande à Fabrice tous les lieux où nous avons dormi depuis notre entrée en Serbie. Elle explique qu’elle doit remplir une fiche pour la police sur tous les clients étrangers. Drôle d’accueil…
Voilà, l’eurovéloroute n°6, c’est terminé pour cette année. Pour la prochaine, ce sera Belgrade jusqu’à la mer Noire à travers la Serbie, la Bulgarie et la Roumanie. Mais présentement, nous avons encore 9 jours de vacances : trois capitales à visiter et plusieurs milliers de km en train et bateau pour rentrer à Bordeaux.
Nous terminons l’après-midi par une grande balade à pieds dans Belgrade, ce n’est pas d’un charme fou, mais il y a pas mal de bâtiments intéressants et puis l’animation d’une capitale.

Stari Slankamen - Stari Banovci, le 20 août

Nous utilisons comme hier soir, la terrasse surélevée du café de la marina pour prendre le petit déj’ , nous prenons notre temps dans cet endroit confortable en pensant à la côte de 1ère catégorie qui nous attend dès le début de l’étape!
Avant de partir, un monsieur amuse les enfants par des tours de magie avec des cartes. Il nous en fait profiter, dévoilant même quelques secrets, c’est un de ses loisirs (avec la pêche). Il offre quelques cartes à Céline qui devra nous montrer un tour! Nous supposons que c’est un gitan car selon les autochtones « les gitans sont tous musiciens ou magiciens! »
Après la côte, nous traversons la campagne (vigne, pommeraie, maïs, pruneraie…) par une petite route rectiligne, peu empruntée. Arrivés à Stari Banovci, nous sommes déçus par la plage, sale, et l’eau du Danube est polluée. Nous partons à la recherche d’un jardin d’enfants et pique-niquons sur un banc au milieu de résidences.
Une dame avec son bébé nous aborde, elle nous propose d’aller boire un café dans sa petite maison toute proche. En fait, elle et sa famille (son mari et leur 4 enfants) habitent dans un des bâtiments, mais sont propriétaires d’une petite maison quelques centaines de mètres plus près du Danube.
Maria a étudié quelques mois à l’école des beaux arts de Nice, il y a une quinzaine d’années, elle parle français et anglais. Titouane s’amuse avec Michaël, leur petit dernier, dans une piscine gonflable et sur leur trampoline. Le père de Maria est vigneron et, après le café, nous dégustons un verre de rouge de sa production.
Nous sympathisons, ils nous invitent à dîner et à dormir chez eux (dans l’appartement cette fois-ci). Magdalena, leur fille de 11 ans joue avec Titouane et Amielle, elle est très souriante.
Quelle chance cette rencontre!



Accueil sympa en Serbie



Sremski Karlovci - Stari Slankamen, le 19 août

Nous allons prendre le petit déj’ sur la grande place de Sremski Karlovci, les pâtisseries sont excellentes et le chocolat chaud épais. Puis Fabrice change le pneu du vélo de Céline qui va faire les courses avec Amielle tandis que Titouane court après les pigeons. Nous partons vers midi et achetons sur le bord de la route des nectarines et des tomates. A part dans les grandes villes, il n’y a pas de supermarché, juste des petites épiceries où nous ne trouvons pas toujours notre bonheur. Les couches, lait et petits pots pour Amielle, Céline les trouve à la pharmacie qui fait aussi droguerie (dont le nom en serbe se rapproche d’apothicaire).

Dès la sortie de la ville, un panneau annonce une côte à 10%, ce sera en fait 4500 m de montée dans les collines de Fruska Gorra. Après ce gros effort, pique-nique à Beska puis pente douce jusqu’à Stari Slankamen, un petit village coincé par la falaise le long du Danube. Il y a un petit port avec un champ disponible… Nous demandons à la capitainerie qui fait aussi café, si nous pouvons camper, ils sont OK et nous indique même les toilettes, une douche extérieure et nous propose d’utiliser la terrasse du café qui va fermer! Nous sommes reçus royalement, l’effet « enfants dans la carriole venus depuis la France à bicyclette » y est peut être pour quelque chose?! Rapide baignade dans le Danube et c’est déjà l’heure de préparer des pâtes!

