mardi 31 décembre 2013

Réveillon micro-onde

Saphli Beach – Thung Kha
60 km

Ce soir c'est le réveillon, les filles sont toutes excitées. Elles ont préparé un spectacle.
Nous avions deux choix possibles : ou bien nous arrêter à Chumphon, ville assez importante pour y passer le réveillon, ou bien aller au delà de Chumphon par les petites routes et s'arrêter dans la campagne. Notre expérience du karaoké en pleine campagne, et le Bouddha étant avec nous depuis le début de notre voyage, nous optons pour la seconde solution. Même si cette dernière est risquée : en effet, si nous ne trouvons rien dans la campagne, notre itinéraire nous mène ensuite sur un de ces autoroutes comme nous les redoutons.

Nous quittons la plage de Saphli par une petite route. Nous évitons le centre ville de Chumphon. Ici, de nombreux villages de pêcheurs sont construits entièrement sur pilotis. Nous en traversons un qui nous mène à une impasse, contraints de faire demi tour sur plusieurs kms. Toutefois, ce petit détour nous a permis de visiter ce village, la route, uniquement pour les deux roues est elle-même construite sur l'eau. Etant donnée que nous sommes en saison sèche, il y a moins d'eau, donc une concentration de déchets plus importante ! Au pied des maisons, ce sont des tas de déchets en plastique, d'emballage, qui s'amoncellent.

Nous nous arrêtons prendre un bon plat de riz dans un restau du bord d'une route de campagne, là aussi, un vendeur de glaces ambulant nous a géolocalisés !! Youpi, nous dégustons nos esquimaux avec grand plaisir.

Depuis le début de notre voyage, nous avons croisé des dizaines et des dizaines de gros serpents écrasés sur la route, dans un état de dessèchement plus ou moins prononcé. Alors que nous étions en train de chercher notre route, une dame nous interpelle, nous ne comprenons pas trop ce qu'elle nous raconte, puis elle pointe du doigt un serpent vivant cette fois ci.

Nous croisons plusieurs « pick up » remplis de grosses enceintes ou de chaises, les livrant dans des bars du bord de route. On sent que la fête se prépare. Alors que nous croisons très peu de maisons, mais surtout des cultures de palmiers à huile, ponctuellement, le long de la route de campagne, les bars « font la mise en place », la musique bat son plein. A chaque fois que nous passons devant, nous croisons les doigts pour trouver un hôtel dans le coin, mais malheureusement, aucun hôtel dans cette zone !

Nous voilà donc contraints de rejoindre l'autoroute, sans avoir trouvé d'hébergement, et la nuit tombe. Nous demandons un hôtel, on nous en indique un dans un sens. Après quelques kms, nous nous rendons compte qu'il n'y en a pas, nous redemandons à une autre personne qui nous en indique un dans l'autre sens. Ainsi, nous devons traverser l'autoroute, et rebrousser chemin...

Finalement, nous trouverons le Thung Kha Gardens Resort, dont l'entrée se situe au bord de l'autoroute, mais les bungalows plus loin, dans une vraie palmeraie très dense. Le cadre est sympa, mais c'est vraiment un hôtel de passage, pas de restau dans l'hôtel. Il est déjà tard, nous nous dépêchons de prendre nos douches. L'étape a été longue et ces quelques kms au bord de l'autoroute nous fatiguent beaucoup plus : poussière, bruit, pollution, et surtout rester concentrés et vigilants sur le trafic. Bref, nous sommes épuisés. Toutefois, nous sommes fortement motivés pour trouver un bar dansant (et surtout un restau : nous sommes affamés!) Armés de nos lampes torches et gilets fluos, nous sortons en espérant nous faire un bon réveillon.

La proprio de l'hôtel ne parlait pas anglais, mais grâce à des mimes, Céline lui avait fait comprendre que nous cherchions un endroit ou danser (ce qui avait fait beaucoup rire Titouane et Amielle). Elle nous indique donc une direction, mais semble assez floue sur le nombre de kms à parcourir. Nous poussons la carriole le long de l’autoroute sur une bande d'arrêt d'urgence assez étroite, en pleine nuit. Au bout d'1 kms, nous voyons des lumières, des tables et chaises, et une scène ! Youpi, il y a une dizaine de personnes, et des cadeaux posés sur une table. Nous demandons s'il est possible de manger (toujours en mimant!). Zut, ce n'est pas un restaurant mais une famille s'étant rassemblée pour fêter le jour de l'an.

