vendredi 31 juillet 2009

Les thermes en Hongrie suite...





Komaron - Tata le 30 juillet



Petit déj’ et retour aux piscines! Jets d’eau massant, jacuzzi, le réveil musculaire se fait dans d’excellentes conditions. Nous décampons vers 11h, direction la ville de Tata! L’itinéraire s’éloigne du Danube et s’élève dans la campagne hongroise. Nous atteignons la ville après une petite vingtaine de km et visitons le vieux château qui domine un lac. C’est très joli, et les possibilités de baignade semblent nombreuses. Une hôtesse de l’office du tourisme nous le confirme, nous pouvons nous baignons tout autour du lac. Pause pique-nique et nous décidons de passer la nuit sur place, dans un camping proche. Les hongrois s’intéressent beaucoup à Amielle, 2 filles d’une vingtaine d’année posent des questions à Fabrice sur le parcours, les plus jolies villes rencontrées, l‘humeur des enfants pendant les trajets…



Elles ont déjà été en France: à Eurodisney! Elles ont quand même fait un petit tour dans Paris. Lorsque nous partons de la plage, elles prennent les filles en photo dans la carriole. Nous avons passé une après-midi de farniente sur la plage, ça nous a fatigués! Le soir, dîner au camping et au lit sans même aller faire une promenade dans la ville.

Les moustiques contre-attaquent !








Györ - Komaron le 29 juillet






Réveil 7h15, petit déj’ et nous partons à 9h54, c’est notre record. Visite de la ville en vélo: centre ville piéton sympa et animé. La sortie de la ville traverse des zones industrielles moins agréables, nous tâtonnons un peu pour trouver le bon chemin, le balisage est moins présent en Hongrie. Pause pique-nique à Babolna, renommée pour son école équestre. Nous y retrouvons les bretons, Titouane est ravie!
La pause est assez courte car il n’y a pas de jeux pour enfants et les thermes nous attendent à Komaron. 2 campings sont accolés aux thermes, nous choisissons le Thermal Camping-Motel, plantons rapidement la tente et allons nous jeter dans les 3 piscines. C’est l’arrivée idéale après une journée de pédalage sous la chaleur. Nous y restons jusqu’à 19h30 et retournons au camping (à 100 m avec accès piéton direct!) pour dîner. C’est bientôt la tombée de la nuit, les 1ères attaques de moustiques surviennent.
Ils avaient bien préparé leur coup. C’est l’heure où nous avons faim, nous cuisinons et n’avons pas envie de nous défendre. Nous nous habillons en pantalons et manches longues, nous parfumons de produits répulsifs, mais ils sont déterminés. Ils piquent à travers les vêtements. A chaque claque, nous en écrasons un ou deux, mais c’est comme l’armée chinoise déferlant sur la Corée du nord. Leur nombre agace. Amielle a mangé sous la tente, Titouane finit rapidement son dîner et va se coucher. Nos amis bretons vont faire manger leurs enfants sous la tente. Fabrice abdique et va taper sur l’ordinateur sous la tente, Céline va faire la vaisselle. Même si la nuit est tombée et le nombre de moustiques diminue nettement, nous finissons la soirée à écrire sous tente. Il faudra nous équiper pour les prochaines batailles!

Côté hongrois



Mosonmagyaróvár - Györ le 28 juillet


Petit déj’ pris au resto du campig pour 2 raisons: gagner du temps le matin et un prix modique (l’équivalent de 3,50 € par personne). Le serveur a le même caractère que celui de la veille! Au bout de quelques km, nous dépassons un couple avec 2 enfants dans une carriole plus des sacoches, ils font de l’itinérant c’est sûr, donc nous leur demandons d’où ils viennent et leur trajet. Ce sont des bretons qui habitent à Mérignac! Ils ont débarqué en train à Vienne et pensent aller un peu au-delà de Budapest. Nous échangeons les adresses électroniques, puis les retrouvons pour la pause pique-nique. Malo 4 ans et Yuena bientôt 2 ans s’entendent bien avec Titouane: enfin des enfants qui parlent français!


Nous discutons matériel, itinéraire… des discussions de cyclo! Ils repartent avant nous et nous les retrouvons dans un camping juste avant l’entrée de la ville de Gyor. C’est un camping, le long de l’Eurovéloroute, « bricolé » dans un grand jardin par une famille: quelques bungalows, une caravane réaménagée en douche et toilette, un barbecue, des tables et des chaises partout, un abri pour les vélos… Ils ont pensé à tout. Nous sympathisons aussi avec des suisses (un couple en tandem et un couple en camping car). Fabrice part faire des courses (choix de la viande en mimant les animaux pour se faire comprendre + un congolais installé à Györ depuis 10 ans, parlant français, anglais et hongrois le conseille pour acheter des bières hongroises). Super dîner (gros apéro, bbq et glace), avec une attaque de moustiques à la tombée de la nuit, dans le jardin du sympathique camping, avec Maël, Caroline et leurs enfants.

Bratislava et premiers coups de pédales en Hongrie






Dimanche 26 juillet, Bratislava



C’est dimanche et c’est journée sans vélo, donc normalement, journée de repos. Copieux petit déj’ (jambon, œuf dur, céréales, yogourt, fromage, jus…) dans un café associé au City Hostel pour servir les petits déj’. Pas de tente à plier, pas de village à atteindre pour la pause pique-nique, notre chambre d’hôtel à disposition dès que nous serons fatigués pour faire la sieste. De savoir cela, ça nous repose déjà beaucoup!
Bratislava est une « petite » capitale, 500 000 habitants, et jeune capitale (depuis la scission avec la République Tchèque en 1993?) Les bords du Danube ont peu d’intérêt; c’est souvent le cas dans les grandes villes traversées par des fleuves, les rives constituaient les ports de commerce, les activités marchandes prenaient toute la place, et les bâtiments importants qui deviendront historiques, étaient construits en retrait des fleuves. Le centre ville de Bratislava nous plait beaucoup, surtout sa partie piétonne très animée. Nous grimpons jusqu’au château qui domine la ville, il est en travaux depuis 2008, des échafaudages sont installés sur les murs et sa cour intérieure ne peut être visitée. Néanmoins la vue est intéressante: zone industrielle d’un côté, campagne puis Autriche de l’autre, banlieue avec ses pavés d’immeubles…
Pique-nique sur une place du centre ville et retour à l’hôtel pour une grande sieste pour Titouane et Fabrice. Sur la place du pique-nique (et de l‘office de tourisme qui possède peu de renseignement), de nombreuses personnes tapotent leurs ordinateurs sur les bancs, il y a plusieurs bornes wifi dans la ville, celle-ci est très utilisée car la place est équipée de nombreux bancs.
Dîner dans la chambre, dessert = glace en ville (Titouane nous demande le soir si « on va prendre une glace en ville? »). Fabrice raccompagne Céline, Titouane et Amielle, puis ressort aller mettre à jour le blog de la famille cyclotouriste.



