dimanche 14 août 2011

Dernière promenade et retour à Bordeaux

Strasbourg - Bordeaux
Km : très peu, de la maison à la gare… puis de la gare à la maison.




Réveil et petit déj’ dans l’appart’ prêté par nos amis que nous ne connaissons que par courriel et téléphone, mais que nous avons hâte de rencontrer. C’est dimanche, dernier jour du voyage, demain sera le 15 août et nous serons encore en congé, mais à Bordeaux. Peut-être irons-nous à la plage? Ce matin nous flânons dans les ruelles et au-dessus de canaux de la vieille ville. Nous atteignons une aire de jeux sur une presqu’île. Assis sur un banc, nous cherchons des idées de prénom. Un jeune homme guyanais, à côté de nous s’intègre à la conversation. Il surveille son neveu qui s’appelle Nolhan. C’est un joli prénom mais qui est déjà celui (sans le H) d’un petit copain de l’école de Titouane.
Nous ne nous mettons pas d’accord aujourd’hui, nous avons le temps, mais nous aimerions un prénom qui se différencie des sonorités d’Amielle et Titouane. Retour à l’appart’, déjeuner, bouclage des bagages et direction la gare à 5 mn en vélo. Nous sommes et resterons seuls dans le compartiment qui accepte les vélos. Voyage très tranquille, nous retrouvons notre appartement bordelais, la « maison orange ».
Notre prochain voyage se fera à 5, nous discutons souvent sur notre future organisation et bien sûr, sur nos futures destinations.

samedi 13 août 2011

Dernière étape

Gambsheim - Strasbourg
21 Km

Ce matin nous décampons rapidement car nous avons rendez-vous. Une famille de cyclo nous prête son appartement en plein centre de Strasbourg, mais nus devons récupérer les clés avant midi ou après 14h dans un restaurant. Nous pédalons à vive allure pour atteindre le centre de Strasbourg à midi, nous récupérons les clés et nous installons dans l’hébergement prêté. Il s’agit d’un vaste appartement idéalement situé (proche de la Cathédrale) pour visiter le centre historique. Nous avons beaucoup de chance! L’appart appartient à une famille avec laquelle Céline était entrée en contact 22 ans auparavant car elle avait fait une traversée de Pékin à Strasbourg en vélo, avec 2 enfants en bas âge.
Coïncidence, il sont aussi en vacances et arriveront prochainement à Bordeaux après avoir descendu toute la côte Atlantique depuis Rennes. Nous les hébergerons à notre tour.
Mais aujourd’hui il fait très chaud. Nous mangeons et nous reposons avant de partir à pieds explorer la ville. Autre coup de chance, il y a un festival des arts de la rue. Des spectacles sur toutes les places de la ville à partir de 16 heures. Nous faisons notre sélection et allons applaudir un cirque cambodgien, des danseuses sur échasses tziganes, un funambule… et terminons la soirée par le spectacle son et lumières qui met en scène la cathédrale. C’est magnifique, les filles sont captivées et s’endorment quelques secondes après la fin du dernier spectacle.
Je dois les monter dans les bras jusqu’au 4ème étage sans ascenseur, après avoir monter les bagages un peu plus tôt dans la journée, je commence à peiner. Il faut préciser que Céline participe peu au transport de charges lourdes car elle est enceinte! Elle vient de pédaler plus de 800 km dans son 5ème mois de grossesse! Félicitations!