Une lueur d'espoir nous amène à penser qu'ils vont nous inviter à passer la soirée avec eux. Mais, ils nous indiquent un seven eleven (épicerie ouverte jusqu'à 23h) à quelques kms le long de l'autoroute. Nous leur faisons comprendre que nous ne voulons plus continuer à longer l'autoroute. Très gentiment, ils nous proposent de nous y amener en moto. Fabrice part donc à l'épicerie, tandis qu'avec les filles, nous grignotons des bananes, des saucisses, tout en dégustant un bon Fanta. Séance photo, et Fantine se fait une petite copine de son âge. Nous passons un bon début de soirée.
Fabrice revient, un sac plein de plats à faire réchauffer au micro onde. C'est la seule chose qu'il ait trouvé... La famille nous propose de nous ramener avec le pick up à l'hôtel. Ils embarquent la carriole à l'arrière, et nous voilà retournés à la case départ. Ils nous offrent des barres de céréales en dessert !

La propriétaire de l'hôtel sort un micro onde de l'arrière boutique, et me voilà avec Titouane à faire réchauffer 5 plats de riz sous cellophane au micro onde pour notre réveillon. C'est tellement exceptionnel que Titouane prend en photo le micro onde. Nous dégustons nos plats dans le bungalow, accompagnés de bières bien fraiches. En dessert, des M&M's pour les filles, des barres de céréales pour nous. Pas de wifi, donc pas de musique, et pas de spectacle de danse. Heureusement, j'avais acheté à Prachuap Kiri Kan 3 fusées de cotillons qui amuseront bien les filles. A 23h30, nous nous endormons. Nous avons passé malgré tout une bonne soirée entre nous 5.











lundi 30 décembre 2013

Arbres à caoutchouc


Cap Yai – Saphli Bay
52 km

Route rurale côtière agréable dès les premiers km, nous pédalons tranquillement jusqu'à ce que nous ayons faim et que Fantine ait fini sa sieste dans la carriole, sur la gauche, au bout d'une ruelle, il me semble voir un bout de plage avec un restaurant. Nous nous y arrêtons. Quelques bateaux y mouillent dans cette zone abritée par quelques rochers sous marins. L'un d'eux revient avec plusieurs filets et deux hommes à bord. Quelques poissons pris dans les mailles sont directement chargés sur un « side-car » pour partir vers un marché.
Les enfants jouent dans le sable avec les cadeaux offerts par le moine la veille. Un couple de cyclotouristes allemands a eu la même envie de pause que nous et nous discutons un moment. Ils sont partis depuis 6 mois, ont pédalé le long de la côte ouest du Canada et des Etats-Unis, puis ont visité l'Australie, les îles Cook et les voici maintenant arpentant la Thaïlande. Ce sont des retraités sportifs !

Non seulement l'endroit est magnifique et isolé, mais de plus, un side-car vendant des glaces arrive juste à la fin de notre repas ! Nous aurait-il repérés ?!

Nous continuons notre chemin à travers des forêts de « rubber tree », arbres à caoutchouc. La région est une des plus productrices au monde. Une fois la sève blanche récupérée dans des petits bols ou des coquilles de noix de coco, on l’aplatit et pour en faire des bandes de la taille d'une serviette de plage, qu'on fait sécher sur des étendoirs avant de les revendre à l'industrie. Ne sachant pas ce que c'était au départ, Titouane avait pensé à des rouleaux de pâte à tarte étendus !

Quelques km plus loin, nous contournons l'aéroport de Chumpfon, et entrons dans son agglomération ou son aire d'influence, car les centres villes sont parfois très réduits, et le découpage en districts englobe des zones urbaines, rurales ou semi rurales. Dès la première plage et le premier hôtel, nous demandons le prix du bungalow et faisons affaire. La gérante nous informe que son mari est français. Quelques minutes plus tard, nous sommes à la terrasse de la Villa Saphli, à discuter avec lui tandis que les enfants ne se lassent pas des jeux dans le sable.