Lundi 27 juillet, Bratislava - Mosonmagyaróvár


Nous avions prévu de continuer notre route côté slovaque, plus court, mais finalement nous partons sur l’itinéraire hongrois, un peu plus long, mais qui traverse plusieurs village sympa tandis que l’itinéraire slovaque longe le Danube sur un site artificialisé par la construction d’un barrage.
Pour une fois, le vent est contraire, en plus il souffle fort! Nous passons la frontière sans apercevoir un douanier, sur la piste cyclable, il n’y a pas de trace de poste de douane, juste un vieux panneau Magyar!
Un peu plus loin, une étrange machine s’active avec, allongés sous une grande bâche, des hommes et surtout des femmes qui ramassent quelque chose dans le champ. Nous nous approchons, il s’agit d’un grand champ de cornichons (grand modèle). Nous trouvons cette façon de ramasser intéressante, cela pourrait être utilisé pour ramasser des fraises!
1ère pause pique-nique en Hongrie, dans le village de Dunakiliti (Duna = Danube), à côté d’un stade de foot en train d’être arrosé, avec des jeux pour enfants. Avec Titouane, Fabrice court sous les jets d’eau pour se rafraîchir. Nous faisons une longue pause à l’abri de grands pins.
Nous avons remarqué un grand soin apporté aux jardins chez les particuliers.
Arrivés à Mosonmagyaróvár, le camping est un peu excentré, nous avons la flemme d’aller faire les courses et avons envie de retourner vers la rue piétonne que nous n’avons qu’aperçue. Petite ballade en vélo autour du château devenu université d’agronomie et resto. Le serveur n’est pas bavard, ni souriant, mais très attentif à bien nous servir. Bon repas (poulet au miel, gingembre et fruits cuits en accompagnement pour Fabrice) et bonne nuit!

dimanche 26 juillet 2009

Bonne arrivée en Slovaquie !



Petronnel-Carnuntum - Bratislava, le samedi 25 juillet

Ce sont nos derniers km en Autriche, petit crochet pour voir un amphithéâtre romain et journée tranquille, départ à midi passé, pause déj’ à 13h15 à Hainburg, puis une vingtaine de km, avec souvent le vent dans le dos, jusqu’à Bratislava. Nous entrons en Slovaquie sur une piste cyclable qui surplombe la douane, fermée. Il nous paraît loin le temps du rideau de fer, à Bratislava, les touristes sont nombreux (avec beaucoup de français), la ville très animée nous incite à chercher un hôtel central plutôt que d’aller dans un camping excentré. Le city hostel nous accueille dans une grande chambre (3 lits) pour le prix d’une double. Installation, spaghetti et promenade avec un excellent concert de jazz sur une des places de la ville, celle où donnent l’ambassade de France et l’ambassade du Japon. Glaces, bien sûr avant le retour à l’hôtel.

Vienne et la tempête !








Tulln - Vienne, le 23 juillet




Journée toujours très chaude où quelques malentendus vont allonger notre parcours. A mi-chemin, nous souhaitons nous baigner dans un lac aménagé, entrée payante et interdit de rentrer avec les vélos. A l’entrée, le caissier nous indique une plage libre, car nous n’avons pas envie de transporter toutes nos sacoches juste le temps du pique-nique. Seulement, il se trompe dans la direction qu’il nous indique et nous allons tourner 1h30 avant d’arriver sur une plage très agréable. Longue pause et eau fraîche du lac!
Nous repartons en fin d’après-midi, parcourons une partie de Vienne en vélo avant de nous diriger à l’ouest vers le camping. En fin de journée + 10 km pour atteindre le camping + la circulation en ville (les feux rouges qui coupent le rythme)… nous arrivons fatigués au camping.
Pâtes et sous la tente rapidement car l’orage arrive!




Vienne - Petronnel-Carnuntum, le 24 juillet



Tempête!



Hier soir, l’orage nous a laissé le temps de dîner sur l’herbe, au bord de la tente; de multiples éclairs ont commencé à nous alerter de l’imminence de la pluie. Titouane était particulièrement nerveuse en disant qu’il allait pleuvoir. Fabrice a machinalement vérifier l’implantation de la tente. Les filles étaient couchées quand de grosses gouttes ont commencé à tomber, des rafales de vent ont fait vibrer la tente, réveillant les deux filles: Titouane s’est mise à crier que la tente allait se casser, puis qu’il fallait la tenir pour ne pas qu’elle se plie! Nous avons rapidement rentré toutes nos affaires et le gros de l’orage s’est abattu. Une mini-tempête durant une bonne vingtaine de minutes. Des grêlons gros comme des œufs de caille, Fabrice en a reçu un sur la tête. Titouane « tient la tente », puis ça se calme, les filles se rendorment, la pluie continue faiblement tandis que les rafales de vent s’arrêtent. Une chaussure et un topo mouillés, les dégâts sont faibles, ce n’est pas le cas de tout le monde, une tente cassée et de nombreuses autres trempées, la nuit aura été humide pour beaucoup. Dans ces moments nous ne regrettons pas d’acheter du matériel de qualité!




La matinée est ensoleillée, la température agréable. Nous avons localisé un autre camping à l’est de la ville, sur le tracé de l’Eurovéloroute et décidons de passer la 2ème nuit là-bas. Nous prenons le métro qui nous amène en un quart d’heure au centre ville, ballade en vélo dans le centre historique, puis nous traversons le quartier du Prater: 5 km d’espaces verts, d’attractions et d’équipements sportifs, notamment le fameux Ernst Appel Stadion! De nombreuses branches cassées jalonnent notre chemin et lorsque nous arrivons au 2ème camping, il est jonché de détritus qui ont du s’envoler pendant la tempête’. Nous apprendrons plus tard que plusieurs personnes ont du dormir dans les douches, leurs tentes s’étant cassées! Il est vrai que ce camping est très exposé: sur un plateau avec peu d’arbre. En plus une autoroute le frôle, c’est très (trop) bruyant, nous continuerons la visite de Vienne sur notre chemin du retour en prenant une chambre en ville pensons-nous, et nous décidons de continuer notre chemin, tant pis pour notre journée de repos!