vendredi 12 août 2011

Tout s'arrange

Seltz - Gambsheim
48 Km

Réveil, petit déj’ et nous décampons direction l’office de tourisme de Seltz. L’OT est intégrée à la médiathèque. Pendant que la dame de l’accueil nous aide gentiment à résoudre nos problèmes de coups de fil à passer pour Strasbourg, Amielle et Titouane lisent des livres dans l’espace enfants.
Elle prolonge même l’ouverture de l’OT jusqu’à midi trente (au lieu de midi) nous prête son ordinateur pour que nous puissions envoyer quelques messages, jusqu’à ce que nous ayons assurer notre hébergement strasbourgeois. Nous la remercions chaleureusement et partons sur une piste cyclable en contrebas des levées du Rhin sur la gauche et de forêts sur la droite. Pas d’espace aménagé ni de jolie vue sur le Rhin, aussi nous prolongeons pour le pique-nique jusqu’à Drusenheim, dans un parc municipal aménagé. Le parc est un ancien bras mort du Rhin, qui a servi de décharge dans les années 70, et qui a été réaménagé en salle polyvalente, espace ludique et jardin paysagé, inauguré en 2007.
Avec nos problèmes à résoudre, nous sommes partis assez tard sur la route et nous arrivons au camping municipal de Gambsheim en fin d’après-midi. Il est situé autour d’un plan d’eau où du monde se baigne. Sous un chapiteau, il y a la buvette du camping où les associations de la ville se relaient chaque semaine pour proposer un ou deux plats à déguster. Cette semaine c’est le club d’échec qui s’emploie. Nous y mangeons des merguez et du jarret avec des frites, de la salade et de la purée. Les filles jouent à proximité entre deux courtes averses. Puis retour à la tente.

jeudi 11 août 2011

Retour en France

Lauterbourg - Seltz
22 km

Après notre longue étape de la veille, nous profitons de la plage et du soleil ce matin. Nous décampons et poussons nos vélos une cinquantaine de mètres pour nous accaparer un large espace de la base de loisirs, au bord de l’eau. Il y a des toboggans qui plongent dans l’eau.
Nous avons internet et en profitons pour chercher un hébergement « warmshowers » au centre ville de Strasbourg pour samedi soir. Pique-nique sur l’herbe et bon repos au programme. Après 5 heures de plage, nous repartons pour une courte étape vers 15h30. Les filles s’endorment dans la carriole dès les premiers tours de roues.
Nous arrivons au camping de Seltz qui offre la même configuration que le précédent: camping aménagé sur un plan d’eau large plage de sable et jeux pour les enfants éparpillés. Après manger, Céline part téléphoner pour relancer les warmshowers. Le téléphone n’a plus de batterie, elle le charge quelque instants dans les sanitaires, sort téléphoner et quand elle revient dans les sanitaires, quelqu’une lui à chouraver le chargeur. Le téléphone n’a de nouveau plus de batterie.
Impossible de le rallumer alors qu’il détient plusieurs numéros importants pour notre hébergement à Strasbourg et notamment de personnes que nous devons rappeler. Malgré une enquête dans les caravanes proches, un mot affiché au-dessus des lavabos, nous ne retrouverons pas le chargeur. Malgré cette mésaventure nous profitons de la soirée agréable.Pourtant

mercredi 10 août 2011

Gros Petit Déj' à l'Auberge de Jeunesse





Speyer - Lauterbourg
73 km

Nous mettons le réveil à sonner car le petit déj’ n’est servi que jusqu’à 9h30, c’est un peu juste pour les filles qui se réveillent habituellement après 9h. Nous nous rendons à la cafétéria, une table est réservée pour nous (avec un carton « reserviet familie Floch »). C’est un buffet « à discrétion ». Discrètement mais sûrement, nous mangeons beaucoup et mettons quelques vivres de côté pour nos prochains pique-niques!
Grâce à ce réveil matinal et au fait de ne pas avoir à plier la tente, nous sommes sur les vélos à 10h15. L’itinéraire est rapidement très sympa, dans des espaces naturelles le long du Rhin, quelques « grillhutte » par endroit (ce sont des espaces aménagés pour le pique-nique, avec un barbecue). Nous nous arrêtons à l’un d’eux pour déjeuner. Nous avons déjà fait plus de 40 km, sans vent contraire et avec un soleil pas trop chaud, nous filons à toute vitesse!
Nous repartons, et décidons de pousser jusqu’à Lauterbourg, 1er village français à la frontière, en empruntant un raccourci qui traverse une jolie forêt. Nous arrivons à Lauterbourg, prenons en photo le poste frontière qui n’est plus en activité mais a été transformé en musée de la douane.
Le camping de Lauterbourg est parfait, adossé à la base de loisirs du village, sur le plan d’eau. Pour fêter notre retour en France, je vais à Carrefour (2km) acheter du saumon fumé, des mousses au citron et de la bière pour le dîner sur l’herbe.

