dimanche 30 août 2009

C'est la der' !!!



Stari Banovci - Belgrade, le 21 août


C’est la dernière étape de nos vacances, nous avons doublement la gorge serrée : nous allons quitter notre sympathique « famille d’accueil » et parcourir nos derniers km de l’eurovéloroute. Après un copieux petit déj’ et des photos souvenirs, nous pédalons jusqu’à la capitale serbe. Les abords de la ville sont industriels, pas agréables. La circulation est assez importante, et les véhicules souvent anciens, polluent beaucoup. Nous empruntons souvent les trottoirs avant d’arriver à une grande promenade le long du Danube, puis de son affluent, la rivière Sava. Se succèdent des dizaines de péniches-restaurants; malgré tout, nous ne repérons pas de spot à pique-nique satisfaisant et filons à l’hôtel.

A l’accueil, la fille est embêtée que Titouane n’a pas de passeport, puis elle demande à Fabrice tous les lieux où nous avons dormi depuis notre entrée en Serbie. Elle explique qu’elle doit remplir une fiche pour la police sur tous les clients étrangers. Drôle d’accueil…
Voilà, l’eurovéloroute n°6, c’est terminé pour cette année. Pour la prochaine, ce sera Belgrade jusqu’à la mer Noire à travers la Serbie, la Bulgarie et la Roumanie. Mais présentement, nous avons encore 9 jours de vacances : trois capitales à visiter et plusieurs milliers de km en train et bateau pour rentrer à Bordeaux.
Nous terminons l’après-midi par une grande balade à pieds dans Belgrade, ce n’est pas d’un charme fou, mais il y a pas mal de bâtiments intéressants et puis l’animation d’une capitale.

Stari Slankamen - Stari Banovci, le 20 août

Nous utilisons comme hier soir, la terrasse surélevée du café de la marina pour prendre le petit déj’ , nous prenons notre temps dans cet endroit confortable en pensant à la côte de 1ère catégorie qui nous attend dès le début de l’étape!
Avant de partir, un monsieur amuse les enfants par des tours de magie avec des cartes. Il nous en fait profiter, dévoilant même quelques secrets, c’est un de ses loisirs (avec la pêche). Il offre quelques cartes à Céline qui devra nous montrer un tour! Nous supposons que c’est un gitan car selon les autochtones « les gitans sont tous musiciens ou magiciens! »
Après la côte, nous traversons la campagne (vigne, pommeraie, maïs, pruneraie…) par une petite route rectiligne, peu empruntée. Arrivés à Stari Banovci, nous sommes déçus par la plage, sale, et l’eau du Danube est polluée. Nous partons à la recherche d’un jardin d’enfants et pique-niquons sur un banc au milieu de résidences.
Une dame avec son bébé nous aborde, elle nous propose d’aller boire un café dans sa petite maison toute proche. En fait, elle et sa famille (son mari et leur 4 enfants) habitent dans un des bâtiments, mais sont propriétaires d’une petite maison quelques centaines de mètres plus près du Danube.
Maria a étudié quelques mois à l’école des beaux arts de Nice, il y a une quinzaine d’années, elle parle français et anglais. Titouane s’amuse avec Michaël, leur petit dernier, dans une piscine gonflable et sur leur trampoline. Le père de Maria est vigneron et, après le café, nous dégustons un verre de rouge de sa production.
Nous sympathisons, ils nous invitent à dîner et à dormir chez eux (dans l’appartement cette fois-ci). Magdalena, leur fille de 11 ans joue avec Titouane et Amielle, elle est très souriante.
Quelle chance cette rencontre!



Accueil sympa en Serbie



Sremski Karlovci - Stari Slankamen, le 19 août

Nous allons prendre le petit déj’ sur la grande place de Sremski Karlovci, les pâtisseries sont excellentes et le chocolat chaud épais. Puis Fabrice change le pneu du vélo de Céline qui va faire les courses avec Amielle tandis que Titouane court après les pigeons. Nous partons vers midi et achetons sur le bord de la route des nectarines et des tomates. A part dans les grandes villes, il n’y a pas de supermarché, juste des petites épiceries où nous ne trouvons pas toujours notre bonheur. Les couches, lait et petits pots pour Amielle, Céline les trouve à la pharmacie qui fait aussi droguerie (dont le nom en serbe se rapproche d’apothicaire).

