dimanche 25 juillet 2010

Souper au Château Bahia

Vendredi 23 juillet
Matapédia - Pointe à la Garde

40 km


Nous fêtons ce jour, notre 1er mois de vacance. Il est passé si vite! Heureusement il nous en reste encore 1! Nous longeons la rivière Restigouche, haut lieu d’une bataille qui vit la France défaite face à l’Angleterre. Il y avait la Nouvelle-Angleterre et la Nouvelle-France, il ne restera plus que la Nouvelle-Angleterre. Certains affichent le drapeau acadien (bleu-blanc-rouge avec une étoile dorée) devant leur maison, d’autres le drapeau du Canada. D’autres encore, celui du Québec… Nous sommes à la frontière avec la province du New-Brunswick, et 1/3 de la population est anglophone.
Pour fêter notre anniversaire de vacance, nous campons, soupons et petit déjeunerons demain, au château Bahia. C’est un château en bois, construit par un québécois il y a une trentaine d’années, qui avait toujours rêvé d’habiter dans un château. Il n’avait pas de plan d’ensemble et a construit son château année après année, selon l’inspiration et les visites d’autres châteaux.

Nous soupons dans une grande salle éclairée de bougies: excellent saumon frais, et très bon gâteau aux framboises. Comme il n’a pas la licence pour vendre de l’alcool, nous avons amené des bières pour accompagner le repas. Cela se fait souvent, il y a même des restos qui affichent « amener votre vin » sur leur devanture.

Camping sur le terrain de soccer





Jeudi 22 juillet

Sainte Florence - Matapedia

48 km

Aujourd’hui nous continuons la descente de la Matapedia jusqu’à la jonction avec la rivière Ristigouche au niveau du village de Matapedia. C’est vraiment la région de la pêche au saumon, la plupart des touristes qui s’arrêtent, sont là pour la pêche, les autres continuent vers la baie des chaleurs et la pointe de la Gaspésie.

Au village de Matapedia, il n’y a pas de camping officiel, mais le club de canoë propose quelques emplacements gratuits pour les cyclotouristes. C’est aussi au bord d’un terrain de soccer (football). Nous prenons l’apéro en regardant l’entraînement des benjamins locaux. Les équipes sont mixtes, il y a autant de filles que de garçons qui tapent dans le ballon. Amielle et Titouane regardent, fascinées, les différents exercice de l’entraînement, si bien que l’entraineur leur prête 2 ballons dans lesquels elle vont shooter le long de la touche pendant une heure!

Au pays de la pêche au saumon




























Mercredi 21 juillet

Val brillant - Sainte Florence

50 km
Après l’étape d’hier jusqu’au lac Matapédia, nous allons pendant 3 jours, descendre la rivière Matapedia, puis la Ristigouche jusqu’à la Baie des Chaleurs, estuaire donnant sur l’Atlantique. Nous avons changé de bassin versant (nous étions côté fleuve Saint Laurent) et devrions avoir une dominante de descente.

Le journal local annonce une ouverture de la pêche au saumon exceptionnelle, apparemment les prises sont belles; tout au long de notre itinéraire, nous apercevons des pêcheurs au milieu de la rivière, sur de petites barques. Ils pêchent à la mouche.
Nous arrivons dans un petit village, Sainte Florence, qui fête son centenaire. Chaque maison affiche un petit écriteau avec 100 ans marqués en gras ainsi que le nom des heureux propriétaires. Le village est doté d’un minuscule camping, avec 12 emplacements, le long de la rivière dans laquelle nous prenons notre bain quotidien.

Les autres campeurs (caravanes ou camping-car) sont tous des pêcheurs. C’est aussi le camping le moins cher du voyage (12 $).

Une seule alerte, c’est notre première confrontation avec les maringouins.