mardi 9 août 2011

Giboulées 2ème épisode...





Altrip - Speyer
Km: une vingtaine
Temps frais au réveil et menaçant, nous prenons le petit déj’ sous la tente ce qui amuse beaucoup les enfants, c’est une sorte de grasse matinée. Nous pédalons en affrontant encore quelques giboulées. A l’entrée de Speyer, nous achetons du pain et des gâteaux (dont ma traditionnelle Kasekuchen) et pique-niquons dans une aire de jeux pour enfants, à la faveur de quelques rayons de soleil. Puis nous allons au centre ville, c’est très joli et piétonnier. A l’office du tourisme, nous prenons des renseignements sur les hébergements ici et pour les étapes suivantes. Nous décidons d’aller à l’auberge de jeunesse pour ce soir afin de revenir visiter tranquillement la ville. Nous y allons entre deux averses.
L’AJ est très confortable, nous avons une grande chambre avec 4 lits d’une place, une table et 4 chaises, douche et WC également dans la chambre. Dehors c’est la tempête! Nous abandonnons l’idée de retourner en ville pour nous reposer tandis que les filles jouent dans un espace aménagé dans un coin de la cafétéria. Dîner dans la chambre, je mets à jour le blog, dodo.

lundi 8 août 2011

Giboulées





Worms - Altrip
42 km

Réveil et imposant petit déj’ servi par notre hôte. Nous mettons quelques aliments de côté pour le pique-nique: on ne va quand même pas laisser perdre des œufs durs et du fromage! Par la fenêtre, le ciel est bleu, mais les prévisions météo annoncent de la pluie. Nous visitons la ville à bicyclette, le cœur historique est encore ceint de murailles. Worms est le ville d’où a démarré la Réforme.
Puis nous reprenons notre chemin à travers champ, vent de ¾ face, les kilomètres ne défilent pas vite. Il se met à pleuvoir, comme des giboulées, le coup de pédale demande encore plus d’effort. Nous approchons de Ludwigshafen (rive gauche) Mannheim (rive droite); cette dernière vaudrait le détour (nous pédalons rive gauche), mais avec ce temps, nous préférons contourner l’agglomération par une piste cyclable plus directe. Dans un faubourg, à l’heure de déjeuner, en cherchant une supérette, nous nous arrêtons devant un cabinet de docteurs.
Aujourd’hui il faut enlever les points de Titouane. Je reste avec elle chez le docteur tandis que Céline et Amielle partent faire des courses. La docteure parle quelques mots de français appris à l’école 20 à 30 ans plus tôt.. Elle appelle Teddy le doudou de Titouane. L’infirmière (?) enlève les points sous l’attention de la docteur. 7 petits fils.
Un bonbon en récompense (quel que soit l’endroit où nous allons, les allemands offrent systématiquement des bonbons aux filles) et nous pédalons quelques km pour trouver un endroit dans un parc. Il y a des moustiques, c’est la 1ère fois des vacances! Une giboulée plus tard, nous repartons pour atteindre le camping d’Altrip. C’est une petite ville à côté de laquelle sont aménagés des lacs, plages, et camping. Ce doit être bien en été, pense-t-on! Les filles profitent quand même des jeux sur la plage, nous voyons un arc en ciel et nous dînons sous la tente.

