lundi 30 décembre 2013

Arbres à caoutchouc


Cap Yai – Saphli Bay
52 km

Route rurale côtière agréable dès les premiers km, nous pédalons tranquillement jusqu'à ce que nous ayons faim et que Fantine ait fini sa sieste dans la carriole, sur la gauche, au bout d'une ruelle, il me semble voir un bout de plage avec un restaurant. Nous nous y arrêtons. Quelques bateaux y mouillent dans cette zone abritée par quelques rochers sous marins. L'un d'eux revient avec plusieurs filets et deux hommes à bord. Quelques poissons pris dans les mailles sont directement chargés sur un « side-car » pour partir vers un marché.
Les enfants jouent dans le sable avec les cadeaux offerts par le moine la veille. Un couple de cyclotouristes allemands a eu la même envie de pause que nous et nous discutons un moment. Ils sont partis depuis 6 mois, ont pédalé le long de la côte ouest du Canada et des Etats-Unis, puis ont visité l'Australie, les îles Cook et les voici maintenant arpentant la Thaïlande. Ce sont des retraités sportifs !

Non seulement l'endroit est magnifique et isolé, mais de plus, un side-car vendant des glaces arrive juste à la fin de notre repas ! Nous aurait-il repérés ?!

Nous continuons notre chemin à travers des forêts de « rubber tree », arbres à caoutchouc. La région est une des plus productrices au monde. Une fois la sève blanche récupérée dans des petits bols ou des coquilles de noix de coco, on l’aplatit et pour en faire des bandes de la taille d'une serviette de plage, qu'on fait sécher sur des étendoirs avant de les revendre à l'industrie. Ne sachant pas ce que c'était au départ, Titouane avait pensé à des rouleaux de pâte à tarte étendus !

Quelques km plus loin, nous contournons l'aéroport de Chumpfon, et entrons dans son agglomération ou son aire d'influence, car les centres villes sont parfois très réduits, et le découpage en districts englobe des zones urbaines, rurales ou semi rurales. Dès la première plage et le premier hôtel, nous demandons le prix du bungalow et faisons affaire. La gérante nous informe que son mari est français. Quelques minutes plus tard, nous sommes à la terrasse de la Villa Saphli, à discuter avec lui tandis que les enfants ne se lassent pas des jeux dans le sable.

Lui-même, originaire d'Argenteuil, est un voyageur (Etats-Unis, Australie...) et s'est posé depuis quelques années en Thaïlande. Il travaille en cuisine, le menu a une tonalité européenne, mais nos vacances sont trop courtes pour avoir déjà envie de spaghetti carbonara ! Nous dînons dans un restaurant très coloré, dont les tables « ras du sol » surplombent un étang avec des nénuphars ; derrière le restaurant, un élevage de crabes.

Dans un aquarium, un gros poisson avec une bosse sur le nez répond aux toc-toc des enfants sur la vitre.








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