Etape de montagne












Mardi 20 juillet
Mont Joli - Val Brillant
63 km
Petit déj’, courses pour le pique-nique et en route pour le lac Matapedia, nous sommes sur les vélos à 9h30, c’est un record matinal. L’étape du jour est assez longue (nous appelons longue étape tout ce qui dépasse les 60 km) et vallonnée, c’est presque une étape de montagne. Nous passons du bassin versant dans le fleuve, au nord de la Gaspésie, au bassin versant dans l’atlantique, au sud.

Pause à Saint Moïse, où je vais demander de l’eau dans une banque (l’équivalent du crédit agricole) car il n’y a pas d’autre commerce. Le banquier me recommande de ne pas louper Restigouche, haut lieu d’une bataille franco-anglaise qui vit la France perdre ses colonies.

L’itinéraire quitte enfin la grande route et surplombe le lac Matapedia avant de rejoindre Val Brillant, petit village sur la rive ouest. Le camping est idéalement placé et notre site a les pieds dans l’eau. Baignade, puis, la gérante du camping nous ayant gentiment prêtée un barbecue électrique, nous dégustons des steaks grillés.

A nous la Gaspésie












Lundi 19 juillet

Rimouski - Mont Joli
39 km
Nous remercions nos hôtes, Céline va chercher son vélo chez le vélociste, en profite pour acheter une veste et un Tshirt de cyclisme à - 70% (en solde), nous décampons. Quelques courses (cartouches de gaz) car nous sommes dans la dernière grande ville avant quelques temps et nous pédalons le long du fleuve sur un très bel itinéraire: Pointe au Père, Sainte Luce et nous poussons jusqu’à Sainte Flavie car les filles dorment dans la remorque. Ça y est nous sommes en Gaspésie. Grande pause pique-nique et jeux, puis nous pédalons quelques km jusqu’à Mont Joli où nous sommes très gentiment accueillis par Manon et Steeve, un couple du réseau Couch Surfing (mais aussi recommandé par la Famille à Vélo).
La soirée est très agréable, nous discutons de la suite de notre parcours et voyages aux quatre coins du monde. Nos hôtes, bien que prévenus le jour même, nous ont préparé deux chambres dans leur maison datant de 1900, très bien entretenue et qui a beaucoup de charme.

mardi 20 juillet 2010

Colonie de phoques à Cap Caribou







Dimanche 18 juillet

Parc national du Bic - Rimouski
25 km
Grand soleil au réveil, nous nous activons pour être au rendez-vous des phoques! A Cap Caribou, à la marée descendante (à partir de 10h), un guide du parc sera présent pour commenter l’arrivée des phoques. Nous y allons en vélo (les autres campeurs prennent leur voiture pour faire 2 km…). Nous arrivons sur la grande plage vers 9h30, mais les phoques ne sont pas là, ou plutôt, nous ne les voyons pas car ils sont dans l’eau. Vers 10h un premier phoque émerge et se hisse sur un rocher pour se prélasser au soleil. Pendant un ¼ d’heure, il est tout seul, mais les rochers émergent aussi petit à petit et d’autres phoques arrivent. Nous les voyons nager, sauter comme des dauphins, choisir un rocher et s’y hisser laborieusement.

Le spectacle est fascinant, Titouane observe ces gros « patapoufs », tandis qu’Amielle joue dans le sable. Nous les observons une bonne heure avant de revenir vers notre tente. Titouane n’a pas encore vu d’ours ni de baleines, mais elle a déjà vu des écureuils, des raton-laveurs et des phoques!
Pique-nique à la sortie est du parc, avec un joli point de vue sur les îlots et beaucoup de vent. Puis vélo jusqu’à Rimouski. Nous y avons le contact d’une personne via le réseau "warm shower"
C’est un jeune homme (31 ans) qui vit en coloc et nous prête son jardin pour planter la tente. Céline monte la tente pendant que Fabrice amène le vélo à la réparation, courses en ville, souper et discussion avec Julien, notre hôte sur les voyages et l’inter culturalité.
PS: Nous avons dépassé les 1000 bornes...

Où est passée la montre de Céline?



