samedi 28 août 2010

Nova Scotia, Parcs et Plages


Samedi 28 août

Parc provincial de Rushton Beach - Parc Provincial de Fox Harbour
Km : beaucoup!


Après quelques km, nous atteignons Tatamagouche, village animé ce samedi par un marché. Nous prenons des contacts par internet à l’office du tourisme pour nos prochaines étapes, quelques courses et nous pédalons 3 autres km jusqu’à un parc jeux, plage, douche… ça paraît très sympa, mais c’est désert. Nous comprenons vite pourquoi, c’est envahi de moustiques, fuyons!!
Nous avons été très peu embêtés par les moustiques au cours de notre voyage, la plupart du temps, un peu de répulsif en soirée suffisait. Les canadiens rencontrés nous disent aussi que c’est une année sans moustique, car il pleut très peu. Ils commencent même à s’inquiéter du niveau des lacs et rivières.
Nous comprenons aussi pourquoi, les canadiens prennent autant soin de la tonte des pelouses, si l’herbe est haute, les insectes prolifèrent, et dans le présent parc, l’herbe n’a pas été coupée depuis plusieurs jours. Dans les 3 endroits suivants où nous tentons de nous arrêter, c’est idem, à chaque pas dans l’herbe, des moustiques se réveillent.
Nous trouvons refuge sur la terrasse d’une salle communautaire (équivalent d‘une salle communale en France), en bois. Pique-nique et suite de l’étape pour atteindre le parc provincial de Fox Harbour. Sur nos documents, il est signalé que nous n’y trouverons pas de point d’eau. Nous demandons à un habitant proche du parc de nous remplir nos gourdes. Il nous propose de camper dans son jardin si on ne nous autorise point à camper au parc. Il nous proposera même de dormir dans sa roulotte (caravane), garée dans son jardin.
Mais nous apprécions ce nouveau parc provincial, nous y sommes seuls et nous n’y verrons personne. Ainsi, nous profitons d’un énième magnifique couché de soleil. De plus, il y a de l’eau et tout le monde prend la douche au robinet extérieur.

vendredi 27 août 2010

Sunrise Trail








Vendredi 27 août


Parc provincial de Munroes Island - Parc provincial de Rushton Beach

44 km

Comme il fait beau, nous continuons notre habitude prise sur l’ÎPE: camper dans les parcs provinciaux situés au bord de la mer. La plupart sont de « fréquentation diurne », c’est-à-dire qu’il n’y a pas de camping, mais juste des aires de pique-nique, nous préférons encore ceux-là car nous sommes seuls à y camper et avons le par cet la plage pour nous!
C’est le cas à Rushton Beach où nous bénéficions d’un joli coucher de soleil agrémenté de vols d’oiseaux rasant la rivière ou la mer!
Auparavant, nous avons quitté Munroes Island et pédalé jusqu’à Seafoam, jeux du camping, puis glace, puis plage… des vacances presque comme tout le monde.
Quand avons-nous de nouveau changé d’avis sur notre itinéraire? Qu’est-ce qui nous a fait changé d’avis? Le train est plus confortable que le bus, mais il s’arrête à Rivière du loup à 3h20 du matin. Et nous voulons absolument faire une sortie aux baleines à Rivière. Dernier projet (le définitif?), nous prendrons le bus à Oxford, 4h après nous passerons une nuit à Fredericton au Nouveau Brunswick. Puis le lendemain, 5h de bus jusqu’à Notre Dame du Lac, au Québec, sur le sentier du Petit Temis. Ensuite 3 jours de vélo le long du sentier nous mènerons à Rivière du Loup.

jeudi 26 août 2010

Nova Scotia








Jeudi 26 août

Parc provincial de Northumberland - Parc provincial de Munroes Island



16 km



Plusieurs averses dans la nuit ont dérangé le sommeil d’Amielle, et par conséquent, du reste des occupants de la tente. Fabrice se lève en 1er vers 8h, le temps est toujours menaçant. A 9h, les 3 filles dorment toujours, donc Fabrice part en vélo au point d’information de Wood Island, d’où part le traversier pour la Nouvelle-Ecosse. Carte de la province et descriptif en poche, il revient au camping, les filles émergent, nous ne pourrons pas prendre le traversier de 11h mais celui de 13h.
Un cyclo-campeur vient à notre rencontre, à l’accueil, on lui a signalé notre présence. Il est d’Ottawa, a pris un bateau entre Rimouski et Terre-Neuve, puis un autre entre Terre-Neuve et la Nouvelle Ecosse et enfin il vient d’arriver à l’Île du Prince Edouard. Nous échangeons sur les différentes possibilités offertes par la Nouvelle-Ecosse. Nous ne sommes pas encore décidés de notre itinéraire.