Dès la sortie de la ville, un panneau annonce une côte à 10%, ce sera en fait 4500 m de montée dans les collines de Fruska Gorra. Après ce gros effort, pique-nique à Beska puis pente douce jusqu’à Stari Slankamen, un petit village coincé par la falaise le long du Danube. Il y a un petit port avec un champ disponible… Nous demandons à la capitainerie qui fait aussi café, si nous pouvons camper, ils sont OK et nous indique même les toilettes, une douche extérieure et nous propose d’utiliser la terrasse du café qui va fermer! Nous sommes reçus royalement, l’effet « enfants dans la carriole venus depuis la France à bicyclette » y est peut être pour quelque chose?! Rapide baignade dans le Danube et c’est déjà l’heure de préparer des pâtes!

dimanche 23 août 2009

Plage, Novi Sad et Danube








Beocin - Sremski Karlovci, le 18 août




Réveil idéal: la plage de sable fin est déserte, seule 2 cigognes se promènent sur la rive. Petit déj’ et baignade rien que pour nous! Nous décidons de rester jusqu’après déjeuner et profitons des plaisirs de la plage. Amielle n’a pas peur de l’eau et Titouane est très fière avec son bikini et ses brassards! La journée est reposante, Fabrice a même l’opportunité de faire une sieste avec Amielle!




Nous repartons vers 16h pour une courte étape, mais nous avons plusieurs courses à faire à Novi Sad, grande ville toute proche. Arrivés à Novi Sad, Titouane se cogne l’œil contre la tête d’Amielle en jouant, un petit « œuf de pigeon » se forme, la pharmacienne ne peut rien pour nous, mais le glacier nous donne une grosse poche de glaçons (Céline lui en avait demandé 2 ou 3). Nous dégustons ses glaces, et Titouane a déjà oublié son bobo. Coup de bol, un bureau de change privé accepte nos couronnes croates. Puis nous partons à la recherche d’un magasin de vélo pour acheter un pneu pour Céline, nous traversons et visitons rapidement le centre ville en même temps. Les quais ont peu d’intérêt, mais les grandes rues piétonnes bordées d’immeubles anciens valent le coup d’œil. La ville paraît très animée, ça nous change des villages-étapes et de la campagne traversée… mais nous préférons la campagne.




Nous sortons de Novi Sad par une route trop empruntée à notre goût pour arriver dans la charmante ville de Sremski Karlovci avec une grande place centrale où s’attablent touristes et autochtones dans plusieurs cafés.
Un seul hôtel toutefois, nous hésitons à camper au bord de l’eau, mais il est déjà 19h (la nuit tombe) et nous avons envie d’une bonne douche donc ce sera l’hôtel avec chambre climatisée. Pour le même prix, c’est moins bien tenu qu’en Hongrie ou en Croatie, nous devenons difficile!

mercredi 19 août 2009

Nous sommes en Serbie !





Sarengrad - Beocin, le 17 août

Depuis quelques jours, nous nous étions persuadés que nous ne pourrions franchir la frontière Croatie - Serbie, en raison des contrôle renforcés depuis quelques mois, ainsi que l’obligation d’avoir un passeport pour tous les membres de la famille. Titouane n’a pas de passeport, que la carte d’identité. Comme nous avons très bien pédalé depuis le début des vacances, ce serait frustrant de ne pouvoir atteindre l’objectif Belgrade à cause d’un bout de papier!

Nous tentons quand même de passer la frontière à Ilok. Côté croate, le douanier nous avertit: « pour la Croatie, la carte d’identité suffit, mais pour la Serbie… » Nous grimpons les quelques centaines de mètres séparant les 2 postes frontières en imaginant 1000 scenarii. Les filles se réveillent à 100 m de la douane, ce sera difficile que le douanier ne s’aperçoive de leur présence. Céline s’arrête au poste, le douanier sort de sa baraque. Il fait très chaud, il a l’air d’avoir envie de retourner rapidement dans son bureau. Je m’arrête derrière Céline, le douanier tourne les talons sans regarder dans la carriole et part avec nos 2 passeports faire les tampons. Fabrice dit a Titouane qu’elle n’a plus le droit de parler pendant 5 minutes, elle est d’accord mais tellement pipelette que ça va être difficile!