Samedi 17 juillet

Trois Pistoles - Parc National du Bic

45 km

Evidemment, quand on fait du vélo et qu’on s’affiche avec une montre Festina, le doute s’installe. Céline est-elle dopée ou non? Son régime alimentaire est très précis:
* déjeuner (rappel = petit déj’ au Québec) : 300 g de yoghourt, 200 g de céréales, 1 litre de thé vert, 2 tartinades au chocolat;
* dîner (= déjeuner) : 2 ou 3 tomates, 32 rondelles de concombres, 2 tranches de jambon, 200 g de fromage, le tout sur de grandes tranches de pain, une salade de fruits frais. Puis quelques biscuits de type « petits écoliers » avec un café noir.
* Souper (= dîner): 200 g de pâtes, 1 paquet de chips en attendant que les pâtes cuisent, 50 cl de bière blonde, quelques biscuits aux céréales parfois avec une tisane.
Mais depuis hier soir et la disparition de la Festina, tout semble se dérégler. Pas envie de yaourt ce matin, une recherche de la montre dans l’ensemble du camping, une enquête auprès des vacanciers… La dernière fois que Fabrice a vu la montre, c’était dans la salle communautaire du camping, Amielle jouait avec.
Nous décampons et jetons un dernier coup d’œil à la salle communautaire, il y a des cordes à sauter avec lesquelles les filles s’amusent. Amielle tente d’en mettre une dans une grande poubelle… Les poubelles, bien sûr! Nous n’avons pas fouillé les poubelles! Nous nous y mettons et au milieu de quelques détritus, Fabrice retrouve la montre Festina!
Nous pédalons jusqu’au Parc et paf! Céline casse un câble de changement de vitesse. Obligée de continuer sur le même braquet jusqu’au lendemain car nous n’avons pas le matériel pour réparer ce type de casse. Quelques gouttes tombes. Fabrice va visiter un « camping rustique »: 9 emplacements au bord de l’eau, sans services, c’est plutôt réservé aux canoës, et ce soir, c’est complet annonce un agent d’entretien. Le même gars propose d’accompagner Céline et les filles en voiture électrique jusqu’au grand camping de l’autre côté du Parc (4 km), il n’y a pas de place pour Fabrice qui continue en vélo.
Formalités réglées nous allons sur notre emplacement et alors que nous commençons juste à planter, un gros orage s’abat sur nous!, Les filles sont à l’abri dans la carriole, mais la tente est trempée! Fabrice passera une bonne demi-heure à la sécher. Souper dans la salle communautaire et dodo!

Vive le vent dominant

Vendredi 16 juillet

Isle Verte - Trois Pistoles
39 km

Etape assez courte aujourd’hui, nous prenons notre temps surtout que le vent (dominant) souffle enfin de nouveau en notre faveur.
L’itinéraire emprunte une route secondaire avec une circulation quasiment nulle. Nous sommes à la campagne. Pendant une vingtaine de km, avant d’arriver au niveau de la rivière Trois Pistoles, encaissée. Descente jusqu’au Saint Laurent et une grosse côte pour remonter vers le centre de la petite ville de Trois Pistoles. Avant la ville, nous avons vu un des deux campings de la commune, mais nous préférons aller vers le second (le camping de la plage) 5km après, le long de la piste cyclable, cela nous fera gagner du temps pour le lendemain et l’entrée au Parc National du Bic.
Nous ne regrettons pas notre choix, bénéficions d’un emplacement en bordure du fleuve, tout à côté de la plage. Nous en profitons, même si l’eau est froide (elle le sera de plus en plus au fur et à mesure que nous nous rapprocherons de l’Atlantique: on nous promet une eau à 4°!). Marcher dans l’eau fait du bien aux jambes, nous profitons aussi de la piscine bien sûr. Sympathique souper avec un très beau coucher de soleil. Seul problème, Céline a égaré sa montre…

Réserve nationale de la Baie de l'Isle Verte

Jeudi 15 juillet

Rivière du Loup - Isle Verte

37 km

Au Canada aussi existe les soldes. La veille Fabrice a repéré un magasin North Face affichant jusqu’à 70% de réduction, non loin de notre bivouac. Après avoir décampé, et tandis que les filles sont aux jeux, Fabrice va magasiner et revient avec un T-shirt rouge qui va remplacer un de ses (vieux) T-shirts de sport (il les avait portés pendant 2 mois l‘été dernier).