Lui-même, originaire d'Argenteuil, est un voyageur (Etats-Unis, Australie...) et s'est posé depuis quelques années en Thaïlande. Il travaille en cuisine, le menu a une tonalité européenne, mais nos vacances sont trop courtes pour avoir déjà envie de spaghetti carbonara ! Nous dînons dans un restaurant très coloré, dont les tables « ras du sol » surplombent un étang avec des nénuphars ; derrière le restaurant, un élevage de crabes.

Dans un aquarium, un gros poisson avec une bosse sur le nez répond aux toc-toc des enfants sur la vitre.








dimanche 29 décembre 2013

Scorpion sous la douche!

Bang Saphan Yai – Cap Yai (proche du)
51 km


La journée sera placée sous le signe du scorpion. Rencontre avec un premier spécimen ce matin, énorme, dans le jardin de l'hôtel.
Nous nous sommes mis en route vers 10h30 avec pour ambition une bonne étape, même si nous n'avons pas d'objectif précis pour ce soir (comme la plupart du temps d'ailleurs, nous nous laissons « pousser par le vent », et nous tombons toujours sur de superbes paysages, de bons petits restos du bord de route, et des chouettes hôtels où nous sommes toujours très bien accueillis! Peut être est-ce grâce à nos bracelets porte bonheur, offerts par les moines?!). Titouane fait ses premiers kilomètres en Thaïlande, seule sur son vélo que nous avons décroché. En effet, nous suivant une toute petite route tranquille à travers les cocotiers.
Après une bonne trentaine de km, nous déjeunons dans le site étonnant de la plage de Bang Boet. Elle est protégée par des falaises rouges, le sable et quelques galets sont rouges également. Avec les quelques bateaux colorés de pêche, le lieu, fréquenté par de nombreux touristes Thaïs est fort agréable. C'est un week-end prolongé pour les thaïs.
Nous mangeons un bon riz frit tandis que les filles jouent sur la plage.
Nous repartons sur nos vélos, sur une « rural road » très agréable, avec de jolis points de vue.
Soudain, nous apercevons un énorme Bouddha (15 mètres de haut) construit au sommet d'une petite colline. Nous décidons de nous y arrêter. Au pied du bouddha, un superbe point de vue sur la côte, très sauvage, couverte de mangrove. Il y a également un temple dans lequel des Thaï nous invitent à pénétrer. Un moine offre des cadeaux aux Thaï de passage (ces derniers alimentant copieusement des dizaines de tirelires). Ils offrent aux filles des jeux de plage et à Fantine un « pouet pouet sandwich », comme dirait Amielle (ou une Sophie la Girafe en forme de Sandwich, sans doute pleine de bisphenol). Les filles sont ravies. Il nous offre également des bracelets et des colliers pour être connectés à Bouddha. On a bien fait de venir ! Bien sûr ici aussi on nous prend en photo, et on nous invite à nous rassasier à un buffet offert par les moines.
Faute de temps, nous ne monterons pas jusqu'à l'énorme Boudha. La nuit tombe vite, et nous voulons encore pédaler quelques kilomètres.
Le Bouddha est avec nous, nous tombons sur 3 petits bungalows tout confort, au bord d'un lac, tenue par une gentille petite famille. Nous sommes les seuls clients.
Parfait, mis à part le second spécimen de scorpion qui surprend Céline sous la douche. « Self contrôle », on se rince mine de rien et on quitte la salle de bain à pas de loup. Là, vite, Céline va prévenir le Chef de famille (pas la nôtre mais la famille Thaï) qu'il y a une affreuse bestiole dans la salle de bain. Aucun membre de la famille ne parlant anglais, Céline se met à mimer le scorpion, qui ressemble étrangement à un crabe. Elle invite donc le proprio à venir voir l'affreuse bébétte dans la salle de bain. Celui ci l’attrape entre ses deux pinces pour le jeter dehors. Ouf !