Nous parlons à haute voix pour couvrir celles des filles qui restent très discrètes. Le douanier revient, rend les passeports, ne dit aucun mot et retourne dans sa baraque. Nous passons en Serbie, à nous Belgrade, au revoir les derniers jours imaginés au lac Balaton ou en Autriche…
Ce ui veut dire aussi, on continue de pédaler, et aujourd’hui, ça grimpe! Nous enchaînons les bosses dont certaines affichent 6 à 8%! Dur, dur pour les cuisses qui « brûlent »! Après avoir traversé plusieurs jolis villages sur le Danube, nous nous arrêtons à la première petite ville, Beocin. Fabrice part à la banque pour changer nos couronnes croates dont nous n’aurons plus besoin. Mais aucune banque serbe ne change l’argent croate! La réconciliation n’est pas encore aboutie! Fabrice signale au banquier qu’il fait le change de la monnaie japonaise, mais que la monnaie utilisée à 40 km, il ne la change pas…

A 1,5 km du centre ville de Beocin, la rive du Danube, une plage de sable fin, un resto avec une grande pelouse. Nous demandons au patron du resto si nous pouvons y planter notre tente, il est OK. Dîner dans son resto et dodo dans un site encore superbe!

En passant par Vukovar











Dalj - Sarengrad, le 16 août

Nouvelle dédicace pour une pension : la pension Bakic à Dalj; une vue depuis la terrasse et notre chambre, panoramique sur le Danube, une maison entièrement rénovée avec goût, tous les meubles artisanaux en bois massif… et une proprio d’une extrême gentillesse. Elle nous offre du jus de cerises, maison, deux briquettes de jus pour Titouane, un bocal de pêches au sirop maison et un petit cadeau pour Titouane!
Nous prenons un petit déj’ extra avec à nos pieds, un concours de pêche qui a débuté à 6h du matin. Le site est totalement inconnu des touristes, mais a beaucoup de potentiel!




A midi nous sommes à Vukovar que nous visitons rapidement; le contraste est saisissant entre les nouveaux bâtiments, et ceux n’ayant pas été reconstruits depuis la guerre. C’est la ville la plus touchée que nous ayons visitée jusque là. Un château d’eau qui surplombe la ville, endommagé par des obus, est laissé comme mémorial.
Les chambres d’hôtes c’est bien, mais nous regrettons notre tente. Arrivés à Sarengrad, un prospectus récupéré par Céline indiquait la présence d’une ferme-auberge: la maison du capitaine. Le patron nous dit qu’il ne fait plus que bar, resto (sur réservation) et pêche. Il est ok pour que nous campions au bord de l’eau, devant son établissement. Encore un endroit rêvé, un panorama exceptionnel sur le Danube dont la rive serbe qui nous fait face, est très naturelle.
En début de soirée, nous entamons la discussion avec Catarina, étudiante en tourisme, en vacance dans son village natal, et sa maman. Catarina parle très bien anglais et traduit pour sa maman. Elles nous quittent, mais Catarina revient un peu plus tard pour nous offrir des beignets que sa mère vient de faire, des tomates et poivrons de leur jardin. Il y a aussi de l’eau et du sel, Catarina nous dit que sa maman s’inquiète de savoir si nous avons des couvertures pour la nuit! C’est très touchant, la partie croate du parcours aura été trop courte!

En passant par Osijek






Bilje - Dalje, le 15 août

Une dédicace à la Pension Crvendac ce qui veut dire rouge-gorge ( http://www.crvendac.com/ );tenue par 2 dames très dynamiques. Une super étape pour cyclotouristes, tous les renseignements qu’il faut et une maison très bien tenue. La gérante a prévenue la presse (locale et nationale) mais nous étions au Parc naturel lors de la disponibilité des journalistes. Aujourd’hui c’est le 15 août, jour férié important pour les croates.