Nous avons les jambes en coton après les efforts de la veille et envisageons de réduire notre étape qui prévoyait 65 km. Surtout qu’une grande partie traverse la réserve nationale de Faune de la baie de l’Isle Verte, par des pistes en gravillons qui ralentissent le rythme. Nous traversons des zones humides où niche une espèce de canard, le canard noir. Nous pique-niquons au milieu de nulle part, face à l’île verte qui doit être distante de 3 ou 4 km. Il y a l’île verte au milieu du fleuve, et le gros village « Isle Verte » sur le rivage, c’est là que nous comptons dormir.
Après encore quelques km de gravier, nous arrivons au village et apprenons au point info que le camping a fermé. Cependant, on nous indique un endroit où souvent des camping-cars passent la nuit, non loin du quai pour le traversier qui relie l’île verte. Si les camping-cars s’y arrêtent, pourquoi pas une tente? Nous faisons une rapide toilette dans les WC du point info et allons dans une aire de jeux pour faire le point: courses, goûter, visite du site pour le bivouac et le plein d’eau pour la soirée.
A 500 mètres de l’embarcadère, au milieu d’une zone humide, nous plantons la tente sur un terrain aménagé pour la découverte de la zone: des panneaux explicatifs, des sentiers, des belvédères nous entourent.
Le site est parfait pour passé la nuit, sur le parking, un immense camping-car (aussi grand qu’un autobus) vient se garer. A 19h45 nous avons vu le traversier partir pour l’île, il ne traverse que 2 fois par jour, à marée haute, prochain départ 7h45 demain. Nous testons nos équipements contre les moustiques: spray et spirale. Il est presque 21h, Céline couche les filles, aucun autre campeur ne devrait venir, nous sommes très à l’aise.
Mercredi 14 juillet

Rivière Ouelle - Rivière du Loup
70 km

D’abord, ce sont les corneilles qui me réveillent, puis c’est Amielle en train d’essayer d’ouvrir un paquet de céréales. Nous la recouchons entre nous, elle se rendort, mais gigote pas mal. Je me réveille définitivement à 7h30 et file à la salle communautaire pour écrire des articles pour le blog. A 8h j’achète du lait et de la confiture de fraises chez le dépanneur et je retourne à la tente préparer le petit déj’. Céline et Amielle sont en train d’émerger. L’épais brouillard se dissipe lentement et nous finirons de manger au soleil.
Nettoyage des vélos, jeux pour les enfants, rangement des affaires et à 11h nous sommes prêts à partir, mais c’est aussi l’heure d’ouverture de la piscine dont nous profitons jusqu’à midi. Cependant, Céline a téléphoné à un contact du réseau « Warm Shower » proposant d’héberger des cyclotouristes à Rivière du Loup. C’est sur notre itinéraire, à près de 70 km. Il n’est pas présent mais nous propose d’occuper son jardin en son absence: grande pelouse épaisse et robinet d’eau, c’est tout ce qu’il nous faut.

Pause pique-nique à Kamouraska, très joli village avec la vue sur plusieurs îlots du fleuve, de charmantes bâtisses et quelques petites boutiques. Il y a des fumoirs à poissons et nous nous offrons un pique-nique au saumon fumé et crevettes. Sur le fleuve, une brume persiste qui vient de temps en temps, poussée par le vent, nous rafraîchir sur le rivage. Arrivés à Saint-André qui devait être notre étape du jour, les filles dorment dans la carriole, nous décidons de continuer jusqu’à Rivière du Loup. Nouvelle pause vers 18h à Notre dame du portage, c’est marée haute et nous profitons de la plage.