Le parcours se prolonge le long d’un ancien bras mort du Danube, réaménagé pour la baignade, un endroit très calme occupé sur plusieurs km par des nudistes. Puis une piste au sein d’une forêt, où des branches et quelques arbres ont été abattus par la tempête, nous amène à Schönau. Possibilité d’hébergement, mais aussi possibilité de traverser le fleuve en bateau et de rejoindre un camping quelques km plus loin sur l’autre rive. Ce 2ème choix s’avère aventureux; arrivés du bord du Danube, un nuage de moustiques s’abat sur nous, sûrement une vengeance de leur part (cf message antérieur). Notre anti-moustique est assez efficace et les filles ne sortent pas de la remorque, derrière leur moustiquaire. Le bateau est une sorte de pirogue à moteur, nous y grimpons avec vélos, carriole, et 4 étudiants en vélo aussi qui rejoignent Budapest.




Sur l’autre rive, 300 mètres de mauvais chemin avec un passage à gué, le Danube déborde! Bon, c’est vrai ce ne sont que 4 ou 5 centimètres d’eau qui nous rafraichissent les pieds, mais ça fait un peu Indiana Jones! Le reste du parcours est un peu long pour nos jambes et nous sommes contents d’arriver dans un tennis club qui fait aussi camping. Les vestiaires servent de douche aux campeur. Nous nous étions arrêtés dans des canoë club qui faisaient camping, mais c’est la 1ère fois dans un tennis club. L’idée est intéressante. Dîner au resto du club et dodo!

1000 bornes !



Krems - Tulln, le 22 juillet


1000 bornes!

Grosse chaleur de bon matin, 35° sont pronostiqués pour la journée. Nous essayons de partir tôt mais les 3 heures de mise en route, entre le moment où nous ouvrons les yeux et notre 1er coup de pédale, sont difficilement compressibles. Certains cyclotouristes partent à 7h du matin.
L’itinéraire est assez ombragé et nous arrivons à Zwentendorf à une aire de jeux pour enfants, pour le pique-nique. Le compteur indique 997 km! Pour le dessert, Fabrice part au centre village acheter des glaces (magnums « temptation » présentés dans des coffrets + des Ice Koffee!), il a pris sont vélo pour ajouter des km et lors de son retour… 999 km au compteur. Nous faisons tourner la roue dans le vide pour atteindre 1000 km et prendre la photo!

1000 bornes!

Avec Titouane, Fabrice construit un château de sable et de canettes pour fêter les 1000 km. Il fait chaud mais il ne reste que quelques km pour atteindre Tulln où nous pourrons nous baigner. Nous traversons Tulln par les quais, c’est joli. Au camping nous plantons la tente rapidement et filons à 200 m, au bord d’un lac aménagé. L’entrée est payante, mais gratuite pour les campeurs. Il y a des jeux dans l’eau pour les différents âges, Titouane s’éclate et nous en profitons bien également.

1000 bornes!

Pour fêter notre 1000ème km, nous mangeons au resto: un Biergarten le long du Danube. Nous sympathisons avec un couple de jeunes retraités autrichiens dont la femme était professeur de français. Ils jouent avec Amielle, Titouane joue dans le bac à sable du Bremgarten…. Et nous pouvons manger et boire tranquillement!

Au pays de l'abricot et de la vigne!




Schönbühel - Krems, le 21 juillet



Une nouvelle belle et chaude journée s’annonce, nous réussissons à partir tôt (10h!) pour un itinéraire rive droite, qui traverse des champs de pommiers et surtout d’abricotiers. Céline achète 1 kg d’abricot sur le bord de la route, mais nous nous servons aussi directement sur l’arbre!
Pause pique-nique excellente, sur une petite plage de sable, en face de Durnstein et de son abbaye. Baignade et jeux pour Titouane, mini-sieste. Nous traversons le fleuve sur un petit bateau en bois qui prend maximum 6 vélos et une dizaine de passagers. Titouane a un peu peur mais est ravie.
Sur l’autre rive, c’est la culture de la vigne (vin du Wachau). Il y a beaucoup de cyclotouristes, c’est la partie la plus courue (ou pédaler) de l’itinéraire. Nous arrivons au camping, très bien situé, proche du centre historique de Krems. Nous dînons tôt (19h) et allons visiter la ville à pied (+ glaces!) quand il fait meilleur.

Le 20 juillet, une abbaye et un château







Willersbach - Schönbühel



Nous pédalons jusqu’à Melk, en bordure du Danube, souvent à l’ombre. Près de 10 km avant l’arrivée à Melk, nous apercevons déjà son abbaye. C’est une abbaye bénédictine aux couleurs dorées, construite sur un rocher surplombant le Danube.



Arrêt pique-nique dans l’inévitable kinderspielplatz (aire de jeux pour enfants) où une pompe à eau irrigue de petits canaux avant que l’eau se jette dans un bac à sable. Titouane s’amuse beaucoup, notamment avec une fille un peu plus grande qu’elle, qui s’appelle Michelle.
Pour les croisiéristes, la visite de l’abbaye de Melk est incontournable. Aussi une série de bateaux est amarrée sur le quai. Le camping y est proche, trop proche à notre goût et nous décidons de prolonger un peu jusqu’à Schönbuhel et son château construit lui aussi sur un rocher surplombant le Danube. C’est un camping gasthaus au pied du Château, avec un resto qui à l’air renommé. Nous avions déjà acheté à manger, aussi nous n’y prendrons que le dessert (ou plutôt les desserts!)

C'est un Dimanche!





Au a. d. Donau - Willersbach le dimanche 19 juillet



Une fois par semaine, nous savons quel jour nous sommes; c’est le dimanche: tous les magasins sont fermés (dont les boulangeries) et il y a plus de monde sur les pistes cyclables!
Du monde, nous en rencontrons, c’est un des plaisirs du cyclotourisme. Nous avons rencontré des allemands et des autrichiens bien sûr, mais aussi des danois, un couple de basques espagnols qui ont fait 100km le 1er jour de leurs vacances, un couple suédois-suisse dont nous avons déjà parlés qui rallie la Suède à la Suisse, des espagnols en grand nombre, un jeune couple de français sur des bicyclettes d’occasion avec des valises sur des porte-bagages de fortune, trois australiennes sympas... Et aujourd’hui un couple d’italiens, de Cuneo, ayant un appartement à Menton, acheté avec l’agence immobilière Nat’Im!


Au gré des étapes, nous dépassons, nous nous faisons dépasser, actionnons nos sonnettes quand nous reconnaissons des cyclo connus, puis nous en retrouvons certains au camping suivant.
Tout le monde est fan de Titouane et d’Amielle, attendri de les voir dormir toutes les deux dans la carriole ou pique-niquer ensemble. Les discussions tournent autour du parcours, de la météo, des villes où on habite, des prochaines étapes envisagées, des voyages passés et futurs…
Ce soir, nous sommes dans un hameau, dont le camping donne sur le Danube, il est à quelques mètres de notre tente, Titouane regarde de temps en temps passer des bateaux de croisières.