Nous allons déjeuner dans un petit resto en pleine campagne, proche de l'hôtel. Nous raffolons de ces endroits « du bout du monde » où personne ne parle anglais. Fabrice se fait une joie se sortir son petit livre de la méthode Assimil, pour essayer de prononcer quelques mots en Thaï. Et cela fonctionne assez bien...Là aussi le Bouddha est avec nous, puisque c'est soirée Karaoké ! 4 énormes enceintes, un écran de tv sur lequel défilent les paroles (en Thaï, impossible de déchiffrer), et deux tables : la nôtre et celle d'une famille exclusivement féminine. Nous nous mettons à danser avec cette famille. Titouane et Amielle font un remake de flamenco façon Thaï, ce qui impressionne beaucoup nos amies. Nous passons une très bonne soirée ! Le DJ nous propose de nous mettre une chanson en anglais à la fin, il s'agira des Beatles, nettement moins exotique que les chansons précédentes. Ici aussi on nous a filmés et pris en photo à de multiples reprises !

samedi 28 décembre 2013

Matinée au Bayview Beach Resort

Bankrut – Bang Saphan Yai
39 km

Notre plus copieux petit déjeuner des vacances : omelette, bacon, fruits, yoghourts, céréales, pain grillé...et riz aux crevettes(!) avant un plongeon dans la mer houleuse ou la piscine. Nous traînons un peu ce matin car l'hébergement est très confortable. Nous discutons avec la propriétaire de l'hôtel qui a vécu plusieurs années au Danemark et s'est mariée à un danois. Sa sœur est mariée à un anglais, ils sont tous présents avec enfants pour les fêtes de fin d'année. Nous quittons le « Bayview beach resort » après la traditionnelle séance de photos, il est midi passé.

Nous déjeunons au creux d'une jolie petite baie, abritée du vent et des vagues par deux caps rocheux et reprenons la route pour dépasser Bang Saphan Yai et aboutir à proximité de la plage de Suan Luang. Nous dînons sur la plage au « Why not café » qui accueille un chanteur guitariste Thaï qui enchaîne les classiques du rock.











vendredi 27 décembre 2013

Crêpe-Pizza puis train en Thaïlande

Prachuap Khiri Kan – Ban Krut (proche de)
train + 23 km

Nous sommes dans une région où la Thaïlande partage une étroite langue de terre avec le Myanmar. Tout proche, la Thaïlande ne fait plus que 12 km de large et à la sortie de Prachuap, nous n'avons le choix qu'entre « l'autoroute » ou le train. Nous optons pour la 2ème solution qui satisfera nos poumons. Le train est prévu à 13h30, mais à midi, nous passons à la gare pour acheter nos billets et être sûrs que le train accepte les vélos, le guichetier nous indique qu'il aura une heure de retard. Nous allons acheter des cartes postales et manger des « crêpe-pizza » dans une petite boutique très rose, très kistch avec des « I love you » dessinés sur les murs.

Retour à la gare, nous achetons nos billets, il est 14h, quelques minutes plus tard, une annonce fait réagir les candidats passagers, renseignement pris, il a une heure de plus de retard. Finalement, avec près de trois heures de retard, le train entre en gare. Nous sommes surpris par la foule dans le train ! Au moment de charger les vélos dans le wagon de marchandise, le responsable annonce « full », pas possible de charger les vélos, je lui montre les billets, ça palabre entre une passagère qui a compris la situation, l'employé de la gare qui nous a vendu les billets, mais la situation est mal engagée, on nous propose de prendre ce train, nos vélos arriveraient ensuite par le train de 7 heures du soir...
Bien entendu je ne suis pas d'accord, Alors que Céline avait très difficilement pénétré dans le train avec les 3 enfants et les 6 sacoches, il faut redescendre précipitamment. Céline demande à une passagère parlant anglais d'insister pour nous auprès de l'employé. Au moment où le train donne un coup de klaxon pour annoncer son départ, le contrôleur qui refusait d'embarquer les vélos change d'avis, c'est ok, mais il faut faire très vite, les 2 vélos adultes trouvent une place dans un compartiment marchandise occupé par des moines. Céline, avec sacoches et enfants, grimpe dans un compartiment 3ème classe occupé par des scouts. Impossible de pénétrer dans l'espace où il y a les sièges. Nous restons entre deux wagons, en plein courant d'air. Une fois le train parti, Céline compte les sacoches et les filles : zut il en manque une ! Ttitouane s'était faufilée dans les toilettes, seul endroit où on pouvait respirer ! Elle ouvre la porte, me montre un trou et me dit « C'est quoi ça ? »
Nous restons en face des toilettes. Les scouts sont plutôt sympa, ils nous font une place sur une petite malle où ils s'étaient assis à douze ! Fantine s'endort profondément sur les sacoches et sur les genoux de Titouane. C'est vraiment un enfant tout terrain ! Le train est bien chargé, bruyant, brinquebalant, il traverse la brousse et les villages. De temps à autre, des vendeurs tentent de se faufiler à travers la foule. La passagère nous ayant aidé à négocier reste debout à côté de Céline afin de pouvoir nous aider à descendre du train. Nous discutons avec elle et les scouts.