En entrant à Rivière du Loup, nous faisons les courses dans une grande surface: IGA et arrivons fatigué mais contents chez notre prêteur de jardin. C’est le 14 juillet, 2 personnes nous ont souhaité bonne fête en chemin.

A bientôt Danielle, Lison, Louis



Mardi 13 juillet

Saint Jean Port Joli - Rivière Ouelle

44 km

Photo de famille et nous reprenons la route. Ma béquille qui avait montré des signes de fatigue dès les premiers jours me lâche définitivement. J’en avais cassé une l’année dernière, c’est difficile de trouver une béquille pour vélo qui supporte le poids transporté.

Nous avons toujours le vent de face, je commence à ne plus croire à cette histoire de vents dominants vers l’est. Journée classique et tranquille. Arrivés à Rivière-Ouelle, le camping est à 4 km, sur le cap, dans un endroit superbe mais dans le brouillard et le froid! En une vingtaine de kilomètres, le climat a complètement changé. Nous avons à peine le temps de planter la tente qu’une averse s’abat sur nous. Ce soir, nous souperons dans la salle communautaire. C’est grand, il y a des jeux pour les enfants, une table de ping pong, des baby foot…

Pause à Saint Jean Port Joli





Lundi 12

Saint Jean Port Joli
0 km

Louis dispose d’un quad, il embarque les 4 enfants et fait le tour du jardin avec eux, les enfants adorent. Puis il nous accompagne visiter la maison de son fils, Frédéric. C’est un grand domaine avec forêt, érablière, verger, champ, rivière qui appartenait à Louis et Lison. Une maison au milieu, en très mauvais état. Fred leur a racheté le tout et a retapé la maison, avec l’aide de sa femme Claudia. Chaque année, Fred et Louis produisent environ 500 cannettes de sirop d’érable!

Quand nous avons traversé Montmagny la veille, nous n’avions pas vu un joli parc municipal avec des jeux d’eau. C’est là que nous pique-niquons. Fabrice a même le plaisir de faire une sieste. Les enfants s’amusent bien et s’endorment dans la voiture lorsque nous allons visiter Saint Jean Port Joli. Louis nous explique l’histoire de la ville et nous montre les endroits intéressants. C’est un lieu très renommé pour ses sculpteurs, mais nous n’avons pas la place dans la carriole!
En face de chez Danielle et Louis, un sculpteur a son atelier, c’est un ami de Louis et nous lui rendons visite, il a de très belles réalisations, plus un vieux camion qu’il a remis en marche et un B12 (Bombardier). C’est un minibus des neiges: patins à l’avant, chenilles à l’arrière, il peut transporter 12 passagers. Cela fait 2 ans que Maurice Harvey le rénove.
Souper avec Lison et ses petits-enfants, Fred et Claudia et leurs 2 enfants, Danielle et Louis.

Vive l'accueil Québécois!

Dimanche 11 juillet

Berthé-sur-mer - Saint Jean Port Joli
53 km
Réveil, déjeuner, visite des poules du voisin pour Titouane, photo de famille et nous reprenons notre route en ayant vivement remercié nos voisins. Aujourd’hui, le vent du nord est nous est défavorable et bien que le nombre de km soit le même qu’hier, c’est plus difficile. Pause pique-nique à Cap Saint Ignace, dans une halte municipale aménagée avec la vue sur le fleuve, à l’endroit d’un ancien débarcadère dont l’historique et celui du village est décrit sur de petits panneaux. Les filles ramassent des framboises sauvages pour le dessert!
Nous remontons sur nos bicyclettes pour les 25 derniers km et arrivons chez Louis et Danielle, à Saint Jean Port Joli. Leur maison que Louis a en grande partie construite, a quasiment les pieds dans l’eau, à marée haute. La vue sur le fleuve Saint Laurent est magnifique, « le plus beau couché de soleil du monde » nous promet Louis. La visite du village sera pour demain, ce soir nous enfilons nos maillots (costumes de bain pour les québécois) et nous baignons dans le fleuve, tout à côté de la maison.
Avant le souper, Lison nous rejoint avec ses 2 petits enfants, Frédérique et Thierry. Tout le quartier appartenait au grand-père de Louis, ses petits-enfants ont hérité des terrains et ont construit des maisons, si bien qu’il y a plusieurs cousins et cousines dans le voisinage.
Auparavant, Danielle et Louis avait un petit chalet au bord de l’eau, comme résidence secondaire car ils habitaient à Québec. Désormais ils vivent à Saint Jean Port Joli, Louis a fait déplacé le chalet (ça se fait de déplacer les maisons au Québec!) et a construit leur nouvelle maison, avec des grandes fenêtres sur le fleuve. Au souper nous goûtons au blé d’inde (épi de maïs)… et prenons le coucher de soleil en photo.