dimanche 23 août 2009

Plage, Novi Sad et Danube








Beocin - Sremski Karlovci, le 18 août




Réveil idéal: la plage de sable fin est déserte, seule 2 cigognes se promènent sur la rive. Petit déj’ et baignade rien que pour nous! Nous décidons de rester jusqu’après déjeuner et profitons des plaisirs de la plage. Amielle n’a pas peur de l’eau et Titouane est très fière avec son bikini et ses brassards! La journée est reposante, Fabrice a même l’opportunité de faire une sieste avec Amielle!




Nous repartons vers 16h pour une courte étape, mais nous avons plusieurs courses à faire à Novi Sad, grande ville toute proche. Arrivés à Novi Sad, Titouane se cogne l’œil contre la tête d’Amielle en jouant, un petit « œuf de pigeon » se forme, la pharmacienne ne peut rien pour nous, mais le glacier nous donne une grosse poche de glaçons (Céline lui en avait demandé 2 ou 3). Nous dégustons ses glaces, et Titouane a déjà oublié son bobo. Coup de bol, un bureau de change privé accepte nos couronnes croates. Puis nous partons à la recherche d’un magasin de vélo pour acheter un pneu pour Céline, nous traversons et visitons rapidement le centre ville en même temps. Les quais ont peu d’intérêt, mais les grandes rues piétonnes bordées d’immeubles anciens valent le coup d’œil. La ville paraît très animée, ça nous change des villages-étapes et de la campagne traversée… mais nous préférons la campagne.




Nous sortons de Novi Sad par une route trop empruntée à notre goût pour arriver dans la charmante ville de Sremski Karlovci avec une grande place centrale où s’attablent touristes et autochtones dans plusieurs cafés.
Un seul hôtel toutefois, nous hésitons à camper au bord de l’eau, mais il est déjà 19h (la nuit tombe) et nous avons envie d’une bonne douche donc ce sera l’hôtel avec chambre climatisée. Pour le même prix, c’est moins bien tenu qu’en Hongrie ou en Croatie, nous devenons difficile!

mercredi 19 août 2009

Nous sommes en Serbie !





Sarengrad - Beocin, le 17 août

Depuis quelques jours, nous nous étions persuadés que nous ne pourrions franchir la frontière Croatie - Serbie, en raison des contrôle renforcés depuis quelques mois, ainsi que l’obligation d’avoir un passeport pour tous les membres de la famille. Titouane n’a pas de passeport, que la carte d’identité. Comme nous avons très bien pédalé depuis le début des vacances, ce serait frustrant de ne pouvoir atteindre l’objectif Belgrade à cause d’un bout de papier!

Nous tentons quand même de passer la frontière à Ilok. Côté croate, le douanier nous avertit: « pour la Croatie, la carte d’identité suffit, mais pour la Serbie… » Nous grimpons les quelques centaines de mètres séparant les 2 postes frontières en imaginant 1000 scenarii. Les filles se réveillent à 100 m de la douane, ce sera difficile que le douanier ne s’aperçoive de leur présence. Céline s’arrête au poste, le douanier sort de sa baraque. Il fait très chaud, il a l’air d’avoir envie de retourner rapidement dans son bureau. Je m’arrête derrière Céline, le douanier tourne les talons sans regarder dans la carriole et part avec nos 2 passeports faire les tampons. Fabrice dit a Titouane qu’elle n’a plus le droit de parler pendant 5 minutes, elle est d’accord mais tellement pipelette que ça va être difficile!