A peine sur les bicyclettes que le pluie reprend, nous avons une petite heure pour voir nos messages sur internet au point info. A côté un café dans une maison en bois reconstituée comme la gare ferroviaire de Wood Island en 1905. Fabrice achète des muffins, cookies et « bretzel-pizza » pour grignoter sur le bateau.
La traversée se passe bien mais n’est pas propice aux photos: plus nous nous rapprochons du rivage de la Nouvelle-Ecosse, plus il pleut. Sûrement les immigrants écossais ont choisi ce territoire pour ne pas être dépaysés du climat!
Nous sommes quasiment décidés pour notre itinéraire final: nous pédalerons le long du Détroit de Northumberland en direction du Nouveau-Brunswick jusqu‘au 3 septembre. Puis train de Amherst à Rivière du Loup, journée du 4 septembre à Rivière avec une visite aux baleines; et le lendemain, retour à Montréal. 6 septembre.
Nous sommes maintenant en Nouvelle-Ecosse, Nova Scotia, les Canadiens ont gardé le nom en latin, au terminal du traversier. Il pleut, nous consultons les différents hébergements à proximité: à 3 km un parc provincial avec camping, à 8 km une petite ville avec des B&B. Nous irons au plus proche car le ciel est très chargé! Nous profitons d’une légère accalmie pour pédaler jusqu’au parc où nous mettons toutes nos affaires sous un abri; les filles qui se sont endormies dans la carriole, continuent leur sieste sur les tapis de sol. Céline part avec une fille de l’accueil, en voiture au supermarché, c’est très sympa de sa part! Elle parle un peu français, ayant notamment passé une année de lycée à Rodez, en France, après avoir obtenu une bourse!
Les orages sont passés, le ciel bleu revient, nous allons même tremper les pieds sur la plage, Fabrice était mauvaise langue sur la douche écossaise, le beau temps est prévu pour plusieurs jours.
A la réception, on nous prête un four micro-onde, le repas est innovant: « quiches lorraines sans croûte » et « cannelloni aux herbes », feu de camp et pain grillé.

mercredi 25 août 2010

Dernier jour sur l'Île du Prince Edouard




Mercredi 25 août

Parc provincial de Panmure Island - Parc provincial de Northumberland

53 km

Nous laissons nos affaires au camping pour faire l’aller-retour jusqu’à la pointe de Panmure Island, arrêt au phare sur le chemin. Puis nous reprenons la route jusqu’à Murray River. Une jolie baie, un dépanneur et une table de pique-nique sur le sentier de la confédération pour notre lunch. Les journées sont toujours aussi paisible sur l’ÎPE: route côtière avec très peu de trafic, longues plages de sable, falaises rouges et forêts. Nous atteignons Wood Island d’où part le traversier pour la Nouvelle-Ecosse.
Dans un article précédent, je disais que nous étions décidés pour la suite de notre parcours.
Mais renversement de situation, le loueur de voiture nous annonce des frais supplémentaires qui nous semblent disproportionnés, donc nous hésitons toujours. Ce qui est sûr, c’est que demain nous prendrons le traversier pour découvrir une nouvelle province canadienne.
En attendant, 3 km avant l’embarcadère, nous nous arrêtons au parc provincial de Northumberland, magnifique plage bien sûr, à marée basse, plusieurs personnes ramassent des coques. Un peu de vent et nous ne nous baignons pas! Nous sommes devenus difficiles après une soixantaine de bains dans différentes mers et rivières!