17 et 18 juillet à Linz



Le 17 juillet : Linz : Comment visiter la capitale européenne de la culture sous un soleil de plomb, avec deux enfants en bas âge??


Il suffit de se rendre à l’office de tourisme, de demander où se situe une aire de jeu ombragée, et faire une grosse pause pique nique.
Courte ballade dans la ville dont l’architecture est un peu massive, et l’ambiance peu conviviale. Nous rentrons nous baigner tandis que l’orage arrive. Dîner sous la tente.

Linz - Au a. d. Donau, Le 18 juillet

Les activités sous tente.

Pluie sans arrêt, toute la journée annoncée! On essaye de trouver des activités pour Titouane : collage, dessin, etc. Tandis que les campeurs papotent dans les parties communes, où appelle un taxi pour aller à Linz. Nous patientons, discutons avec 3 australiennes que nous recroiserons plusieurs fois et, en début d’après-midi, la pluie faiblissant, nous décampons. C’est le bon choix car la pluie s’arrête et nous pouvons boucler une étape courte et facile pour arriver dans un petit village (Au encore une fois), au bord du Danube. Beaucoup de jeux d’enfant pour Titouane qui peut enfin se défouler!
Après plusieurs hésitations, dîner dans une gasthaus, c’est assez raffiné!

A nous l'Autriche !








Passau - Au, le 15 juillet

Changement de décor, après la grande ville, nous repartons rive gauche, le long du Danube, dans une partie qui devient de plus en plus naturelle au cours des km. Toute la journée se passe sous un lourd soleil, nous sentons l’orage venir, et il arrive à 3 km de notre étape!
Heureusement, l’aubergiste nous accueille avec du cidre de sa production. La piste se termine en cul de sac un peu après cette « gasthaus » qui a aménagé un bout de orairie pour les cyclo-campeurs. Il est 17h, et, alléché par une table voisine, Fabrice prend une grande assiette composée de charcuterie, fromage, et chou (??? Ça pique plus que de la moutarde!). Le site est particulièrement agréable, le Danube y serpente (Donau loop) dans des collines boisées. Après une petite promenade le long du Danube, nous accompagnons notre repas d’un bon cidre, à coté d’une famille de cyclotouriste allemand, avec un garçon de 6 ans qui pédale environ 30 kms par jour.




Au - Linz, le 16 juillet

Ce matin, gand soleil . Aurevoir aux vaches et au paon, et traversée en bâteau en bois, ne prenant uniquement des personnes et des vélos, pour Inzell (5 minutes),. Nous rejoignons l’autre rive et pédalons le long du Danube qui forme un S. Les paysages sont magnifiques et ressemblent un peu aux fjord norvégiens avec es rives boisées qui font face à d’étroites plaines à l’intérieur du S, formées par les sédiments, sur lesquelles on cultive le blé.
Arrivée à Linz sous une chaleur étouffante, les 7 kms à l’entrée de la ville sont très bruyants et contrastent avec les paysages naturels précédents.
Le camping est situé au bord d’un lac, un peu bondé, mais agréable baignade.






Le 14 juillet



XXX - Paussau,


Au matin du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas!

Aujourd’hui, personne ne nous aura souhaité bonne fête. Bon, y a-t-il une fête nationale en Allemagne? Nous ne savons même pas. Le petit déjeuner dans le jardin de Mme Zigl est agrémenter de pâtisseries que nous allons acheter à 50 de chez elle. Elle est partie tôt ce matin et nous a laissé sa maison ouverte…
Nous insistons sur les pâtisseries (c’est-à-dire que nous retournons en acheter pour la journée) car jusqu’à présent, les Konditorei sont nombreuses, mais les pâtisseries de piètre qualité. Ici, un régal à la framboise ou à l’amande, et même des pains au chocolat très corrects!
L’étape est très agréable, le Danube reste dans un décor naturel jusqu’à quelques km avant Passau avec un barrage hydro électrique immense puis une série d’usine et de zones commerciales. Passer l’entrée (assez longue) de la Ville, nous arrivons vers les quartiers anciens où deux affluents du Danube viennent le gonfler.
Le camping, à 1 km du centre, avec seulement un espace pour les tentes (nous sommes entre cyclotouristes) est magnifique.


Trempette et direction, à pied, la dernière ville-étape allemande pour une visite de soirée, petit resto en terrasse dans une rue piétonne (Céline prend l’escalope panée qui est au menu de tous les resto bavarois…); Passau, centre historique, est agréable, bénéficiant de la confluence de plusieurs cours d’eau, nous avons des points de vue sympa de différents endroits.


Retour pédestre après notre glace quotidienne.

dimanche 19 juillet 2009

Straubing - XXXX le 13 juillet L’attaque des moustiques (ou le jardin de Mme Zigl)





Habitant à côté d’un fleuve (la Garonne à Bordeaux), nous savions que les moustiques aiment le chaud et humide climat. Le long du danube, après la pluie vient le beau temps… et l’attaque des moustiques! Le moustique n’a aucune stratégie collective comme peuvent en avoir les fourmis; aussi impossible de savoir s’il va attaquer les chevilles, le cou ou les bras. Il vient énerver sa cible en lui vibrant proche des oreilles son célèbre « ZZZZZzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZzzz). La cible agite les bras, pense l’avoir écarter pour quelques minutes, mais le moustique est un kamikaze, il se pose à la première veine en vue pour piqurer! Très vif, il échappe souvent aux grandes claques mais quand il tombe sur un adversaire expérimenté, c’est la mort par écrasement assurée.
Pour cela il faut faire preuve de sang froid (HA HA HA!): repérer l’agresseur, rester immobile, le regarder se poser tout en approchant tel un félin, sa main disponible; patienter encore car si la contre attaque est lancée trop tôt, elle échoue systématiquement. Mais lorsque le moustique a commencé à piqurer, il est vulnérable. Une brève et énergique claque et le don du sang s’achève.
Tout cela pour dire qu’après une étape proche des 60 km avec une grosse chaleur, nous arrivons dans le village de XXXXXX au bord du Danube. Le camping indiqué sur notre guide n’existe plus, mais les proprio nous accompagne chez Mme Sigl qui nous propose de camper dans son jardin et nous laisse au rez de chaussée de sa maison, des sanitaires disponibles. Bravo pour cet accueil généreux! Le camping suivant était à 10 km et nous n’avions plus envie de pédaler. Nous planter la tente dans le jardin, à côté du potager. Il nous faut rapidement allumer des spirales pour endormir les moustiques.
Très bonne nuit sous un pommier!