De nouveau sur les vélos





Samedi 10 juillet

Québec - Berthé-sur-mer

58 km

Nous quittons Louis que nous retrouverons à Saint Jean Port Joli et empruntons une piste cyclable: le corridor des cheminots, qui passe non loin de la maison de Lison et va jusqu’au vieux port en une quinzaine de km. Nous prenons le traversier qui nous avait déposés quelques jours auparavant. Au revoir Québec, ville fort agréable, surtout quand on est accueilli et guidé par de bons amis!
Nous n’avons pas pédalé depuis 4 jours, mais le vent nous pousse le long du Saint Laurent jusqu’à Saint Michel de Bellechasse, charmant petit village avec sa grande église argentée, sa marina et sa plage. Nous pique-niquons sur la pelouse, à l‘ombre de grands arbres à côté de l‘église, mangeons les meilleures glaces du voyage, d’un bar laitier artisanal, sorbets aux fruits frais!
Puis, la marée étant haute, nous profitons deux bonnes heures de la plage, Titouane fait une piscine pour les pieds avec une amie de circonstance, Amielle joue beaucoup. Chaque quart d’heure nous devons remonter nos affaires de quelques mètres car la marée monte vite!
Nous remontons sur nos selles, la route verte longe une route assez importante, le long du fleuve, de larges accotements sont aménagés pour les cyclistes. Et nous voici à Berthé-sur-mer, près de 60 km aujourd’hui plus le traversier, mais avec le vent dans le dos, la reprise n’aura pas été trop difficile.

Pauline et Alexandre Dumas (hé oui!) nous accueille dans leur résidence secondaire. Berthé-sur-mer est aussi un agréable village les pieds dans l’eau. Nous sommes encore très bien accueillis, bruschette, côtelettes au barbecue et autres victuailles finissent de nos redonner des forces. Nous échangeons longuement sur nos diverses expériences de voyages. Pauline et Alexandre ont visité la France, le Vietnam, Cuba…

lundi 12 juillet 2010

Québec !!

















3 jours dans la ville de Québec, pas un kilomètre de vélo et un formidable accueil de Lison (dans sa maison) Louis et Danielle

Mercredi 7, jeudi 8 et vendredi 9 juillet

Mercredi,


réveil, déjeuner et Louis nous dépose en ville, à l’office du tourisme où nous prenons les infos pour la visite de la ville (et les parcs ombragés pour fuir la chaleur) et le programme du festival d’été de Québec. Nous parcourons la ville haute, le boulevard Saint Jean, la colline parlementaire, Québec a un patrimoine culturel et historique important. Même s’il y peu de rues piétonnes, c’est agréable de se promener dans les rues anciennes. Les maisons ont beaucoup de charme.

