samedi 7 août 2010

Le fiasco des baleines












Percé puis Percé Campbellton

30 et 31 juillet
0 km
Ce matin, à 10 h nous sommes sur le bateau l’Amy Michael, bien décidés à voir des baleines. La promenade dure 2h30. La mer est un peu agité, le bateau transporte une trentaine de personnes. Après 5 minutes de navigation Titouane demande « quand est-ce qu’on arrive? »; Céline est accrochée à la balustre fixant son regard au loin (pas pour voir des baleines mais pour éviter le mal de mer).
Après 15 minutes, le bateau sort de la zone abritée par le rocher percé et l’île de Bonaventure, ça commence à secouer, cela ne semble pas plaire à Amielle… Après s’être agitée en râlant, elle devient toute molle et s’endort dans les bras de Fabrice. Céline est toujours accrochée, son regard n’a pas quitté l’horizon. Titouane qui voit sa sœur dormir dans les bras de son père, veut faire de même. Fabrice a donc 2 enfants qui dorment dans ses bras, et doit aussi se tenir car ça secoue et ça mouille!
Après une heure et demie sans baleine et avec un début de crampe au bras, Fabrice essaie de bouger un peu, Titouane n’est pas contente, ce qui réveille Amielle, Fabrice appelle Céline qui n’a pas changé de posture depuis le départ car il sent que cela va mal finir: « demande des sacs plastique pour les filles! ». Amielle ne prévient pas et dégobille sur son père, qui ne peut se défendre sinon il tombe par terre. Fabrice nettoie tant bien que mal les dégâts. Toujours pas de baleine, nous rentrons au port, et à 5 minutes de l’arrivée, Céline demande un sac… c’est la 2ème victime. Titouane est comateuse mais tient le coup.
Conclusion, Amielle a un côté aveyronnais, Titouane est plutôt bretonne…
Pique-nique pour reprendre des forces et petite rando (ou grande promenade) de 2,5 km de montée jusqu’au Mont Sainte Anne qui culmine à 340 m au-dessus de Percé. La vue est magnifique.
Le soir, enfin un resto, même si Céline n’est pas tout à fait remise. Fabrice mange des moules à volonté (les filles en mangent aussi) ce qui achève Céline…

31 juillet
Percé Campbellton
0 km

Aujourd’hui nous quittons le Québec. Notre traversée de la Belle Province s’est achevée par un de ses plus beaux paysages, c’est une très belle récompense. Notre autobus étant à 14h26, nous prenons notre temps, allons pique-niquer au Parc Municipal.

Le bus est un peu en retard. Normalement nous devrions avoir démonté nos vélos et les emballer dans des cartons, mais le chauffeur accepte de les embarquer tel quel. Nous avons 5 heures de trajet, y compris une heure de pause à Carleton-sur-mer. Amielle s’endort rapidement. Le bus qui était quasiment vide à Percé, se remplit au fur et à mesure des arrêts dans les villages.
Nous revoyons avec nostalgie les kilomètres parcourus. Dernier village québécois, Pointe-à-la-croix, puis un pont nous amène à Campbellton, première ville du Nouveau-Brunswick. Nous entrons dans une province mi-francophone (les acadiens), mi-anglophone… et le reste d’amérindiens.

Nous avions l’adresse d’un camping, mais la nuit tombe, et il y a une auberge de jeunesse à 200m de l’arrêt de bus. Nous demandons si nous pouvons planter la tente dans la pelouse, OK pour 10 $, nous bénéficions donc des installations de l’AJ. Céline file acheter le repas du soir (lasagnes surgelées et glace Haagen Dasz).
L’AJ est dans le phare de Campbellton, 2 petits dortoirs non mixtes. Au bord du fleuve et à 200 m du pont, la vue est agréable, le coin est paisible. Les autres hôtes sont sympas, un couple de l’Ontario avec une petite fille de 1 an, une jeune japonaise qui était dans le bus depuis Percé avec nous, un cyclotouriste arrive de nuit, il fait de longues étapes (120 km) depuis Vancouver…

1 commentaire:

  1. Excellent l'histoire de la "chasse" à la baleine. Désolée mais j'ai bien ri à la description de la balade...
    Bonne continuation!
    Sandrine de Cenon

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