Regensburg - Straubing, le 12 juillet




Tous les jours une glace!
Nous quittons avec regret la réjouissante Regensburg pour arriver tranquillement après un parcours campagnard (champs de maïs et de blé) à Straubing. Encore une sympathique et colorée ville bavaroise.
Comme chaque jour, nous mangeons une glace!!
Parfois après déjeuner, en guise de dessert, souvent au goûter (vers 16 ou 17h) et aussi après dîner, lors de promenade piétonne. Dans un pays où notre communication avec les autochtones est très limitée, pouvoir, après l’effort, discuter en italien sur la composition du Raffaelo ou du Tiramisù est un plaisir. Des glaciers, il y en a dans tous les quartiers, « Eis », mais souvent aussi écrit « Gelato ». Titouane prenait Citron (Limone, Zitrone), mais désormais préfère la Framboise (Lampone, Imbeer) dommage pour les tâches! Les parfums restent dans le classique. A Straubing, nous avons déguster les meilleures avec un superbe Raffaelo et un excellent « fondant au chocolat ». La sensation de frais, le sucre qui redonne de l’énergie, et le goût de vacances des « Gelati »!
C’est un des moments de bonheur quotidien!

vendredi 17 juillet 2009

Kelheim - Regensburg (Ratisbonne), le 10 juillet. Regensburg, le 11 juillet




Le temps estival nous a quitté depuis 3 jours, le bon côté, c’est que les km paraissent moins longs! Nous avalons les étapes sans fatigue; nous nous installons à Regensburg dans un camping le long du Danube, assez grand et cher, avec un accueil moins convivial qu’à l’accoutumée, y-a-t-il un rapport entre la taille, le prix et la qualité de l’accueil?
Sans l’avoir prévu, nous arrivons à Regensburg lors d’un festival de jazz. Sur toutes les places, des scènes sont montées et des ensembles jouent toute la soirée. La ville est magnifique, inscrite au patrimoine mondiale de l’humanité par l’Unesco, elle est une des villes dont la partie médiéval est la mieux préservée en Allemagne. Très colorée, jeune, des cafés « branchés » dans chaque petite ruelle.
Nous en profitons le 10 au soir, visitons la ville le 11 juillet et reprofitons des concerts le soir en terminant au Spitalgarten, grande brasserie sur la rive opposée à (donc avec la vue sur) la vieille ville. Des serveuses bavaroises apportent 10 choppes à la fois sur les tables tandis que les cuivres s’activent sur la scène. C’est magnifique!

Nous avons de la visite


Neuburg - Neming le 8 juillet


La nuit a été très bonne, les lycéens allemands sont fatigués par le canoë (parfois sous la pluie, parfois sous un soleil intense). Il fait gris, nous décampons tranquillement et partons à la visite du centre historique de Neuburg et son imposant château, avec tous nos bagages. Une averse, nous nous réfugions quelques minutes à l’office du tourisme; puis nus pouvons visiter. Le château domine le Danube et offre un agréable point de vue sur la campagne environnante. Ruelles pavées, maisons colorées, églises de différentes époques… c’est agréable et cela nous mène à midi passé, à la terrasse d’un « Kondoterei » (entre le café et le salon de thé). Les filles prennent une petite collation, Céline un espresso, Fabrice un mélange choco-café plus une pâtisserie de la forme d’un pain aux raisins, mais sans raisins et aux amandes.

Nous quittons Neuburg qui annonce des jours plus arrosés, et filons jusqu’à Ingolstadt sans pause. Une verse nous accueille, Céline se rend à l’office du tourisme, des espagnols réfugiés comme Fabrice sous un bâtiment à arcades, apprécient nos vélos Orbea.
Direction le camping, à l’écart de la ville, il nous déçoit par rapport au site internet, notamment une autoroute proche est très bruyante. Aussi nous décidons de continuer un peu et 15 km plus loin nous arrivons à Neming, dans un camping/hôtel/restaurant. Le temps de planter la tente et une nouvelle averse… Ce soir nous avons de la visite, les parents de Céline, qui vont passer une partie du mois de juillet en vacances en Autriche, ont fait un détour pour nous voir. Jean-Paul parle allemands, et malgré quelques quiproquos (une bière au petit déjeuner?) cela nous aide, notamment à comprendre la menu du resto.
Apéro, douche, resto et très bonne nuit dans ce petit établissement de campagne.




Neming - Kelheim le 9 juillet

Petit déjeuner allemand: jambon, fromage, gâteau, confitures, beurre, yogourt, salami (plusieurs sortes), de quoi nourrir plusieurs familles. Ceci nous permet de décamper et arriver à notre pause pique-nique au Cloître de Weltenburg, à l’approche de véritables gorges que n’emprunte aucune piste ou route. C’est étonnant car le paysage est jusqu’alors légèrement vallonné, le Danube est partout un long fleuve tranquille. Une averse nous empêche de pique-niquer sur la plage de galets, un Biergarten nous accueille!
Depuis hier nous avons la visite des parents de Céline qui nous ravitaillent en saucisson et coulommiers coulant! C’est toujours intéressant de recevoir de la visite dans un contexte hors du quotidien, cela permet de faire connaissance différemment.
Le soir, c’est camping à la ferme (une cinquantaine de vaches et veaux), avec une grange aménagée en dortoir où dorment les parents de Céline. Au barbecue, nous faisons griller de la viande d’Argentine! Nous n’en avons pas trouvé d’autre provenance, c’est incroyable de dormir chez un producteur et de ne pouvoir acheter que de la viande américaine! Ça ne tourne pas rond dans l’agriculture européenne!

Le 7 juillet


Donauworth - Neuburg le 7 juillet


Petit déjeuner en regardant partir en « pirogue » les lycéens allemands rencontrés la veille. Départ sous le soleil, plusieurs petites côtes le matin, puis quand le parcours devient plat, le temps se gâte. Arrivés dans un village, nous nous réfugions dans une cabane d’un jardin d’enfants pour le pique-nique. Dans le village, pas de café, toutefois, les averses sont passagères comme d’habitude et nous repartons pour les derniers km qui nous amènent à Neuburg, au camping qui est aussi un club de canoë en bord de Danube, et où nous retrouvons nos lycéens allemands! Ce soir, ils ont la permission de minuit, mais ils paraissent assez fatigués.
Nous partons au centre ville historique à pied (très proche)… et devons nous réfugier dans un supermarché, à l’abri d’une grosse averse. Nous faisons quelques courses et allons manger dans un resto italien « Da Cosimo », pizza et canelloni.
Retour à la tente plantée à quelques mètres du Danube.