dimanche 7 août 2011

Baignade le matin



Oppenheim - Worms
39km
Nous avons l’impression qu’il a plu toute la nuit, mais ce matin, il y a de belles éclaircies. Je pars au village acheter du pain et des croissants, c’est dimanche, les rues sont vides. Je grimpe en vélo dans la ville haute, quasiment jusqu’au sommet de la colline sans avoir rencontré une personne ni un commerce. Heureusement en redescendant, je trouve une boulangerie ouverte. Je reviens à la tente et nous mangeons des croissants au Nutella. Nous découvrons un peu mieux le site, il y a une longue et étroite plage de sable.
Le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Nous enfilons nos maillots, les filles leurs brassards, l’eau du Rhin est bonne, mais nous attendons une longue éclaircie pour plonger. Finalement je serai le seul à me baigner entièrement! Nous nous reposons toute la matinée sur la plage, y pique-niquons et reprenons la route vers 15h30.
En fait, ce n’est pas une route, mais un chemin de terre, parfois une piste, et comme il a beaucoup plu la veille et pendant la nuit, nous zigzaguons entre les flaques pendant 12 km. Nous apercevons deux biches à quelques mètres. Après quoi, nous sommes à proximité de Gernstein, mais il faut prendre un traversier c’est sur l’autre rive. Nous hésitons, il est encore tôt et la ville intéressante, Worms est à 22 km. Nous décidons d’y aller par une piste bien roulante.
Pour rentrer dans Worms nous traversons une zone industrielle puis accédons au centre historique. Sur un plan de la ville est indiqué un camping (campingplatz!) A proximité, de longues files d’attente devant un glacier, nous en achetons, Titouane et Amielle prennent chocolat (après avoir hésité avec citron et melon) Céline prend myrtille (pensant prendre mûre, mais le serveur me traduit myrtille en italien) et je prends abricot-truffe: les glaces sont très bonnes!
Je retourne au plan de la ville car peut-être que l’auberge de jeunesse est central plutôt que d’aller au camping un peu excentré. En effet, l’AJ est indiqué toute proche, j’y vais à pieds. Le réceptionniste parle français. Impossible de dormir à l’auberge, les hommes et les femmes y sont séparés le dimanche soir. Autre mauvaise nouvelle, le camping n’existe plus. Il va nous falloir trouver un hôtel.
Je reviens voir Céline, nous tournons un peu (mais il n’y a que 5 ou 6 hôtels dans le centre historique) pour comparer les prix, et prenons une chambre avec vue… sur notre glacier. Douches rapides et nous allons dîner dans un resto thaï, à dix mètres e l’hôtel. C’est très bon, c’est l’occasion de manger du poisson et des légumes que nous ne cuisinons pas au camping.

samedi 6 août 2011

Fête du vin "arrosée"

Mainz - Oppenheim
42 km
Nous hésitons ce matin, nous apprenons que l’eau des piscines voisines ne dépasse pas les 18°! Nous pensions qu’il s’agissait d’eau chaude de source, comme en Hongrie. Le ciel est gris, brumeux. Nous décampons, il tombe quelques gouttes et nous passons sans nous arrêter devant le centre thermal sans regret. Nous pédalons tranquillement le long de la rivière Main (Francfort est à 330 km) avant de la traverser et de retrouver le Rhin. Le ciel s’éclaircit et nous arrivons à ?????????
C’est la fête annuelle du vin. Malheureusement, pas de camping et tous les hôtels sont complets. Nous pique-niquons sur les bords du Rhin, il fait très chaud maintenant. Il y a la fête foraine. Les filles font un tour de manège, des nuages noirs arrivent, et c’est l’orage! Nous nous réfugions sur la scène couverte qui servira pour la musique en soirée. Je bois un verre de blanc sec.
La pluie se calme et nous pédalons 4 km jusqu’au camping d’Oppenheim. Nous avons du mal à le trouver. En effet, c’est un camping « private », c’est-à-dire qu’il faut faire partie d’un club pour y dormir. Mais juste à côté, un resto et quelques tentes: nous pouvons y camper et mettre ce que nous voulons dans une tirelire pour participer aux frais d’entretien. Nous ne comprenons pas bien le concept, mais ça tombe bien. Par contre il n’y a que des douches froides.
Le tout est dans un espace naturelle remarquable, avec une longue plage de sable entre fleuve et forêt.
Il y a des tables sous abri, nous y dînons, un groupe d’allemands (une équipe de volley qui fête la fin de la saison en vélo) nous offre de la bière. Deux hollandaises arrivent aussi en bicyclette. Ambiance sympa. Nous avons pu planter la tente pendant une accalmie alors que les filles siestaient dans la carriole.
La pluie se remet à tomber dru, nous nous couchons et dormons bien en rêvant de pouvoir nous baigner au soleil le lendemain!

