vendredi 27 décembre 2013

Crêpe-Pizza puis train en Thaïlande

Prachuap Khiri Kan – Ban Krut (proche de)
train + 23 km

Nous sommes dans une région où la Thaïlande partage une étroite langue de terre avec le Myanmar. Tout proche, la Thaïlande ne fait plus que 12 km de large et à la sortie de Prachuap, nous n'avons le choix qu'entre « l'autoroute » ou le train. Nous optons pour la 2ème solution qui satisfera nos poumons. Le train est prévu à 13h30, mais à midi, nous passons à la gare pour acheter nos billets et être sûrs que le train accepte les vélos, le guichetier nous indique qu'il aura une heure de retard. Nous allons acheter des cartes postales et manger des « crêpe-pizza » dans une petite boutique très rose, très kistch avec des « I love you » dessinés sur les murs.

Retour à la gare, nous achetons nos billets, il est 14h, quelques minutes plus tard, une annonce fait réagir les candidats passagers, renseignement pris, il a une heure de plus de retard. Finalement, avec près de trois heures de retard, le train entre en gare. Nous sommes surpris par la foule dans le train ! Au moment de charger les vélos dans le wagon de marchandise, le responsable annonce « full », pas possible de charger les vélos, je lui montre les billets, ça palabre entre une passagère qui a compris la situation, l'employé de la gare qui nous a vendu les billets, mais la situation est mal engagée, on nous propose de prendre ce train, nos vélos arriveraient ensuite par le train de 7 heures du soir...
Bien entendu je ne suis pas d'accord, Alors que Céline avait très difficilement pénétré dans le train avec les 3 enfants et les 6 sacoches, il faut redescendre précipitamment. Céline demande à une passagère parlant anglais d'insister pour nous auprès de l'employé. Au moment où le train donne un coup de klaxon pour annoncer son départ, le contrôleur qui refusait d'embarquer les vélos change d'avis, c'est ok, mais il faut faire très vite, les 2 vélos adultes trouvent une place dans un compartiment marchandise occupé par des moines. Céline, avec sacoches et enfants, grimpe dans un compartiment 3ème classe occupé par des scouts. Impossible de pénétrer dans l'espace où il y a les sièges. Nous restons entre deux wagons, en plein courant d'air. Une fois le train parti, Céline compte les sacoches et les filles : zut il en manque une ! Ttitouane s'était faufilée dans les toilettes, seul endroit où on pouvait respirer ! Elle ouvre la porte, me montre un trou et me dit « C'est quoi ça ? »
Nous restons en face des toilettes. Les scouts sont plutôt sympa, ils nous font une place sur une petite malle où ils s'étaient assis à douze ! Fantine s'endort profondément sur les sacoches et sur les genoux de Titouane. C'est vraiment un enfant tout terrain ! Le train est bien chargé, bruyant, brinquebalant, il traverse la brousse et les villages. De temps à autre, des vendeurs tentent de se faufiler à travers la foule. La passagère nous ayant aidé à négocier reste debout à côté de Céline afin de pouvoir nous aider à descendre du train. Nous discutons avec elle et les scouts.

Nous n'avions que ¾ d'heure de voyage, mais ce fut une vraie aventure, bien plus agréable que de longer l'autoroute !

Il est 16h30, nous pédalons depuis la gare de Thap Sakae, sur nos routes préférées, côtières, sans trafic, où les clients et propriétaires des petites gargotes de bord de route nous saluent avec des grands sourires, et nous encouragent vivement.

Nous avons du mal à trouver un hébergement qui nous convienne, la nuit tombe, nous allumons nos lumières et aboutissons à un hôtel de carte postale : un ensemble de « bungalows » en bord de plage de sable fin, avec les bougainvilliers et les cocotiers du meilleur effet. La patronne, très sympathique, voyant les enfants et la nuit tombée, nous accorde une grosse ristourne et nous loge dans une chambre familiale comptant 4 lits et 2 salles de bains, ce qui fait le bonheur des filles qui dorment habituellement au sol, sur des couvertures ! Les voilà en train de sauter de lit en lit.

Nous mangeons dans le restaurant. Il y a une balançoire et un toboggan ! Puis la famille de la propriétaire vient discuter avec nous, impressionnés par notre périple.
Ce qui est génial avec les voyages à vélo avec les enfants, c'est que cela suscite la curiosité, et de fait, les contacts se nouent très facilement !






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