Nuitée dans le camping du parc avec feu de camp.

samedi 21 août 2010

Premiers tours de roue chez les madelinots









Lundi 16 août

Fatima - île de la Grande Entrée
69 km
Fabrice achète des pains au chocolat à la boulangerie « La Madelon ». Pas la meilleure selon les madelinots mais « correcte », un mot qui revient souvent dans le parler québécois. Pour nous c’est un évènement. Nous n’avons pas croisé de boulangerie depuis le Québec!

Départ vers 11h, arrêt à l’office du tourisme, puis à la COOP (supermarché) et direction le nord puisque le vent souffle dans ce sens. Paysages remarquables jusqu’à la lage de la Dune Sud. Les madelinots ont la bonne habitude d’avoir des maisons colorées, c’est très joyeux. Demain et après-demain, la météo prévoit de la grisaille. Alors, aujourd’hui nous passons l’après-midi à la plage, dans une petite crique au sable fin.

Vers 17h30 nous repartons et pédalons, pédalons, pédalons, la route est un peu monotone sur de longues langues de sable. Nous regardons quelques endroits pour faire du camping sauvage mais finalement nous poussons jusqu’à la pointe de l’est et la dernière île reliée par des ponts aux autres, l’île de la Grande Entrée. Arrivés fatigués à l’auberge-camping La Salicorne, nous soupons dans une salle commune et buvons de la bière locale: « l’écume ».

Bienvenue aux Îles de la Madeleine












Dimanche 15 août
Campbells Cove - Souris - Fatima
32 km

Depuis l’Île du Prince Edouard, nous prévoyons de prendre le traversier qui part à 14 h pour les îles de la Madeleine. Ce devrait être un autre grand moment de notre périple, tous les québécois rencontrés nous en ont dit le plus grand bien (paysage magnifique, traditions insulaires…).
Il nous faut d’abord rallier la ville de Souris, à 30 km de route vallonnée. Le bateau est très grand, comme ceux qui font la traversée de la Corse vers le continent. C’est le seul bateau qui relie les îles au continent quotidiennement, sinon il faut prendre l’avion. La traversée dure 5 heures. Les Îles font partie de la province de Québec même si elles sont géographiquement plus proches des provinces maritimes anglophones.

Céline avale 2 cachets anti mal de mer, même si c’est le calme plat. La traversée est excellente. Après un lunch dans la cafétéria, nous nous installons à côté de l’espace de jeux pour les enfants. Céline et Amielle font une bonne sieste. Fabrice filme et prend des photos de l’île du Prince Edouard, de temps en temps, nous apercevons des phoques.
Sur le pont arrière, un groupe de musique traditionnelle met l’ambiance. L’arrivée aux Îles est aussi très photographiée! Une passagère conseille Fabrice sur les bonnes boulangeries et produits locaux.

Dès le débarquement, nous filons chez nos « warm shower ». Catherine et Alexandre, avec leur fils Damien qui a l’âge d’Amielle nous attendent. Nous plantons la tente dans leur jardin avec une jolie vue sur la baie. Comme c’est dimanche, nous avons trouvé le supermarché, avant l’embarquement, fermé. Heureusement nos hôtes nous dépannent d’un sachet de spaghetti et de sauce au basilic. Ils nous donnent aussi des conseils pour la visite des îles.

Le phare d'east point


















Samedi 14 août
Campbell Cove
34 km

Comme décidé la veille, nous ne décampons pas et passons la matinée à la plage; nous sympathisons avec Vincent et Maëlle, les parents de Salomé et Ulysse avec qui Titouane et Amielle construisent divers châteaux de sable et surtout des barrages et des canaux d’une source d’eau glacée, jaillissant sur la plage.
Pique-nique au camping, face à l’océan, Amielle s’endort à l’ombre de la carriole, sur un tapis de sol. Pendant ce temps nous préparons nos affaires pour une petite ballade. Direction le phare de la pointe de l’est à 17 km en compagnie de la famille française de Montréal.
En chemin, nous faisons une pause, au hameau de North Lake, annoncée comme capitale mondiale du thon! Un petit port avec une trentaine de petits bateau de pêche, un restaurant, et, certainement, une usine de transformation du thon.

Au phare, nous discutons longuement de nos impressions sur la vie québécoise et questionnons nos amis français. Retour au camping, Salomé a gentiment prêté son vélo à Titouane, relié par une « girafe » au vélo de Vincent. Titouane est ravie, elle pédale sans interruption pendant 17 km!