Nous n'avions que ¾ d'heure de voyage, mais ce fut une vraie aventure, bien plus agréable que de longer l'autoroute !

Il est 16h30, nous pédalons depuis la gare de Thap Sakae, sur nos routes préférées, côtières, sans trafic, où les clients et propriétaires des petites gargotes de bord de route nous saluent avec des grands sourires, et nous encouragent vivement.

Nous avons du mal à trouver un hébergement qui nous convienne, la nuit tombe, nous allumons nos lumières et aboutissons à un hôtel de carte postale : un ensemble de « bungalows » en bord de plage de sable fin, avec les bougainvilliers et les cocotiers du meilleur effet. La patronne, très sympathique, voyant les enfants et la nuit tombée, nous accorde une grosse ristourne et nous loge dans une chambre familiale comptant 4 lits et 2 salles de bains, ce qui fait le bonheur des filles qui dorment habituellement au sol, sur des couvertures ! Les voilà en train de sauter de lit en lit.

Nous mangeons dans le restaurant. Il y a une balançoire et un toboggan ! Puis la famille de la propriétaire vient discuter avec nous, impressionnés par notre périple.
Ce qui est génial avec les voyages à vélo avec les enfants, c'est que cela suscite la curiosité, et de fait, les contacts se nouent très facilement !






jeudi 26 décembre 2013

Shopping or Swimming?

Prachuap Khiri Khan

Avec Amielle, nous nous réveillons avant les autres et partons au marché acheter de quoi petit déjeuner et profiter de l'ambiance matinale. Les poissons y sont déjà à griller, sur un stand, un ventilateur souffle sur les braises du barbecue. Les fruits sont à la découpe, ils sont ensuite vendus en sachets, barquettes ou smoothies.

Nous goûtons et achetons des brioches cuites à la vapeur de différentes couleurs, fourrées de quelque chose de sucré, les jaunes et vertes sont très bonnes, pas les blanches. Quelques « madeleines » du marché, des yoghourts du supermarché et nous retournons à l'hôtel où une terrasse commune pour le petit déj' avec thé, café et ovaltine (une copie de l'ovomaltine) nous attend.

Ce matin, Céline prépare son entretien d'embauche, alors je propose aux enfants, shopping ou piscine, nous ferons les deux. D'abord une paire de sandales pour Fantine (79 Baths = 2 Euros) dont elle est très fière, et un bermuda pour moi. C'est pour l'instant la seule déception du voyage, les thaïlandais s'habillent très sobrement et il y a peu de choix vestimentaires sur les étals. Nous imaginions une grande variété de robes colorées pour les enfants.

Donc, piscine de l'hôtel, resto et je propose aux filles pour l'après-midi (Céline ayant son entretien à 15h heure locale) plage ou piscine, elles choisissent la piscine et activités calmes : jeux de cartes et carnets de bord. Changer quotidiennement de lieux, pédaler, nager, courir sur la plage, marcher pour visiter les temples et marchés, nous n'avons jamais le temps de faire la sieste et les filles sont contentes d'une journée paisible au même endroit.

Céline nous rejoint un peu frustrée par un entretien assez court où elle n'a pas eu l'impression de pouvoir suffisamment exprimer sa motivation et ses compétences, mais contente qu'il ait pu avoir lieu malgré plusieurs milliers de km entre l'employeur et la candidate !

Nous continuons la découverte de la ville par le bord de mer, les grandes places avec jeux pour enfants et cours de Zumba ! Dîner comme la veille au soir au marché nocturne, avec la suite du dernier épisode des « feux de l'amour »...