Nous parlons à haute voix pour couvrir celles des filles qui restent très discrètes. Le douanier revient, rend les passeports, ne dit aucun mot et retourne dans sa baraque. Nous passons en Serbie, à nous Belgrade, au revoir les derniers jours imaginés au lac Balaton ou en Autriche…
Ce ui veut dire aussi, on continue de pédaler, et aujourd’hui, ça grimpe! Nous enchaînons les bosses dont certaines affichent 6 à 8%! Dur, dur pour les cuisses qui « brûlent »! Après avoir traversé plusieurs jolis villages sur le Danube, nous nous arrêtons à la première petite ville, Beocin. Fabrice part à la banque pour changer nos couronnes croates dont nous n’aurons plus besoin. Mais aucune banque serbe ne change l’argent croate! La réconciliation n’est pas encore aboutie! Fabrice signale au banquier qu’il fait le change de la monnaie japonaise, mais que la monnaie utilisée à 40 km, il ne la change pas…

A 1,5 km du centre ville de Beocin, la rive du Danube, une plage de sable fin, un resto avec une grande pelouse. Nous demandons au patron du resto si nous pouvons y planter notre tente, il est OK. Dîner dans son resto et dodo dans un site encore superbe!

En passant par Vukovar











Dalj - Sarengrad, le 16 août

Nouvelle dédicace pour une pension : la pension Bakic à Dalj; une vue depuis la terrasse et notre chambre, panoramique sur le Danube, une maison entièrement rénovée avec goût, tous les meubles artisanaux en bois massif… et une proprio d’une extrême gentillesse. Elle nous offre du jus de cerises, maison, deux briquettes de jus pour Titouane, un bocal de pêches au sirop maison et un petit cadeau pour Titouane!
Nous prenons un petit déj’ extra avec à nos pieds, un concours de pêche qui a débuté à 6h du matin. Le site est totalement inconnu des touristes, mais a beaucoup de potentiel!




A midi nous sommes à Vukovar que nous visitons rapidement; le contraste est saisissant entre les nouveaux bâtiments, et ceux n’ayant pas été reconstruits depuis la guerre. C’est la ville la plus touchée que nous ayons visitée jusque là. Un château d’eau qui surplombe la ville, endommagé par des obus, est laissé comme mémorial.
Les chambres d’hôtes c’est bien, mais nous regrettons notre tente. Arrivés à Sarengrad, un prospectus récupéré par Céline indiquait la présence d’une ferme-auberge: la maison du capitaine. Le patron nous dit qu’il ne fait plus que bar, resto (sur réservation) et pêche. Il est ok pour que nous campions au bord de l’eau, devant son établissement. Encore un endroit rêvé, un panorama exceptionnel sur le Danube dont la rive serbe qui nous fait face, est très naturelle.
En début de soirée, nous entamons la discussion avec Catarina, étudiante en tourisme, en vacance dans son village natal, et sa maman. Catarina parle très bien anglais et traduit pour sa maman. Elles nous quittent, mais Catarina revient un peu plus tard pour nous offrir des beignets que sa mère vient de faire, des tomates et poivrons de leur jardin. Il y a aussi de l’eau et du sel, Catarina nous dit que sa maman s’inquiète de savoir si nous avons des couvertures pour la nuit! C’est très touchant, la partie croate du parcours aura été trop courte!

En passant par Osijek






Bilje - Dalje, le 15 août

Une dédicace à la Pension Crvendac ce qui veut dire rouge-gorge ( http://www.crvendac.com/ );tenue par 2 dames très dynamiques. Une super étape pour cyclotouristes, tous les renseignements qu’il faut et une maison très bien tenue. La gérante a prévenue la presse (locale et nationale) mais nous étions au Parc naturel lors de la disponibilité des journalistes. Aujourd’hui c’est le 15 août, jour férié important pour les croates.

Nous quittons la sympathique pension (et le caniche Buba) pour 5km de piste cyclable jusqu’à Osijek. Une ville dont le centre et la promenade sur le fleuve sont très agréables. Beaucoup de maisons e bâtiments aux styles anciens, mais aussi des façades criblées d’impacts de balles. Pique-nique et nous pédalons sur une route secondaire avec beaucoup de circulation (mais lente) en raison du 15 août, de nombreux vélos également. Nous avions repéré sur notre topo une petite ville, Dalj, en bord de Danube, située à la bonne distance par rapport au nombre de km que nous voulions faire. Renseignements pris auprès des autochtones, il n’y a qu’une seule possibilité d’hébergement, la pension Bakic.

samedi 15 août 2009

Kopacki Rit






Parc naturel de Kopacki Rit, le 14 août





Le tourisme dans cette partie de la Croatie, la plus touchée par la guerre, se développe petit à petit. 2 rivières (Sava et Drava) et le fleuve Danube sont des atouts naturels. A la jonction de la Drava et du Danube, une vaste zone humide est classée parc naturel. C’est à 5 km de notre chambre d’hôte, et notre hôte nous accompagne jusqu’à la maison du parc en vélo. Elle en profite pour prendre des photos des filles dans la carriole, notamment la junior de ses clientes cyclotouristes: Amielle!