Les pointes de l'est















Vendredi 13 août
Saint Peters - Campbells Cove
44 km
Aujourd’hui au programme, la route côtière des pointes de l’est, la météo est toujours parfaite, exceptionnelle nous disent tous les autochtones rencontrés. Les routes nous paraissent désertes et les plages, sublimes, faites pour nous. Pique-nique sur la plage de Naufrage, Fabrice achète un club homard un peu décevant. Tout le monde joue longuement dans l’eau (environ 20 °C) et sur le sable fin.

Suite de l’itinéraire avec de jolis points de vue, champs de blé fauchés, champs de pomme de terre, océan, marais, forêts… Nous arrivons au camping de Campbells Cove, sur notre carte, il y a un grand nombre de noms de villages, annoncés par des panneaux sur la route. Mais souvent, le village n’est constitué que d’une ferme ou deux! Le camping fait des efforts écologistes: tri des déchets, douche solaire pour se rincer après un bain de mer, plus quelques conseils.
Notre emplacement surplombe la plage de 4 ou 5 mètres de falaise rouge, la falaise est constituée de sable compacté qui s’effrite avec le vent. C’est tellement bien que nous décidons d’y rester 2 jours. Titouane et Amielle se font un copain et une copine: Ulysse et Salomé, les enfants d’un couple très sympa de français habitant Montréal depuis quelques années.


Sur le Sentier de la Confédération
















Jeudi 12 août
Mount Stewart - Saint Peters
52 km
Petit déj’ animé par les arrivées de cyclistes, la partie Mount Stewart - Saint Peters du sentier de la confédération est réputée comme la plus belle de l’île. Le début de l’itinéraire longe les marais, les zones humides de Mount Stewart, puis traverse la forêt pour déboucher sur la baie de Saint Peters.
En chemin, nous avons pique-niqué à Morell, village avec un petit port sur la rivière et un parc aménagé le long. Il a aussi l’avantage d’être équipé d’un supermarché! Comme l’île est constituée essentiellement de fermes, il y a peu de densité et très peu de point d’approvisionnement, il faut être vigilant en vélo si on ne veut pas tomber en panne de céréales, Nutella, lait…


C’était bien vrai, ce tronçon du sentier de la confédération est magnifique. Le camping où nous posons nos bagages pour la nuit est accessible directement depuis le sentier, 500 m avant Saint Peters. Ce village (hameau?) comprend quand même un point d’information touristique, un restaurant, une boutique de souvenirs et une station essence. Mais le plus intéressant, c’est la baie, orientée à l’ouest, nous décidons de la longer avant d’aller à la plage pour profiter des couleurs de la fin d’après-midi.
La plage, côté océan est ventée, donc nous ne trempons que les pieds. Le sable, toujours rouge, est très fin, les paysages de rêve continuent sur l’ÎPE!


Retour au camping après de multiples arrêts-photos…

Chanterelles?

Mercredi 11 août

Brackley Beach - Mount Stewart
42 km

Pluie cette nuit, pluie ce matin, nous prenons notre temps, refaisons notre itinéraire, échangeons sur les différentes possibilités: après les îles de la Madeleine, Nouvelle Ecosse ou non? Les filles font de la gymnastique (Titouane anime et Amielle essaie de suivre son rythme) ou du coloriage.
A 13h nous sommes prêts, le ciel s’éclaircit et nous pédalons en direction du Parc National de l’Île du Prince Edouard, côté Brackley Point, à quelques km du camping que nous venons de quitter. 13h30 pique-nique au point d’information touristique sur le Parc puis 10 km le long de la côte avec d’un côté la dune et l’océan, de l’autre les marais, les rivières et les oiseaux au repos.
Après quelques autres km sur route, nous rejoignons le sentier de la confédération (sentier qui traverse l’île, réservé aux cyclistes et piétons). Il traverse de belles forêts, l’inconvénient c’est qu’il y a des moustiques dans la forêt! Nous nous arrêtons croyant voir des girolles, Céline en ramasse quelques-unes, nous sommes sceptiques, elles sont un peut trop jaunes…
Plus loin, à Tracadie, le camping indiqué sur notre carte est fermé, nous continuons jusqu’à Mount Stewart où nous demandons au point d’info si nous pouvons planter notre tente pour la nuit sur leur pelouse. C’est ok et c’est très bien, il y a des tables de pique-nique sous abri, toutefois le soleil semble être revenu pour de bon. C’est aussi un centre d’interprétation de la nature de la rivière Hillsborough. Nous visitons l’exposition représentant la faune (rats musqué, raton-laveur, castor, aigle, anguilles…) la flore et les activités humaines (surtout la pêche).