Nous quittons la sympathique pension (et le caniche Buba) pour 5km de piste cyclable jusqu’à Osijek. Une ville dont le centre et la promenade sur le fleuve sont très agréables. Beaucoup de maisons e bâtiments aux styles anciens, mais aussi des façades criblées d’impacts de balles. Pique-nique et nous pédalons sur une route secondaire avec beaucoup de circulation (mais lente) en raison du 15 août, de nombreux vélos également. Nous avions repéré sur notre topo une petite ville, Dalj, en bord de Danube, située à la bonne distance par rapport au nombre de km que nous voulions faire. Renseignements pris auprès des autochtones, il n’y a qu’une seule possibilité d’hébergement, la pension Bakic.

samedi 15 août 2009

Kopacki Rit






Parc naturel de Kopacki Rit, le 14 août





Le tourisme dans cette partie de la Croatie, la plus touchée par la guerre, se développe petit à petit. 2 rivières (Sava et Drava) et le fleuve Danube sont des atouts naturels. A la jonction de la Drava et du Danube, une vaste zone humide est classée parc naturel. C’est à 5 km de notre chambre d’hôte, et notre hôte nous accompagne jusqu’à la maison du parc en vélo. Elle en profite pour prendre des photos des filles dans la carriole, notamment la junior de ses clientes cyclotouristes: Amielle!

Dans la maison du parc, nous achetons des billets pour une visite en bateau, du parc. C’est magnifique, les arbres se reflètent dans l’eau, des cormorans, des aigles (emblème du parc) et d’autres espèces d’oiseaux s’envolent sur notre passage. La visite est commentée en croate, mais de temps en temps, la guide nous parle en anglais et nous montre quelques animaux intéressants. Nous apercevons plusieurs serpents dans l’eau.

1h de balade fluvial vraiment sympa. Nous continuons en vélo à travers le parc jusqu’au restaurant « le cormoran » qui se situe sur un sentier et bénéficie d’un petit parc avec jeux pour enfants et tables de pique-nique. C’est parfait pour nous. Retour ensuite à la maison du parc pour prendre un café. Amielle dort dans la carriole et Titouane s’endort sur une banquette, massée par son papa!

Nous passons la soirée à prospecter sur internet les différentes possibilités pour la fin de nos vacances… peut-être quelques jours de repos au lac Balaton en Hongrie?

vendredi 14 août 2009

2000 bornes !!!



Knezevi Vinogradi - Bilje, le 13 août



Notre présent blog annonce un périple de 1680 km entre le lac de Constance et Belgrade. Nous sommes en Croatie, à plus de 200 km de Belgrade et pourtant nous venons d’atteindre à l’entrée de Bilje, notre ville étape du jour, les 2000 km!
Non, nous ne nous sommes pas trompés de route, ni de longueur des étapes, mais chaque jour, un petit tour en plus pour une visite, une promenade pour aller manger une glace, quelques tâtonnements avant de trouver l’hébergement, un aller-retour au supermarché… tous ces petits parcours se rajoutent au compteur et nous avons fait 2000 km à travers l’Europe centrale.
C’est l’évènement de l’étape du jour car il fait chaud, nous arrivons à notre chambre d’hôte vers 13 heures et passons une après-midi tranquille.

jeudi 13 août 2009

Enfin la Croatie!



Harkany - Knezevi Vinogradi, le 12 août


Après une vingtaine de km, nous passons sans difficulté la frontière. Nous passons devant un cimetière où de nombreuses personnes sont décédées en 1992 ou 93. Nous pique-niquons dans un village aux maisons toutes neuves mangeons une glace à Beli Manastir où, à l’office du tourisme, on nous conseille d’aller jusqu’ Knevezi Vinogradi. C’est un village, au pied de quelques vignobles. La rue principale est en travaux et poussiéreuse. La piscine ne fait pas camping, nous cherchons une chambre d’hôte et nous nous retrouvons dans une grande chambre d’un hôtel fermé pour 2 semaines mais dont le proprio nous ouvre la porte. C’est pas terrible, ça nous paraît cher pour ce que c’est (nous arrivons de pays à la propreté impeccable!), mais il n’y a pas d’autres possibilités et ça nous dépanne bien. La famille du proprio est sympa (le fils vit en Allemagne, la grand-mère parle beaucoup mais nous ne comprenons rien).Et en plus, nous avons internet pour mettre à jour le blog pendant que les filles ont débuté leur nuit!