LES 5 et 6 JUILLET



Gunzburg - Dillingen le 5 juillet 2009

Départ tardif (midi) à cause d’une pluie matinale. Le ciel s’éclaircit généreusement, le parcours est agréable, facile, peu de relief, au out d’une vingtaine de km nous prospectons un spot à pique-nique; sur notre carte, une succession de petits lacs. Un des lacs est aménagé pour la baignade: plage, toilette, jeux pour enfants, de grands arbres pour s’abriter du soleil ou d’un orage toujours possible, et de nombreuses familles allemandes venues faire des barbecues, de saucisses uniquement! Notre pause se prolonge, l’eau est fraîche, la sieste indiquée.
En fin d’après-midi, nous chevauchons de nouveau pour arriver au Sebastian Kneipp Camping-bar-restaurant, un petit ensemble en bord de Danube vraiment très sympa. Nous plantons la tente à 10 mètres de la terrasse du « bier garten » et par flemme, dînons sur place, très simplement (escalope panée frites).





Dilligen - Donauworth le 6 juillet

Réveil sous la pluie, nous petit déjeunons dans le grand hall du resto. Il pleut régulièrement, mais c’est bref, ça ne nous dérange pas. Nous discutons avec un groupe de cyclotouristes espagnols, l’un d’eux, avec vélo Orbea, a un problème de pignons. Nous discutons également avec un couple helvète-suédois. Ils habitent en Suède, lui est suédois, et rejoignent la Suisse (elle est suissesse) en vélo.
Nous faisons la visite de la ville en vélo; comme de nombreuses petites villes traversées, le centre est composé de maisons à 2 ou 3 étages, toutes de couleurs vives, s’ajoutent quelques bâtiments (hôtel de ville, musées, cathédrales…) et souvent de grandes rues piétonnes, pavées, avec de multiples terrasses de café et/ou glacier.
Après avoir acheté nos victuailles quotidiennes, nous reprenons l’eurovéloroute. Pique-nique comme d’habitude en chemin et fin de l’étape à Donauworth, ville un peu plus importante, avec un centre historique médiéval bien aménagé le long du Danube. Nous campons dans un club de canoë qui fait aussi camping. Après avoir planté la tente nous retournons visiter la ville et manger des glaces au glacier « Vaniglia et Cioccolato ».
Retour au « Kanu Club » où un groupe d’une trentaine de lycéens a accosté: c’est leur voyage de fin d’année, une semaine en canoë en descendant le Danube. Ils préparent un grand barbecue et Fabrice fait un saut en vélo pour acheter de la viande à faire griller. Le soir, ils sont un peu bruyant (bière + chansons en allemand), leur prof nous rassurent: « à 23h ce sera le calme complet ». A notre grande surprise, à 23h c’est le grand calme, quelle discipline!
Nous avons la vue sur le clocher éclairé de la cathédrale, auprès duquel se lève une lune presque complète.

samedi 11 juillet 2009

LEGOLAND



Legoland le 4 juillet


Réveil, ciel bleu, nous ne décampons pas ce matin, mise en route tranquille pour aller au parc d’attraction « Legoland », à 4 km de notre camping, à bicyclette bien sûr. Le prix d’entrée, 34 € par adulte est exagéré, mais bon, on n’a pas tous les jours l’occasion de visiter Legoland! Les enfants paient à partir de 3 ans. Le parc s’adresse surtout aux 5 - 12 ans (principale clientèle de Lego) mais il y a aussi de nombreuses attractions pour les plus petits. Au final, Titouane aura fait de l’avion, du petit train, des jeux d’eau, du grand train, du cheval, du bateau, de l’avion de nouveau, visité l’aquarium avec son tunnel aux requins… et puis nous avons mangé une énorme glace « grâce » à un malentendu avec la vendeuse, qui a aussi offert une glace à Titouane.


Entre parenthèse, les allemands mangent de grosses portions, et souvent des choses très grasses (frites, croquettes, viande panée, saucisses…) ou d’énormes glaces , et puis de grandes bières à n’importe quelle heure de la journée. On trouve de distributeurs automatiques de bonbons dans toutes les rues. Résultat, nous croisons beaucoup de gros, voire d’obèse.


Titouane aura aussi conduit une mini voiture en trichant un peu sur son âge, l’attraction était réservée aux plus de 3 ans, avec un mini permis de conduire en récompense; même si elle n’a pas fait beaucoup avancé son véhicule car accélérer avec le pied droit et tourner le volant en même temps n’était pas aisé.

18h20, les attractions commencent à fermer, le parc ferme à 19h, vers la sortie, des magasins de lego. Nous emportons l’inévitable souvenir, un bonhomme lego et son bateau, le plus petit possible pour ne pas nous encombrer sur les vélos, Titouane est ravie, s’endort sur le chemin du retour. Ce soir, c’est barbecue et une nuit tranquille de sommeil, demain nous reprenons le chemin.

jeudi 9 juillet 2009

Le 3 juillet arrivee dans la maison des amis de la nature



Ersingen - Gunzburg le 3 juillet 2009


Nos habitudes sont prises: réveil avec Amielle vers 8h, biberon pour elle, puis petit déj’ pour nous; Titouane nous rejoint en cours de route. Amielle digère tranquillement sur un tapis de sol, Titouane part jouer avec Céline tandis que Fabrice plie la tente. Nous finalisons tout le rangement plus la toilette du matin, et 3h après avoir ouvert les yeux, nous sommes sur nos bicyclettes!
Nous parcourons les premiers kilomètres et le ciel devient menaçant, c’est une constante depuis le début du périple, le temps est orageux, et de temps en temps, une averse tombe. Nous pédalons sur un bon rythme, poursuivis par le tonnerre. Il gronde de plus en plus proche de nous, cette fois nous n’y échapperons pas, alors nous profitons d’un passage à l’abri dans la forêt pour mettre nos k-way qui vont nous protéger de quelques gouttes jusqu’à Ulm, première grande ville que nous traversons. Même si notre séjour n’y dure que quelques heures, le centre ville nous étonne par le contraste entre bâtiments anciens et modernes (dont une pyramide ressemblant à celle du Louvre). Nous stoppons dans un salon de thé élégant où les portions sont copieuses, copieux, c’est comme d’habitude commençons-nous à penser.
Un couple à qui nous avons demandé des renseignements, offre un sachet de biscuits, spécialité allemande « qui plaît beaucoup aux enfants allemands » à Titouane. Le soleil revient et nous allons pique-niquer à la sortie de la ville, dans un grand parc au bord du Danube. Il y a des jeux pour Titouane évidemment, dont un jeu d’eau, avec canaux d’irrigation. Egalement un petit bassin d’eau glacée dans lequel il faut marcher. Nous ne comprenons pas tout aux explications en Allemand, mais imaginons qu’il s’agit d’améliorer la circulation du sang pour les sportifs qui viennent pratiquer dans le parc. Tout va bien jusqu’à ce que Fabrice se penche en avant et ressente une vive douleur dans le bas du dos. Il va faire attention dans les jours qui viennent à ne pas porter de charges lourdes, de plus, baisser légèrement (1 cm) sa selle va soulager ses efforts. Il ne s’en était pas rendu compte, mais au bout de 250 km, 1 cm sur une selle, ça compte!
En milieu d’après-midi, nous terminons l’étape qui nous amène à Gunzburg, dans un camping « natur freunde haus » ce qui doit vouloir dire la maison des amis de la nature? L’accueil est agréable, Titouane reçoit des bonbons en cadeau, le restaurant nous attire.. Nous y dinons après traduction de la carte par la table voisine. Une dame parle un peu français, grâce au jumelage de Gunzburg avec Lannion?
Demain Legoland! Bonne nuit!