Dans la maison du parc, nous achetons des billets pour une visite en bateau, du parc. C’est magnifique, les arbres se reflètent dans l’eau, des cormorans, des aigles (emblème du parc) et d’autres espèces d’oiseaux s’envolent sur notre passage. La visite est commentée en croate, mais de temps en temps, la guide nous parle en anglais et nous montre quelques animaux intéressants. Nous apercevons plusieurs serpents dans l’eau.

1h de balade fluvial vraiment sympa. Nous continuons en vélo à travers le parc jusqu’au restaurant « le cormoran » qui se situe sur un sentier et bénéficie d’un petit parc avec jeux pour enfants et tables de pique-nique. C’est parfait pour nous. Retour ensuite à la maison du parc pour prendre un café. Amielle dort dans la carriole et Titouane s’endort sur une banquette, massée par son papa!

Nous passons la soirée à prospecter sur internet les différentes possibilités pour la fin de nos vacances… peut-être quelques jours de repos au lac Balaton en Hongrie?

vendredi 14 août 2009

2000 bornes !!!



Knezevi Vinogradi - Bilje, le 13 août



Notre présent blog annonce un périple de 1680 km entre le lac de Constance et Belgrade. Nous sommes en Croatie, à plus de 200 km de Belgrade et pourtant nous venons d’atteindre à l’entrée de Bilje, notre ville étape du jour, les 2000 km!
Non, nous ne nous sommes pas trompés de route, ni de longueur des étapes, mais chaque jour, un petit tour en plus pour une visite, une promenade pour aller manger une glace, quelques tâtonnements avant de trouver l’hébergement, un aller-retour au supermarché… tous ces petits parcours se rajoutent au compteur et nous avons fait 2000 km à travers l’Europe centrale.
C’est l’évènement de l’étape du jour car il fait chaud, nous arrivons à notre chambre d’hôte vers 13 heures et passons une après-midi tranquille.

jeudi 13 août 2009

Enfin la Croatie!



Harkany - Knezevi Vinogradi, le 12 août


Après une vingtaine de km, nous passons sans difficulté la frontière. Nous passons devant un cimetière où de nombreuses personnes sont décédées en 1992 ou 93. Nous pique-niquons dans un village aux maisons toutes neuves mangeons une glace à Beli Manastir où, à l’office du tourisme, on nous conseille d’aller jusqu’ Knevezi Vinogradi. C’est un village, au pied de quelques vignobles. La rue principale est en travaux et poussiéreuse. La piscine ne fait pas camping, nous cherchons une chambre d’hôte et nous nous retrouvons dans une grande chambre d’un hôtel fermé pour 2 semaines mais dont le proprio nous ouvre la porte. C’est pas terrible, ça nous paraît cher pour ce que c’est (nous arrivons de pays à la propreté impeccable!), mais il n’y a pas d’autres possibilités et ça nous dépanne bien. La famille du proprio est sympa (le fils vit en Allemagne, la grand-mère parle beaucoup mais nous ne comprenons rien).Et en plus, nous avons internet pour mettre à jour le blog pendant que les filles ont débuté leur nuit!

Derniers bains en Hongrie



Villany - Harkany, le 10 août


Après voir étudié différentes possibilités pour le voyage nécessaire à Budapest pour les papiers d’Amielle, nous faisons une courte étape jusqu’à Harkany, ville thermale où nous passons l’après-midi à la piscine. Au camping, nous rencontrons un cyclotouriste flamand, vivant en Andalousie et parlant très bien français avec l’accent espagnol. Il fait l’eurovéloroute n°2 qui passe par l’Italie (trop bruyant pour lui), la Slovénie et la Croatie. Il nous renseigne un peu sur la Croatie qu’il a quitté car l’itinéraire était emprunté par trop de camions et il cherche maintenant de petites routes hongroises.
Titouane a des brassards et nage ou flotte dans la piscine pendant des heures!