Derniers bains en Hongrie



Villany - Harkany, le 10 août


Après voir étudié différentes possibilités pour le voyage nécessaire à Budapest pour les papiers d’Amielle, nous faisons une courte étape jusqu’à Harkany, ville thermale où nous passons l’après-midi à la piscine. Au camping, nous rencontrons un cyclotouriste flamand, vivant en Andalousie et parlant très bien français avec l’accent espagnol. Il fait l’eurovéloroute n°2 qui passe par l’Italie (trop bruyant pour lui), la Slovénie et la Croatie. Il nous renseigne un peu sur la Croatie qu’il a quitté car l’itinéraire était emprunté par trop de camions et il cherche maintenant de petites routes hongroises.
Titouane a des brassards et nage ou flotte dans la piscine pendant des heures!


Harkany, le 11 août

Pour Céline et Titouane, journée à Harkany : orages le matin, piscine et shopping l’après-midi.
Pour Amielle et Fabrice, bus à 5h50 pour Pecs, puis train à 7h24 pour Budapest. Nous arrivons avant 11h au consulat de France. Erika Janko, que nous avons eu au téléphone la veille va nous recevoir, mais d’abord nous faisons un saut en métro jusqu’à un photographe qui a l’habitude des photos d’identité. Amielle est très jolie sur fond bleu, cela nous fera un souvenir. Nous étions venus pour un laissez-passer, mais le consul est OK pour nous délivrer un passeport d’urgence. Voyage retour, Amielle a beaucoup de succès auprès des autres voyageurs, elle sourit à toutes les personnes qui lui sourit.
Nous arrivons au camping d’Harkany, avec le précieux sésame en poche vers 18h, nous pouvons de nouveau rêver à la Croatie.

Toujours en Hongrie...


Mohacs - Villany, le 9 août

Bon, le titre aurait du être « bonjour la Croatie » ou « Viszlat la Hongrie » mais voilà, la Croatie ne fait pas partie de l’Union Européenne et la frontière a des douaniers qui ne sont pas là pour le folklore! A la frontière à Udvar, les douaniers hongrois nous ont refusé le droit de sortir de l’espace Schengen car Amielle n’a pas de carte d’identité. Nous savions que nous pouvions avoir des difficultés, aussi nous avions pris le livret de famille et un extrait d’acte de naissance. Ce ne fut pas suffisant, ce ne sont pas les croates qui nous ont refusés, mais les hongrois qui nous ont interdits de sortir! Nous avons insisté, pique-niqué à Udvar puis sommes retournés à la frontière, les douaniers hongrois courtoisement, ont réitéré leur refus. C’est dimanche, nous téléphonons à l’ambassade (il y a un n° d’urgence pour le consulat) = une seule solution, revenir à Budapest avec Amielle pour lui faire un laissez-passer…

Donc changement de programme, nous prenons la route en direction de Pecs, où des trains directs montent à Budapest, et nous arrêtons à Villany, ville de vignoble, où nous dînons et dormons dans un hôtel tout neuf, très confortable.

Pendant qu'on pédale d'autres rament





Baja - Mohacs, le 8 août

Nous trouvions que la Hongrie manquait d’animation, hier soir, des bar-boîte ont mis la musique jusqu’à 5h du mat’, en terrasse, en face de nous, de l’autre côté du fleuve. Fabrice et les filles ont dormi sans problème, mais Céline a le sommeil plus léger… Dès 7h le camping s’active, à partir de 8h30, les équipes s’entraînent au canoë; il s’agit de canoës avec 16 rameurs, 1 barreur, et 1 personne qui donne le rythme en tapant sur un tambour. Nous les regardons en prenant notre petit déj’. Les courses sont courtes: des sprints de 150 m environ.