vendredi 5 août 2011

Mayence (Mainz)

Heiden-fahrt - Mainz
23 km


Au moins, les km de la veille ne sont pas à refaire aujourd’hui. Nous prenons notre temps, les filles retournent à la tyrolienne découverte la veille. Il fait beau, nous partons en direction de Mainz (Mayence en français). En chemin, nous ramassons des mûres. Puis, l’entrée de la ville, c’est très urbanisé, industrialisé, mais nous sommes toujours en site propre jusqu’au centre ancien. Sur la Marktplatz, c’est le marché. Nous achetons des tomates, mirabelles, concombres, fromage et pas très loin, dans une boulangerie, des cakes aux groseilles et une part de Kasekuche (?) gâteau au fromage frais, que Titouane compare à de la flaune.
Nous allons sur les quais pour manger, il se prépare un concert de musique classique, en plein air. Mainz ayant été détruite à 80% durant la dernière guerre, le centre ancien est assez réduit autour de la cathédrale. Cette dernière contraste avec l’hôtel de ville des années 70 et un centre de congrès au bord du Rhin.
Sur la rive gauche c’est Mainz, légèrement plus en aval, rive droite, c’est Wiesbaden, mondialement connu pour ses thermes annonce notre topo. Entre les deux, plusieurs îles. Nous traversons pour aller sur l’une d’entre elle où est fort bien situé un camping, avec un large espace pour les cyclo-campeurs! Nous plantons la tente et… l’orage éclate! Le tonnerre gronde et fait peur à Amielle que sa grande sœur tente de rassurer.
Peu après, nous allons nous promener sur l’île, et nous nous apercevons que nous sommes tout proche d’un des 13 sites thermaux de Wiesbaden. Je regarde à l’intérieur, il s’agit de 3 piscines en extérieur désertées par les clients suite à l’orage. Peut-être reviendrons-nous le lendemain. Retour à la tente pour dîner, en fond sonore nous avons le concert de l’autre rive. Après le concert, un feu d’artifice, personne ne nous avait prévenu: Amielle dort depuis une minute (et ne se réveille pas) et je suis sous la douche. Seules Céline et Titouane apprécient la quasi-totalité du feu.