Le 2 juillet nous pedalons bien



Munderkingen - Ersingen le 2 juillet 2009


Très copieux petit déjeuner (inclus dans le prix de la chambre), sous forme d’un buffet avec fromage, jambon, céréales, jus de fruits, diverses sortes de pain, de confitures, du miel, du Nutella… Les gérants de l’hôtel font aussi salon de thé, nous apprécions. Nous retrouvons notre « pinguin zimmer » pour boucler nos sacoches, allons ensuite récupérer nos montures dans un local à vélos dont la clé est accompagnée d’un porte-clés qui est une cloche de vache. Titouane la fait tinter avant de la rendre à la gérante. Elle commence à dire « donkécheun » et à compris qu’on devait pareler allemand en Allemagne.


Un bref arrêt à l’office du tourisme qui nous cède un topo qui nous manquait, la partie allemande du parcours, il est rédigé en allemand et date un peu mais il va nous rendre service. Nnous ne savons pas où dormir le soir, pédalons et nous verrons bien.
Nous traversons Ehingen sûrement trop rapidement car le centre historique a l’air intéressant. C’est un choix dans notre voyage, avec les filles en bas âge, nous négligeons souvent des visites de monuments ou de cités qui peuvent paraître incontournables et privilégions les arrêts dans les parcs et jardins, le long du fleuve, de préférence avec des jeux pour Titouane. Ce sont aussi les vacances des filles!


Vers 12h30 nous arrivons à Ersingen, gros village récent, avec de petits étangs aménagés pour la pêche et la baignade. Nous nous arrêtons à un espace fort sympa où il est indiqué la possibilité de camper, de nombreuses familles viennent y pique-niquer, profiter de l’ombre des grands arbres et faire trempette! Céline se renseigne par téléphone sur les possibilités d’hébergement à Ulm, notre étape prévue, réserve dans une auberge de jeunesse, mais finalement nous préférons rester sur place, nous avons tout à disposition: la plage, les jeux pour enfants, un kiosque avec glace et bière pression bien sûr (c’est inévitable en Allemagne?) et un emplacement bien gazonné au bord du lac pour camper. Un groupe d’allemands s’installe à côté de nous, il s’agit de jeunes (3 pou 4) en difficulté, accompagnés d’éducateurs (un par jeune), ils font un parcours en vtt, une voiture transporte leurs bagages. Un des jeunes passe son temps à marcher de long en large, les écouteurs collés aux oreilles, quelques tics de temps en temps, il semble très perturbé!
Fabrice fait un saut dans un supermarché « Netto », proche; au menu du soir, pommes de terres et lardons, jus de carottes au miel pour Titouane, riz au lait (pommes, choco ou nature) et une très bonne nuit s’ensuit.

Premiers jours de vacances






Bordeaux, le 26 juin 2009
Vendredi 18h, le boulot terminé, plus d’une soixantaine de jours de vacances s’offrent à nous, mi congé parental, mi congé classique. Nous accueillons nos (sous) locataires, un couple de jeunes québécois (Claudia et Jean-Philippe) venu travailler pour la mairie de Bordeaux, dans le cadre d’échanges Bordeaux-Québec. 2 autres jeunes québécois les rejoindront dans quelques jours. Nous devons être concentrés pour comprendre leur français teinté d’un fort accent. Claudia se demande comment les gens font pour être tous en culotte longue par cette chaleur (25°). Ils nous paraissent fort sympathique et nous leur donnons les clés avec confiance.



Bordeaux - Saint Louis, le 27 juin 2009
Samedi 04h45. Réveil très matinal pour aller prendre le train à 5h50. Amielle paraît étonnée, Titouane sait que nous partons en vacances. Départ du TGV, en 1ère! Tout le monde dort ou somnole après le petit déjeuner. Avec le train on voyage, on égrène les gares, on sent le foyer s’éloigner, les paysages changer. L’avion, c’est la rupture violente avec son quotidien. La matinée est vite passée, nous changeons de train à Lyon, malheureusement la correspondance n’est pas sur le même quai donc nous montons la carriole en version poussette, chargeons les sacoches sur le dos et attendons dans l’agitation de la Part-Dieu notre n° de quai.
Notre train corail Lyon - Mulhouse, bien que nous voyageons encore en 1ère est bien moins agréable. Le ménage n’y a pas été fait, les toilettes n’ont pas d’eau. Nous occupons un compartiment de 2nde , 8 places vides, à défaut de nos fauteuils en 1ère, ce qui permet aux filles de dormir un peu. Mulhouse, dernier changement de train; un TER Mulhouse Saint Louis très bien équipé: notre carriole rentre sans la démonter. Et c’est déjà l’arrivée à Saint Louis. Nous demandons aux contrôleurs sur les quais s’il existe une rampe ou un ascenseur pour sortir de la gare. Négatif, mais Régis est là pour nous prêter main forte.
Presque deux années ont passées depuis notre halte à Saint Louis chez nos amis Stéphanie, Régis et leurs filles Kenza et Mély. A l’été 2007, il s’agissait de notre premier tronçon de l’Eurovéloroute n°6, nous étions partis de Châlons-sur-Saône pour terminer au lac de Constance, Titouane avait 10 mois. Toute la famille est en forme, les filles ont bien grandies et l’accueil est toujours aussi chaleureux.
Le soir même, c’est l’anniversaire de Jérôme, un de leurs amis, avec sa femme Christine, ils ont préparé une « kébab party » avec du matériel de location. Ça se passe sur la terrasse, il y a une vingtaine de personnes (beaucoup d’employés de Novartis dont le siège est à Bâle, tout proche), on y parle français, allemand, anglais et italien, c’est très sympa, et même si nous sommes fatigués par notre journée de transport, nous tenons bien jusqu’à 2h30 du matin (avec en plus d’excellents gâteaux!). Un convive italien, employé d’une boutique Davidoff à Bâle, distribue d’énormes cigares et donne des explications sur la façon de l’allumer, de le fumer…