Long pique-nique dans un des plus grand parc urbain du monde et nous continuons notre ballade vers la ville basse: le petit Champlain et le vieux port, Louis nous y récupère et nous profitons d’une invitation à nous baigner chez leurs amis. La piscine, cela fait du bien après cette journée sans vélo, mais avec plusieurs heures de flânerie dans Québec sous une forte chaleur (les infos annoncent les plus fortes chaleurs depuis les années 50 pour toute la semaine)!
Vers 22h, comme chaque soir pendant l’été, se produit un spectacle étonnant: le « Moulin à images », de Robert Lepage. Sur une industrie de plusieurs centaines de mètres de long, au bord du fleuve, sont projetées des images d’archives, des dessins et des petits films, mis en musique, retraçant l’histoire de la ville de Québec. Le spectacle a été créé pour les 400 ans de la ville, 2 années auparavant, et devant le succès rencontré, il est mis à jour chaque année et diffusé pendant l’été.


Jeudi,

Les filles dorment encore quand nous partons avec Louis acheter des bouteilles de camping gaz dans une grande surface. Nous revenons, déjeunons et avons prévu de magasiner. Première étape, le magasin spécialisé en vélo l’été et ski de fond l’hiver, de la belle fille de Danielle et Louis, « Demers Bicycle » (ou Demers ski de fond). Nous achetons 4 pneus de très bonne qualité (dont 2 pour la carriole).

Puis, Céline ayant oublié son unique robe dans un camping, nous allons faire du magasinage (shopping) dans un centre commercial, avec Lison, Danielle et Louis. Dans une grande surface textile (chez Simons), nous croisons Pauline, une amie de nos hôtes, Louis lui explique les raisons de notre présence au Québec et, sans hésiter, elle nous propose de nous accueillir pour une étape, à Berthé-sur-mer, sur notre itinéraire, où elle a sa résidence secondaire. Rendez-vous est pris pour samedi soir, avec son mari, ils ont l’habitude de prendre des vacances en itinérance, parfois à vélo.

En plus des grandes boutiques, il y a un parc d’attraction couvert: montagnes russes, manèges, patinoire, auto-tamponneuses… Titouane en profite, Amielle est trop petite pour les attractions mais le mouvement des manèges, les musiques mélangées l’intéresse. Ensuite, nous dînons dans l’espace restauration, avec un grand nombre de fast-food au choix. Tout cela dans le centre commercial climatisé.
Dehors c’est une forte chaleur, aussi la visite suivante est pour les Chutes de Montmorency, à quelques kilomètres de Québec. Des chutes très hautes et rafraîchissantes. Le parking est payant (autour de 10 $), c’est un peu exagéré (« c’est de l’exploitation » dira Louis) et nous nous garons à l’extérieur, marchons quelques centaines de mètres pour éviter de payer le prix fort!
Proche de chez Lison, dans le quartier historique du trait carré, sévit une chocolaterie: les « Chocolats favoris ». Sa spécialité: tremper les glaces dans du chocolat fondu, qui durcit à son contact, un régal! Puis nous nous rendons chez d’autres amis de nos hôtes pour un bain bienvenu dans une piscine!
Mais ce soir, c‘est aussi l‘ouverture du festival d‘été. Louis nous y dépose tandis qu‘il raccompagne les filles à la maison.
Dans le boulevard Saint Jean plusieurs troupes animent la rue. Sur la grande scène se succèdent des gloires de la chansons francophone, sur une plus petite scène se tient le concert qui nous intéresse: « Emir Kusturica and the no smoking orchestra » mettent une ambiance exceptionnelle. Devant la scène des barrières limitent la fosse, réservée aux détenteurs d’un PASS. Mais sur les hauteurs de la place, on peut regarder le concert gratuitement. Cela restera un excellent souvenir du voyage!
Vendredi