jeudi 4 août 2011

Oeufs coques, oeufs durs

Saint Goar - Heiden-fahrt
49 km
Réveil dans notre petit hôtel. Nous descendons prendre le petit déj’, on nous sert du fromage et du jambon, nous n’en voulons pas tout de suite… discrètement Céline les met dans un sac pour notre pique-nique de midi, ainsi que 2 œufs durs. Une particularité, comme à l’hôtel précédent, il y a des œufs servis dans des coquetiers, à d’autres tables les clients mangent les œufs à la petite cuillère. Mais, surprise quand nous cassons la coquille, ce sont des œufs durs! Et ce n’est pas qu’ils ont trop cuit, les allemands (et les hollandais) mangent des œufs durs à la petite cuillère au petit déj’.
Nous reprenons notre route pour une étape qui devrait être courte. Nous faisons une longue pause à Bacharach, avec visite de la ville fortifiée. Nous prenons des photos de maisons à colombages, tordues par les années. Certaines ont été construites au 14ème siècle!
Puis nous repartons avec au choix, 4 campings. Le premier, pas mal, mais bon nous avons envie de pédaler encore un peu, et les filles font la sieste dans la carriole. Les 2 et 3ème nous ne les verrons jamais, ils n’existent que sur notre carte. Du coup, la fin de l’après-midi approche, et comme la veille, des nuages noirs menacent. Nous pédalons en contrebas d’une levée, nous ne voyons plus le Rhin, jusqu’à la bonne surprise, le camping fait partie d’une grande zone aménagée avec une marina, un Bremgarten, un glacier et une pizzéria, le tout dans un cadre très vert. Le gérant du camping nous offre à boire avant de nous montrer où nous installer.
Nous plantons la tente et… l’orage éclate! Encore un bon timing. La météo nous rappelle nos étapes le long du Danube en Autriche où après des journées de beau temps, les orages éclataient en fin d’après-midi. Nous mangeons des flamenkuche, des frites, buvons du vin blanc (sylvaner pour moi) et de la bière. Ensuite, ballade digestive au bord de l’eau. Un aire de jeux non loin, Titouane et Amielle achèvent leur journée par une quinzaine de descente en tyrolienne chacune. Et comme quand une descend en tyrolienne, l’autre court à côté, elles finissent bien fatiguées et s’endorment rapidement!

mercredi 3 août 2011

1ère étape le long du Rhin




Koblenz - Saint Goar
41 km
Au réveil, Céline va au supermarché tout proche acheté à manger pour la journée. Nous prenons loe petit déj’ sur l’herbe, mais quand les filles se réveillent, un orage éclate. Elles mangent sous la tente, encore allongées sur leurs tapis de sol. Après deux averses, ça se calme, nous décampons. Nous disons au revoir à la Moselle et sortons de Koblenz par la rive gauche du Rhin que nous suivrons toute la journée. La piste cyclable est très bien aménaée, toujours en site propre, parfois dans la forêt, souvent le long de la voie ferrée. Le Rhin est encore plus emprunté par les croisiéristes que la Moselle. Les bateaux croisent les péniches de transport de marchandises.
Nous traversons de jolis villages, quasiment toujours surplombés d’un château, souvent en ruine « détruit par les français » indique notre topo. C’est vrai que la le fleuve a été le lieu d’intenses batailles au cours des siècles, entre les français et les prussiens, mais aussi au gré des alliances entre les divers royaumes européens.
Nous faisons notre pause déjeuner dans un espace aménagé au bord du fleuve avec une aire de jeux pour les enfants bien sûr. Nous prenons notre temps, quelques nuages gris traversent le ciel. Nous repartons et après quelques kilomètres, un nouvel orage. Le temps de mettre nos Kway, de faire quelques centaines de mètres et la pluie cesse. Il fait très chaud maintenant et nous atteignons la ville de Boppard. Au centre ville, sur la Markt Platz, Amielle et Titouane se mettent en culotte et courent autour les pieds dans l’eau d’une fontaine.
Il est encore tôt, nous n’avons pas fait 30 km, nous décidons de continuer. A l’approche de Saint Goar, des nuages noirs s’amoncellent, un nouvel orage se prépare. Nous sprintons en sentant les premières gouttes, passons un petit portail et stoppons sous le préau d’une école. L’orage se déchaîne, encore deux minutes et nous étions trempés!
Nous patientons quelques minutes, ça se calme, Céline va à l’office du tourisme. La météo annonce de la pluie pour toute la soirée alors nous décidons de dormir à l’hôtel. La dame de l’office du tourisme téléphone à un à qui il reste une chambre. C’est au cale, l’accueil y est sympa et il y a un garage pour les vélos. En plus ce n’est pas très cher, 45€ petit déj’ compris.
Nous ressortons dîner en ville, dans une pizzéria (un resto sur deux est une pizzéria en Allemagne nous semble-t-il!) et terminons le repas par une glace à 50 mètres de la pizzéria. 1,20€ le cornet à un parfum, le même à Bordeaux est à 2,50€! En plus les glaces sont bonnes, souvent fabriquées par des italiens (je demande la traduction des parfums de l’allemand en italien pour vérifier)