Parc National de l'Île du Prince Edouard













Mardi 10 août
Brackley Beach - Cavendish - Brackley Beach
59 km

Nous ne décampons pas aujourd’hui mais allons faire du vélo quand même: une boucle vers l’est et une partie du Parc National de l’Île du Prince Edouard, avant de repartir vers l’ouest demain. Cela nous fait gagner du temps, en plus nous avons déjà notre nourriture pour le midi et le soir. Ce matin donc, Titouane, Céline et Amielle profite de la piscine du camping pendant que Fabrice lit les courriels et découvre un nouvel article très sympa, parut dans le Sud Ouest de vendredi 6 août! Comme promis, Michel Monteil, le journaliste qui avait déjà fait paraître un article sur nous au moment de notre départ, a lu notre blog et choisit de jolies photos.

Nous partons légers, en chemin, un panneau indique pain, scones, cookies, pies… maison. Nous nous arrêtons et, dans la cuisine d’une dame au profil irlandais, découvrons une petite pâtisserie artisanale. Nous achetons des scones, des brioches à la cannelle, du pain et une tarte aux pommes (apple pie).
Nous continuons jusqu’à North Rustico en franchissant des rivières qui s’ouvrent sur des plages, des criques et des falaises de sable rouge. C’est magnifique. Le petit port de North Rustico déborde de paniers pour pêcher le homard. Photos, film, pique-nique, jeux et bain de soleil avant de repartir le long de la côte et d’entrer dans le Parc de l’IPE. C’est un petit trésor de paysage, des falaises rougeoyantes, des colonies de cormorans, une eau bleue marine et un ciel azur. Quelques ruisseaux se jettent dans l’Atlantique, l’un d’eux traverse une plage de sable fin sur laquelle nous faisons une bonne pause et une baignade dans l’eau… tiède!

Notre itinéraire nous emmène à l’entrée de Cavendish, ville qui idolâtre Anne et la maison aux pignons verts (Anna and the green gables), très fameux roman qui se déroule ici, racontant les aventures de la jeune Anne = 50 000 visiteurs japonais par an! Nous ne connaissions pas mais ne manquerons pas de lire le livre à notre retour. Un téléfilm en a été tiré et aurait été diffusé en France…

Fin de notre boucle, nous avions repéré un restaurant à quelques centaines de mètres du camping: crevettes grillées pour Fabrice, fish and purée (la pomme de terre de l’Île est très cultivée) pour les autres.

jeudi 12 août 2010

1ères impressions de l'ÎPE


















Lundi 9 août
Bonshaw - Charlottetown - Brackley Beach
55 km
Ce matin nos hôtes sont partis vers 8h, seule Céline était debout pour les saluer. Ils ont laissé la maison ouverte pour que nous puissions y prendre notre petit déjeuner (nous avons camper à côté du jardin potager). Titouane commence a avoir l’accent canadien, elle commence à faire la différence entre un camping, du camping sauvage, un couch surfer, un warm shower… Dehors c’est la grisaille.
Nous pédalons jusqu’à Charlottetown pour y faire des provisions (nourriture et aussi crème solaire, répulsif contre les insectes, couches…) car l’île étant peu peuplée, il n’y a pas beaucoup de supermarché. A noter que la capitale est à moins de 2 heures de route de toute l’île. Pique-nique dans le Parc Victoria, puis nous traversons à vélo la ville, agréable, bien fleurie, aux jolies maisons colorées, en bois, un côté british…
Nous traversons l’île pour nous approcher de la côte nord que nous souhaitons visiter le lendemain. Nous voulions faire une courte étape, mais le 1er camping ne nous plaît pas, le second est trop cher (nous n’avons pas besoin de services, c’est-à-dire d’eau ou d’électricité sur notre emplacement), le 3ème est le bon: site au bord de la rivière, piscine, grands jeux pour les enfants, internet… tout va bien et ces quelques km ne seront pas à faire demain!
Au menu du soir, pâtes fraîches (une pensée aux travailleurs du fameux restaurant U Troglu de Saint Florent) et sauce tomates-basilic et ail rôti.