Saint Louis - Bâle - Radolfzell - Engen, le 28 juin 2009
C’est Dimanche et nous commençons à nous sentir en vacances : Régis, Mély, Céline et Titouane vont acheter le pain à la boulangerie, à midi ce sera barbecue (saucisse aveyronnaise, Stéphanie est originaire de Rodez). Les filles jouent dans le hamac, nous mangeons à l’ombre, dans le jardin. Mais il faut tenir notre objectif, rejoindre notre point de départ et pédaler un peu en fin d’après-midi. Nous chargeons la carriole, les vélos et roulons facilement jusqu’à Bâle, en franchissant le Rhin par la passerelle des 3 pays (Allemagne, Suisse et France). Dans la gare de la rive droite, une jeune femme nous aide à acheter nos billets comprenant les vélos. Le train est bien rempli, notamment d’un groupe de vététistes. Céline fait la connaissance d’une maman originaire du Congo avec son fils de 4 mois. Le train longe le Rhin, une partie que nous avions parcourue à bicyclette… et nous y voilà, Radolfzell, la ville où bifurque l’Eurovéloroute en direction du Danube, c’est là que nous avions l’avions quitté. Le seul problème pour ce soir et pour la partie allemande, c’est que nous n’avons ni carte, ni topo, donc nous suivons des pistes cyclables, nous nous renseignons auprès de cyclistes, mais personne ne nous donne de direction fiable à 100%.
Nous savons qu’il faut grimper et nous abordons quelques kilomètre de montée. Arrivés vers 20h dans une petite ville, Engen, en achetant quelques bricoles dans une station, Céline apprend qu’un camping vient d’ouvrir à 2 km, quel aubaine! Encore une petite côte et nous voici dans un camping tout neuf, avec un petit restaurant qui fait tous les dimanches, soirée cuisine thaï! Les plats sont copieux, Titouane mange de mes nouilles et du riz blanc de Céline tandis qu’Amielle dort dans la carriole. Titouane décide seule de rejoindre Amielle et s’endort en quelques secondes. Nous terminons nos pintes et nos plats dans la douceur de l’été.



Engen - Hausen, le 29 juin 2009
Lundi, nous avons donc une vingtaine de km de retard sur notre programme, bientôt cela ne nous importera plus, mais du retard dès le 1er jour, nous imaginons déjà des scenarii pour le rattraper! Toutefois, la montée promise n’a été qu’avaler en partie la veille, et ce sont bien 10 km de côte que nous enchaînons avec une grosse averse en chemin. Les filles restent impassibles dans la carriole, vive le matériel de bonne qualité, nous sommes trempés, elles sont au sec, fascinées par la pluie. En haut de la côte, il est 14h, tous les magasins sont fermés jusqu’à 15h, nous pique-niquons à l’abri de la devanture d’un supermarché. La chance d’hier a tourné pensons-nous, même si le parcours, traversant la forêt noire puis dominant la vallée du Danube, était agréable. Mais le soleil revient et ce sont 10 km de descente jusqu’aux rives du Danube, nous ne le quitterons plus jusqu’à la fin des vacances. Pour l’instant il ne s’agit que d’un torrent traversant Tuttlingen. Nous retrouvons le balisage de l’Eurovéloroute et commençons la « descente », c’est-à-dire une succession de grandes bosses qui finissent de nous couper les pattes! 20 km dans ces conditions depuis Tuttlingen jusqu’à Beuron où nous avions l’adresse d’un camping. Nous y arrivons ravis, mais, pas de camping à Beuron, le camping est à Hausen, à 7 km, c’est sur le même découpage administratif (même commune?) d’où la confusion… Un bibi pour Amielle, des jeux pour Titouane et nous repartons pour les derniers km qui font de plus en plus mal aux gambettes. Nous sommes récompenser en arrivant dans un petit camping familial, au bord du Danube (où nous trempons les pieds dans une eau encore très fraîche). Nous occupons un vaste espace tondu dans la journée, à côté de la balançoire; des taupes sont nos voisines, nous voyons des petits tas de terre bougés.



Hausen - Sigmaringen, le 30 juin 2009
Une courte étape (environ 24 km) que nous avalons facilement en fin de matinée, installation au camping et direction le complexe nautique de Sigmaringen: plusieurs piscines dont une pour les petits avec un toboggan en forme d’éléphant rose qui fait la joie de Titouane. C’est une bonne relaxation après les efforts de la veille. Par contre nous avons une étape de retard, toutefois les pistes sont de bonne qualité, très bien balisées, donc nous ne devrions pas avoir de souci pour faire un peu plus de temps en temps si nous le souhaitons. Petite promenade dans Sigmaringen et son imposant château (schlosse: nous devons apprendre un mot d’allemand par jour), interrompu par un orage. Retour sous la tente, emprunt d’un barbecue mis en route par des campeurs, soirée tranquille, Céline écrit son carnet de bord, Fabrice tape ses premiers compte-rendu, les filles dorment.



Sigmaringen - Munderkingen, le 1er juillet 2009
Nous avions prévu une nouvelle étape courte, avant de partir, un couple de cyclotouristes danois nous prête leur topo où nous repérons un camping à Munderkingen, à plus de 60 km. Cette partie du Danube (nous sommes dans le land du Baden-Wuttenberg) est pauvre en hébergement de plein air et cette dernière adresse n’apparaissait pas au cours de notre préparation sur internet. Au final, nous aurons parcouru 66 km dans une partie sauvage du fleuve, quelques falaises, une végétation dense, des papillons virevoltent autour de nous, un serpent noir qui voulait traverser la piste, rebrousse chemin à notre arrivée. A Munderkingen, nous avons du mal à trouver le camping, les passants hésitent avant de nous donner une direction, nous le trouvons enfin, il est à l’abandon, infesté de moustiques. Tandis que Céline achetait du pain dans une boulangerie du centre village, j’avais repéré un petit hôtel dans un bâtiment à colombages où des cyclotouristes s’arrêtaient. Nous y allons et l’affaire est rapidement entendue. Nous profitons d’une grande chambre bleue décorée de… pingouins. C’est la pinguin zimmer!
Amielle dans le sac à dos, Titouane se dégourdit les jambes, en parcourant le centre historique, très mignon avec de nombreuses maisons colorées, à colombages et des statuts originales de cigognes (de vrais cigognes sont nichées sur les cheminées). Une « petite » bière (c’est toujours 50 cl) sur la terrasse d’un café et nous rentrons à l’hôtel où nous cuisinons des spaghetti al pesto sur notre réchaud, tandis que les filles s’endorment.