mardi 2 août 2011

Coblence, confluence Moselle et Rhin

Koblenz 12 km
La ville historique de Koblenz s’est développée à la confluence de la Moselle et du Rhin, entre la rive droite de la rivière et la rive gauche du fleuve. Vers 10h30 nous sommes prêts pour la visite de la ville; nous y allons en vélo, en traversant un pont sur la Moselle. Partout, des affiches « Buga 2011 », c’est une exposition dans 3 sites de la ville sur le thème des jardins. Ça attire beaucoup de monde (des dizaines de car du 3ème âge!).
Il fait chaud, très chaud, pour la 1ère fois depuis le début des vacances, on regretterait presque la fraîcheur des derniers jours pour déambuler dans la ville. La cité est très intéressante, chargée d’histoire prussienne.
Nous visitons tous les monuments, statues, fontaines, églises… prenons un petit bateau pour aller pique-niquer rive droite du Rhin. Visite du quartier de la rive droite que surplombe une forteresse. Puis nous reprenons le traversier. Glace, librairie afin d’acheter un topo sur le Rhin (nous ne sommes partis de Bordeaux qu’avec le topo sur la Moselle).
Bière en terrasse et retour au camping. Dîner, douche et dodo.

lundi 1 août 2011

Fin de la Moselle à vélo



Treis-Karden - Koblenz (Coblance)


32 km


Dernière étape de Moselle. Pendant que nous rangeons les affaires, les filles font une bonne heure de trampoline. Des bonds pendant une heure! Aussi, pendant que nous pédalons, elles ne disent pas un mot. Les paysages sont restés de vignes et de villages jusqu’à l’entrée de Koblenz. Nous pique-niquons sur une place centrale de l’un d’eux, avec une fontaine où les filles jouent à s’arroser. A cet endroit, la vallée de la Moselle est escarpée, elle ne laisse pas d’espace aménagé sur ses rivages. Les vignes sont par endroit en escalier, soutenues par des murs en pierres. Les vignerons travaillent avec du matériel treuillé pour remonter la pente.
Arrivés à Coblence, l’unique camping de la ville affiche complet. Céline questionne la réception, pour les vélos c’est ok, ouf! Il y a un espace réservé pour les tentes sans voiture, sans délimitation d’emplacement, on est un peu serré, mais il n’y a que des cyclotouristes, donc c’est une ambiance sympa (et puis les cyclotouristes, fatigués par leur journée de pédalage, s’endorment tôt!).
Ce soir, nous changeons le pansement de Titouane. Elle joue sans penser à sa blessure et utilise ses mains comme si de rien n’était.. Tant mieux, mais il faut surveiller son pansement. Très bonne nuit.


dimanche 31 juillet 2011

MécaniKe!