La manifestation va durer toute la journée, mais au bout de quelques courses, ne comprenant pas se que raconte le speaker, nous nous lassons et repartons en chemin. Il fait très chaud et sommes bien content de trouver une petite plage à Dunafaldvar, au sable gris et fin, ave 2 rochers dans l’eau. Baignade, glace et café bien sûr, achetés à un petit camping jouxtant la plage mais qui ne nous tente pas pour passer la nuit.

A Mohacs, non plus le camping (sur la rive opposée à la ville que nous rejoignons par bac, au grand plaisir de Titouane) ne nous convient pas. Nous trouvons notre bonheur dans une pension (avec un grand panneau « welcome bikers ») au centre ville, où Céline négocie une suite à 7000 forint (25 euros environ). C’est parfait!


Kalocsa - Baja, le 7 août


Petit déj’ de luxe dans notre 4 étoiles: Œuf à la coque, omelette en plus du reste. Céline fait des réserves pour le pique-nique de midi. Nous avons mis à jour le blog et téléphoné aux parents de Céline via Skype. Départ le ventre bien plein, sur une levée pas toujours goudronnée, c’est joli, mais ça demande plus d’efforts et de vigilance car c’est assez sablonneux. Sur notre droite, le Danube, à notre gauche, d’immenses champs de tournesol et de maïs souvent, de piment pour le paprika parfois. La campagne est plate et devient monotone, les différents points de vue sur le Danube ne nous lassent pas.

Nous croisons très peu de cyclotouristes (2 ou 3 par jour), c’est dommage car nous aimions bien les discussions entre cyclo le soir dans les campings. D’autant plus que les discussions avec les hongrois sont limitées par notre manque de vocabulaire (Yo reggelt = bonjour le matin, Kossonom = merci, Viszlat = au revoir). Mais ce soir, nous arrivons dans un camping/hôtel fort bien situé sur une île (Sziget en hongrois!) au centre de la ville. Deux parisiens, étudiants en médecine ayant terminé leur stage dans un hôpital en Roumanie, rentrent à bicyclette en France, un jeune couple français, refoulé à la frontière serbe pour des papiers périmés, campent aussi. Nous terminerons la soirée en discutant avec eux et en échangeant quelques adresses.

Mais pour l’heure, place au rituel: nous plantons la tente, malheureusement, les meilleurs emplacements sont réservés pour des courses de canoës le lendemain. Nous piquons une tête dans le fleuve, puis gros plat de pâtes (au gorgonzola) et promenade en ville avec dégustation de glaces…

mercredi 12 août 2009

Au pays du Paprika








Harta - Kalocsa, le 6 août




Petit déj’ en saluant les canoës qui partent petit à petit. Quand ils s’éloignent, ils ont l’air minuscules sur la largeur du fleuve, surtout par rapport à d’immenses péniches qui passent de temps en temps. Un couple sympa voyage avec son caniche sur le canoë.


L’étape du jour ne dépassera pas beaucoup les 30 km et nous prenons notre temps. Nous traversons plusieurs petits villages avant de trouver notre spot à pique-nique: à Uszod, un grand espace vert avec jeux pour enfants nous accueille. Titouane s’amuse avec d’autres enfants, une mamie prend Amielle dans les bras, fait des jeux avec les 2 filles. Elle file chez elle et revient pour nous offrir des crêpes (compote, confiture, et turos: sorte de lait caillé), des tomates et des pêches de son jardin!


L’itinéraire du jour fut en grande partie sur une levée du Danube. En nous rapprochant de Kalocsa, capitale (mondiale?) du paprika, nous avons vu quelques champs avec des piments rouges, encore sur les plantes. Arrivés en ville, face à la cathédrale (qui figure sur les camemberts hongrois!?) Un hôtel 4 étoiles nous brade une chambre. Peignoir blanc dans les chambres! La promenade/visite de la ville, mignonne et calme, se termine par une glace puis une pizza en terrasse.

jeudi 6 août 2009

2 journées de bonnes surprises !