Harkany, le 11 août

Pour Céline et Titouane, journée à Harkany : orages le matin, piscine et shopping l’après-midi.
Pour Amielle et Fabrice, bus à 5h50 pour Pecs, puis train à 7h24 pour Budapest. Nous arrivons avant 11h au consulat de France. Erika Janko, que nous avons eu au téléphone la veille va nous recevoir, mais d’abord nous faisons un saut en métro jusqu’à un photographe qui a l’habitude des photos d’identité. Amielle est très jolie sur fond bleu, cela nous fera un souvenir. Nous étions venus pour un laissez-passer, mais le consul est OK pour nous délivrer un passeport d’urgence. Voyage retour, Amielle a beaucoup de succès auprès des autres voyageurs, elle sourit à toutes les personnes qui lui sourit.
Nous arrivons au camping d’Harkany, avec le précieux sésame en poche vers 18h, nous pouvons de nouveau rêver à la Croatie.

Toujours en Hongrie...


Mohacs - Villany, le 9 août

Bon, le titre aurait du être « bonjour la Croatie » ou « Viszlat la Hongrie » mais voilà, la Croatie ne fait pas partie de l’Union Européenne et la frontière a des douaniers qui ne sont pas là pour le folklore! A la frontière à Udvar, les douaniers hongrois nous ont refusé le droit de sortir de l’espace Schengen car Amielle n’a pas de carte d’identité. Nous savions que nous pouvions avoir des difficultés, aussi nous avions pris le livret de famille et un extrait d’acte de naissance. Ce ne fut pas suffisant, ce ne sont pas les croates qui nous ont refusés, mais les hongrois qui nous ont interdits de sortir! Nous avons insisté, pique-niqué à Udvar puis sommes retournés à la frontière, les douaniers hongrois courtoisement, ont réitéré leur refus. C’est dimanche, nous téléphonons à l’ambassade (il y a un n° d’urgence pour le consulat) = une seule solution, revenir à Budapest avec Amielle pour lui faire un laissez-passer…

Donc changement de programme, nous prenons la route en direction de Pecs, où des trains directs montent à Budapest, et nous arrêtons à Villany, ville de vignoble, où nous dînons et dormons dans un hôtel tout neuf, très confortable.

Pendant qu'on pédale d'autres rament





Baja - Mohacs, le 8 août

Nous trouvions que la Hongrie manquait d’animation, hier soir, des bar-boîte ont mis la musique jusqu’à 5h du mat’, en terrasse, en face de nous, de l’autre côté du fleuve. Fabrice et les filles ont dormi sans problème, mais Céline a le sommeil plus léger… Dès 7h le camping s’active, à partir de 8h30, les équipes s’entraînent au canoë; il s’agit de canoës avec 16 rameurs, 1 barreur, et 1 personne qui donne le rythme en tapant sur un tambour. Nous les regardons en prenant notre petit déj’. Les courses sont courtes: des sprints de 150 m environ.

La manifestation va durer toute la journée, mais au bout de quelques courses, ne comprenant pas se que raconte le speaker, nous nous lassons et repartons en chemin. Il fait très chaud et sommes bien content de trouver une petite plage à Dunafaldvar, au sable gris et fin, ave 2 rochers dans l’eau. Baignade, glace et café bien sûr, achetés à un petit camping jouxtant la plage mais qui ne nous tente pas pour passer la nuit.

A Mohacs, non plus le camping (sur la rive opposée à la ville que nous rejoignons par bac, au grand plaisir de Titouane) ne nous convient pas. Nous trouvons notre bonheur dans une pension (avec un grand panneau « welcome bikers ») au centre ville, où Céline négocie une suite à 7000 forint (25 euros environ). C’est parfait!