NB: les filles grandissent. Dès que nous sortons l'appareil photo, Amielle montre ses nouvelles chaussures!



Bienvenue sur l'Île du Prince Edouard
















Dimanche 8 août

Port Elgin - Bonshaw

78 km

De jolis paysages au Nouveau-Brunswick, mais nous avons hâte d’être à l’île du Prince Edouard. D’abord au NB, impossible de connaître avec fiabilité les distances en km et puis, malgré les très jolies plages, c’est moins spectaculaire que la suite nous pensons.
Nous prenons une route côtière quasi déserte entre Port Elgin et le pont de la confédération à Cap Jourimain, qui nous mènera sur l’île: grandes fermes, points de vue sur l’océan et zones humides. Par la grande route (Highway) c’était 26 km, mais par la côte c’est plus de 40 km. A Cap Jourimain, nous pique-niquons rapidement en attendant la navette (les 13km de pont sont interdits aux vélos). Il y a un point d’information touristique, les infos sur l’île du Prince Edouard n’y sont pas disponibles: c’est de l’autre côté du pont!

Ça y est, nous sommes dans une nouvelle province canadienne! Nous suivons l’itinéraire touristique des « sables rouges » le long de la côte jusqu’à Victoria. En effet, de magnifiques plages et falaises de sable ocre se succèdent jusqu’au petit port. Nous ne pouvons pas trop traîner car nous sommes attendus vers 18h chez un « warm shower » et nous y arrivons à 18h10. Le souper est déjà presque prêt et ce sera excellent. Légumes du jardin, girolles ramassées dans le bois autour de la maison, viande et tofu grillés au barbecue!

Une bonne surprise en plus, Marion, notre hôte, nous propose de faire une promenade en canot au coucher du soleil. Nous acceptons bien sûr! Rame et gilet de sauvetage pour tous (y compris Titouane et Amielle) et nous voici pagayant sur la West River (rivière qui se jette à Charlottetown, la capitale de l’ÎPE). C’est très tranquille, les filles s’amusent bien. Nous remontons la rivière jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez d’eau et revenons à la maison.
Tout le monde avale du gâteau pour reprendre des forces et nous nous souhaitons bonne nuit après avoir pris quelques informations sur notre itinéraire du lendemain.
NB: les 2000 km sont dépassés

Dernière nuit au Nouveau Brunswick



















Samedi 7 août

Miramichi - Sackville - Port Elgin
45 km

Réveil à 7h malgré la fatigue car nous avons un train à prendre. Les sacoches sont déjà prêtes et à 8h30, les filles prennent leur petit déjeuner dans la carriole! Une route tranquille nous mène à la gare de Miramichi, après 10 km. La guichetière de Via Rail (la sncf locale) est très serviable. Fabrice emballe les vélos et la carriole dans de grands sacs plastique, nous enregistrons aussi la plupart des sacoches. Le train prévu à 10h30 à ½ heure de retard, ce qui laisse le temps à Fabrice de faire quelques courses. Nous pique-niquons ainsi dans le train qui actionne souvent son klaxon faisant la joie des enfants.
Tous nos bagages nous sont restitués en bon état, discussion avec un autre couple de cyclotouriste, de Montréal, puis petite pause jeux à Sackeville. Nous repartons par une piste cyclable qui relie Sackville à Port Elgin. Une petite trentaine de km à travers la campagne, il y a de petits nuages blancs, très bas, dans un ciel azur. En 3 heures de train nous avons bien changé de paysage. Arrivés à Port Elgin, nous demandons au premier passant croisé s’il y a un camping à proximité, non, mais il nous propose de camper sur son terrain, à 50 m de là. Proposition acceptée, apéro et souper sur sa terrasse avant une bonne nuit de sommeil.
NB: notre hôte a un gentil chien…