Budapest - Rackeve, le 3 août

Le petit déj’: nous sommes les seuls clients et le buffet est bien garni. Aussi, après s’être repus, Céline rempli un sac avec les tomates; poivrons et jambon restant pour le pique-nique de midi. Un yogourt et deux pommes sont également embarqués.

Il fait trop chaud pour visiter la ville, nous serons mieux à la campagne. Nous partons de l’hôtel à 9 heures! Visite en vélo de quelques monuments rive gauche (nous visiterons la rive droite sur le chemin du retour). Arrêt à l’office du tourisme pour prendre les horaires des trains Belgrade - Budapest (il y en a 4 directs par jour). Arrêt pour acheter nos billets de bateau (hydrofoil) entre Budapest et Vienne.
Tout est réglé rapidement!

Sur notre topo, la sortie de Budapest est décrite comme éprouvante car les vélos doivent partager des routes chargées. Bonne surprise, l’itinéraire est balisé et évite toute grande voie de circulation. Sur certains kilomètres, nous filons sur des pistes cyclables toutes neuves, le topo n’a pas eu le temps de se mettre à jour!

Le parcours longe un bras du Danube, très calme, bordé de petites maisons aux jardins soignés. Souvent, nous voyons les gens arroser leurs fleurs, leurs pelouses, et aussi les espaces en terre battue pour éviter la poussière. Beaucoup de pêcheurs à la ligne
nous faisons notre pause pique-nique dans un endroit parfait: grands arbres pour l’ombre; jeux pour Titouane, le long de ce bras du Danube que nous apprécions depuis le matin. Entre les roseaux qui le bordent, les pêcheurs patientent.

Comme nous avons de l’avance sur nos étapes prévues, nous repartons avec l’idée de s’arrêter dès le 1er hébergement sympa qui nous accueillera. Mais point d’hôtel, de zimmer ou de camping par ici et nous arrivons à Rackeve, vers 19h. Nous nous arrêtons à l’entrée de la ville car il y a des thermes, couplés à un « Aqualand » (petit parc d’attractions). A priori pas d’hébergement sur place, Céline se renseigne à l’accueil, on nous propose de planter la tente pour la nuit sur le site! Baignade dans différentes piscines d’eau chaude (l’une affiche 38°), les derniers clients quittent le lieu à 20h et nous préparons notre dîner. Les piscines sont alimentées par une source d’eau à 52°.

La nuit, quelques gouttes de pluie (la météo annonçait des orages).



Rackeve - Domsod le 4 août






Le matin, il fait gris, ce qui décourage les vacanciers de venir aux thermes, nous avons la parc pour nous et nous en profitons bien. Massage pour Fabrice puis pour Céline en fin de matinée par Angela. Angela, ce n’est pas vraiment la grande blonde et fine hongroise que nous croisons souvent. Elle doit bien peser 100 kg et ne parlant ni français ni anglais, elle fait des grands signes pour communiquer. Pendant le massage, elle met des petites tapes sur les dos puis sur les cuisses. Fabrice s’est retenu de rire en pensant à un film où Louis de Funès se faisait masser!

Retour aux bains, déjeuner sur l’herbe, sieste pour Fabrice! Et nous reprenons la route vers 17 heures, revigorés. L’itinéraire balisé ne suit pas le topo et c’est tant mieux. Nous parcourons, entre fleuve et maisonnettes, le long de la rive gauche, une douzaine de km pour atteindre Domsod. Nous demandons si un camping existe, les gens hésitent mais nous indique une grande et belle maison en bois au bord du fleuve, sans panneau annonçant son activité. Sur une porte, un n° de tél dont nous supposons qu’il faille l’appeler en cas d’absence. Une famille hongroise nous vient gentiment en aide et un quart d’heure plus tard, le proprio arrive, nous présente l’établissement, nous ouvre un bungalow pour que nous utilisions la douche et les WC. Nous payons 2000 hu pour la nuit (environ 7 euros).


C’est complètement invraisemblable, tout est prêt pour accueillir les touristes: jardin entretenu, des serviettes et draps propres dans les bungalows, une cuisine avec frigo et plaques chauffantes dispo… mais nous sommes le 4 août et il n’y a qu’une seule chambre occupée!