Neef - Treis-Karden

41 km




Copieux petit déj’ : jambon, fromage, tomate, yaourt, tartines, café, thé, lait, pâtisseries, melon… au moment de payer nous nous rendons compte qu’il nous manque 5 euros en liquide (la pension ne prend pas la carte bleue). Pas de distributeur automatique dans le village, je vais prendre le vélo pour aller au village suivant retirer de l’argent, je me rends compte que le pneu avant de Céline est crevé! Il s’agit du pneu que nous avions acheté 2 ans auparavant à Novi Sad en Serbie, une marque qui nous était inconnue, une robustesse incroyable, mais cette fois-ci, je mets un michelin à la place…
Une fois tous ces petits désagréments réglés, nous nous mettons en route.
Autre petit problème mécanique, la chaîne de Céline saute entre 2 pignons très utilisés. C’est gênant, surtout que la chaîne étant neuve, je pensais qu’elle accrochait un peu mais que ça passerait avec le rodage. Nous pédalons jusqu’au village d’Ernst où nous sommes attirés par une « sommerfest ». Sur la petite place du village, une scène, un comptoir, une structure gonflable.
Nous avions déjà vu quelques « sommerfest » de village sans nous arrêter. Il y a surtout un grand choix de gâteaux à 1,5 € la part. J’essaie de régler le dérailleur de Céline, je me rends compte que la chaîne est abîmée. Nous déjeunons puis je déplace le vélo de Céline pour voir si le réglage est bon et paf! La chaîne casse. J’essaie de réparer, mais je me rends compte que le chaînon de secours que j’avais acheté il y a 4 ans pour mon VTT n’est pas adapté à nos « nouveaux » vélos.
C’est dimanche, il y a un loueur de vélo ouvert dans le village, peut-être pourra-t-il nous dépanner? Mais en passant devant le vendeur de bière, il me propose de m’aider. Il va chercher du matériel chez lui (chaînon et gants pour ne pas se salir) et il répare la chaîne. Donkécheun!
Nous avançons quelques km jusqu’à Cochem, très jolie petite ville au centre ancien avec des maisons à colombages colorées. Des tours, portes et un château qui domine. Nous visitons en poussant nos vélos et prenons des photos malgré le temps toujours gris (mais sans pluie).
Nous repartons jusqu’à Treis-Karden (Treis rive droite, Karden rive gauche réunis pour une seule commune). Nous y trouvons un camping sur une petite île, qui paraît très bien. Toutefois la dame de l’accueil n’accueille pas Céline avec le sourire mais avec un « passeportE! » Comme Céline ne parle pas allemand et la dame ne parle aucune langue étrangère, elles ont du mal à s’entendre…
Nous plantons la tente, dînons sur une table de pique-nique et allons faire une promenade sur le petit port tout proche.

samedi 30 juillet 2011

Toujours dans les vignes














Wolf - Neef
37 km
Petit déj’ en regardant passer les cygnes, canards et péniches. Amielle et Titouane vont rapidement au bac à sable tandis que nous décampons. Le temps est frisquet, nous pédalons avec nos vestes. Nous avons lu sur un prospectus que la Moselle et ses méandres était comme un collier dont les perles seraient les villages. C’est vrai, ça vaut le voyage!
Nous faisons de petites poses photos (et pauses) dans les villages, avant d’arriver à Kaimt pour un pique-nique avec jeux, marina (une dizaine de petits bateaux), café, cygnes et canards au coin d’un camping. La météo est affichée: maximum 18° aujourd’hui! Nous n’avons pas quitté nos vestes, c’est un temps parfait pour pédaler… Heureusement, pour les jours suivants la température monterait: 21 demain, 24 après-demain et enfin 26° dans 3 jours : l’été arrive en Allemagne!
Nous reprenons notre route jusqu’à Bullay où nous avions prévu de dormir au camping, mais on nous annonce 25 € pour planter la tente, autant aller à l’hôtel pour quelques euros de plus surtout lors de la journée qui sera certainement la plus fraîche de nos vacances.
Nous poursuivons jusqu’à Neef. Je pars à la recherche d’une chambre d‘hôte, beaucoup d’endroits se réservent à l’avance, les propriétaires ne sont pas sur place, ils sont dans leurs vignes nous dit-on. Je reviens bredouille, Céline prend le relais et trouve une chambre à 45 € petit déj’ compris. Je n’avais pas visité cette adresse car, en bord de Moselle, j’imaginais un prix au-delà de 100 € !
La chambre est grande, la gérante nous amène 2 matelas pour les enfants, il y a une cuisine et une salle communes et surtout une véranda donnant sur la rivière dans laquelle nous dînons, Céline nous a préparer un risotto!