Pendant le festival de Québec, un endroit sur le vieux port est consacré aux enfants, c’est la « Place de la famille ». Nous y pique-niquons, Titouane et Amielle jouent dans les structures gonflables puis c’est le spectacle « la souris bouquine » où une femme déguisée en souris raconte des histoires de châteaux et sorcières.
Elles sont très attentives.
Ensuite, Céline monte avec elles dans un petit train qui fait le tour de la Place de la Famille et… arrive un gros orage. La bonne nouvelle est qu’il annonce la fin de la canicule. La mauvaise est qu’il faut trouver refuge, tout d’abord sous une tente consacrée au maquillage (en princesse pour Titouane).
Puis nous sortons de la Place à la faveur d’une accalmie qui ne dure pas. Nous nous réfugions dans un restaurant qui nous accueille gentiment pour prendre un café.
La pluie est légère, nous allons au marché du vieux port, excellents produits (de nombreux maraîchers de l’île d’Orléans), un peu chers cependant. Louis nous y récupère en voiture. Retour au quartier du trait carré pour faire la connaissance de 2 artisans:
un boulanger belge, qui emballe son pain dans des sachets en plastique. Je lui dis que c’est dommage, ses pains y ramollissent. Il m’explique que les québécois n’achètent que du pain mou, quand il vont en France, ils reviennent avec du mal aux gencives à cause des coutes dures de nos pains! Il est content d’avoir un client qui apprécie le pain croustillant et m’en sert 2 sortis peu auparavant du four.
Ensuite, direction « La fudgerie », le fudge est une spécialité anglaise, récupérée par les américains, une sorte de caramel fondant que nous ne connaissions pas. L’artisan est un passionné qui nous raconte l’histoire du Fudge, l‘arrivée de la recette au Québec, l’histoire de sa maison, de son parcours (il était chef cuisinier puis s’est spécialisé dans le fudge, le nougat, le chocolat…). Ses fudges sont à de multiples parfums (piment, orange-canneberges, poivre rose, chocolat noir…) et prennent parfois des formes étonnantes (saucissons notamment).




Qui veut voyager loin...












Mardi 6 juillet

Saint Apollinaire - Québec
54 km

Hier, j’avais crevé à quelques centaines de mètres de l’arrivée, ce matin nous doutons de la capacité du pneu à aller jusqu’à Québec. Depuis le camping, il y a sûrement un chemin qui coupe à travers bois pour rejoindre la piste cyclable par un raccourci, mais plusieurs locaux interrogés affirment qu’il faut prendre la grande route. Pendant que les 3 filles profitent de la piscine, Fabrice part à la recherche d’un passage dans la forêt. Il y a de nombreuses pistes qui partent dans la bonne direction, à travers des bois privés. J’en tente un , puis un deuxième, ils aboutissent tous à un grand espace défriché pour le passage d’une ligne à haute tension. Un animal très haut sur pattes s’avance à une cinquantaine de mètres, c’est un orignal! Je l’observe pendant plusieurs minutes, il m’a vu et avance tranquillement vers la forêt, puis y disparaît. Dommage, je n’avais pas l’appareil photo!

Je retourne au camping, tous les chemins sont trop chaotiques pour passer avec la carriole. Nous prenons la route, mais après moins de 2 km, mon pneu éclate! Une réparation difficile est à tenter. Céline propose d’utiliser du scotch de type chatterton, bleu, qu’elle a dans une sacoche. Ok ça tient jusqu’au village suivant, Saint Agapit qui dispose d’un magasin de vélo. J’achète un pneu, nous nous installons à côté de l’ancienne gare pour le pique-nique et je répare sérieusement.
Nous avons de la chance dans nos petits désagréments, mais je me promets de ne plus attendre la dernière minute pour prendre soin de nos montures.

Nous pédalons jusqu’à Lévis, qui fait face à Québec, où nous allons prendre un traversier pour le vieux port de Québec. L’approche de Québec est très joli avec le château de Frontenac, la cathédrale, l’hôtel de Ville qui surplombent la ville basse. Il est plus de 19h, il nous reste 15 km d’une piste cyclable qui traverse Québec pour arriver chez notre hôte, Lison. Nous l’avons prévenu de notre arrivée tardive, habituellement les québécois soupent vers 18h, même en été.
Bonne surprise! Alors que nous débarquons du traversier, Louis, nous accueille, il a récupéré une remorque chez un ami pour charger nos vélos, il nous évite 15 km en pleine chaleur, en fin de journée et nous conduire à un bon souper!