Glaces, apéro au coucher de soleil et dîner sur la terrasse.

Pour clôturer les bonnes surprises: quasiment pas de moustiques!

Déjà le mois d'août

















Esztergom - Tahitotfalu, le 1er août

Aujourd’hui Amielle atteint ses 8 mois, elle goûtera de nos glaces pour fêter l’évènement!
Après une bonne baignade dans la piscine du camping, nous atteignons facilement Visegrad pour ce qui devrait être notre courte étape du jour. Mais le camping est au bord de la route et n’a pas de piscine! Nous franchissons par bac le Danube pour atteindre la rive gauche, pique-niquons sur la plage et prenons de l’avance pour le lendemain. Re franchissement du Danube au niveau de Vac, puis nous traversons une petite île (où le camping n’existe plus) pour arriver à Tahitotfalu. C’est bon, la piscine est là! Baignade et gros plat de pâtes!




Tahitotfalu - Budapest, le 2 août






Baignade matinale, et pédalage jusqu’à la très joli ville de Szentendre. C’est une ville en pente sur la rive droite, aux ruelles pavées. C’est une ville d’artistes annonce le prospectus de l’office du tourisme, et nous croisons de nombreux peintres. L’atmosphère est agréable, les gens ici, ont l’air de bien szentendre.







Il fait très chaud, nous allons à la sortie de la ville, sur les bords du Danube, à l’ombre de grands arbres pour la pause pique-nique. Puis nous repartons vers Budapest. Beaucoup, beaucoup de monde au bord du Danube, avec des plages, des piscines, des bars… Nous nous apercevrons le soir que nous sommes dimanche et les budapestois ont fui la chaleur de la ville.







Depuis Vienne, nous nous étions dits que nous ne logerions pas en camping dans les grandes villes. Donc nous recherchons un petit hôtel, tout en découvrant la ville, le magnifique et imposant Parlement. Après plusieurs visites de chambres d’hôtel, une réceptionniste d’un hôtel trop chic pour nous, nous conseille un hôtel proche de la gare principale, qui vient d’ouvrir et aura des chambres disponibles. C’est là que nous passons la nuit, l’hôtel a ouvert il y a 2 semaines, tout est neuf. Seul point négatif: pas de climatisation, le ventilateur restera en fonction toute la nuit!

Plage ou piscine?



Tata - Esztergom, le 31 juillet


Nous nous rapprochons de Budapest, et du virage à 90° qu’effectue le Danube juste auparavant. C’est la région la plus touristique de la Hongrie après le lac Balaton. Le Danube, ponctuellement exploité par des barrages, endigué, délesté par des canaux, maintient ici, et sur plusieurs km, un environnement naturel.


Comme c’est touristique, les hôtels et campings s’équipent (de piscine) ou se placent près de petites plages sur le Danube. Piscine à Gyor et Komaron, plage à Tata, et de nouveau piscine ce soir à Esztergom. C’est une joyeuse récompense après les efforts de la journée: environ 10 km de montée dès la sortie de Tata, au milieu des vignes, pour atteindre un joli point de vue sur la vallée du Danube. Le vin s’appelle Top Hill (le sommet de la colline) et le mérite bien!


Descente jusqu’au rivage, 9 km de route à partager avec les voitures, pas très sympa, mais les hongrois conduisent prudemment. Pause pique-nique puis piste cyclable et petite route d’où nous apercevons la basilique d’Esztergom, bâtie sur un rocher dominant le Danube (nous commençons à en avoir vu pas mal des monuments dominant le Danube!). Nous arrivons au camping où, sans avoir encore planté la tente, nous piquons une tête dans la piscine! Titouane « nage »!


Gros plat de pâtes et petite promenade en centre ville où sur la place principale, une scène accueille un orchestre de jazz. Nous savourons une bière blonde, Titouane danse, et nous retrouvons nos amis cyclotouristes bretons de Bordeaux, avec lesquels nous échangeons nos impressions sur les côtes franchies ce jour.