lundi 20 janvier 2014

Bilan, après 800 kms de velo le long du Golf de Thaïlande

De retour depuis maintenant plus de 2 semaines, il est temps de dresser un petit bilan de notre périple en Thaïlande :
Itinéraire réalisé : 800 kms de Samut Songkrham (à l'Ouest de Bangkok) à Surat Thani, le long du Golfe de Thaïlande.
Nous ne cherchons pas à faire des généralités ou à donner des clichés, mais voici simplement notre ressenti sur ce parcours.

 Les + :

- Beaucoup de routes secondaires très peu empruntées, plates, idéales pour le vélo,
- Une population extrêmement accueillante, curieuse, discrète, et très attentionnée avec les enfants,
- Une végétation extraordinaire (cocotiers, Hévéa, palmiers, fougères arborescentes, arbres fruitiers, mangrove, rizière, etc.),
- De très jolies villages de pêcheurs, maisons sur pilotis, en bois, bambou, feuilles de palmiers,
- De superbes plages désertes
- Le parc national Khao Sam Roi : des pics qui s'élèvent dans la mer, des grottes étonnantes
- De magnifiques temples dans lesquels nous avons toujours été très bien accueillis
- Globalement très peu de touristes occidentaux sur cette zone (concentrés sur Hua Hin ou sur les îles : voir les moins)
- Habitués à certains pays d'Afrique ou nous négocions systématiquement les prix, ici, nous avons essayé au départ, et nous nous sommes très vite rendus compte que le prix que l'on nous annonçait était le prix « thaï », donc pas besoin de marchander (Est ce parce que la région n'était pas touristique, ou bien parce que nous voyageons en vélo et en famille ?)
- Une atmosphère très paisible
- Le train bondé en 3ème classe : une expérience à part entière
- De nombreux hébergements très bon marché (Bungalows) en moyenne : 15 euros la nuit pour nous 5 : nous n'avions pas pris la tente, et ne le regrettons pas.
- Des cuisines ambulantes et des restaurants « de plein air », au bord de la route, offrant à manger à toute heure de la journée pour en moyenne 1 à 2 euros par personne, très bon et toujours très propre : nous avions pris notre réchaud au cas où, mais nous ne nous en sommes jamais servi! Par contre, pour le petit déjeuner, dans la plupart des bungalows, il ne le proposait pas, donc nous demandions de l'eau chaude et allions acheter quelques beignets ou bananes séchées au bord de la route.
- Bangkok : indescriptible, impressionnante, pleine de contrastes... (voir ci dessous). Nous avons vécu notamment ce contraste le jour de notre retour. Le matin, nous avons circulé à vélo dans les petites ruelles de Chinatown, afin de trouver notre chemin pour nous rendre de la gare à l'école où nous étions hébergés. En essayant de nous frayer un chemin entre les voitures, les motos, les tuk tuk, les livreurs avec des montagnes de boîtes de chaussures sur leurs diables, les piétons, les vendeurs ambulants... Tout ça dans tous les sens!
- Et l'après – midi, nous étions dans le métro aérien climatisé en direction des grands complexes commerciaux. Nous nous sommes baladés dans les immenses rues piétonnes de ces complexes. Ces rues sont séparées en deux parties avec une ligne tracée sur le sol au milieu, on « marche » à droite, sur des espèces de passerelles longeant les boutiques. Sous nos pieds : les embouteillages, des milliers de voitures, au dessus de nos têtes : le métro aérien. Ici, piétons, voitures et transport en commun sont séparés, et se superposent en hauteur, sans doute faute de place ! Rien à voir avec le chaos de Chinatown du matin...Nous avons baigné, pour la première fois du voyage, dans un univers commercial, dont nous nous étions bien éloignés en cette période de Noël !

Les - :

- Hua Hin : Petit point noir de cette côte : concentration de touristes occidentaux venus pour fréquenter des grands complexes hôteliers.
- 2 ou 3 tronçons d'autoroutes incontournables : énormément de trafic le week-end, mais heureusement, une petite bande sur le côté, empruntée par les vélomoteurs, parfois aussi les voitures, et parfois à contre sens, mais tout de même assez pratique. A plusieurs reprises, nous avons du aussi traverser ces autoroutes, à la recherche des routes secondaires. Nous avons regretté de ne pas avoir de GPS, ou de tablette, pour se connecter rapidement à Google map !

...Et rien d'autre... Que du bonheur !


Nous voulions également vous faire partager quelques extraits du livre « Thaïlande », de Arnaud DUBUS, paru aux éditions CHENE, afin de décrire cette capitale étonnante. Nous avons beaucoup aimé ce livre, dans lequel le correspondant de RFI à Bangkok, nous livre son ressenti :

« Bangkok ne s'est pas développée selon un plan d'urbanisme mais par accumulations et agrégats successifs. La mégapole s'est étendu sans fin, a avalé ses frontières, englouti les rizières de sa périphérie, ingéré les banlieues...Il en résulte un chaos architectural déconcertant où le gratte ciel côtoie la villa à l'italienne, où la voie express lance ses langues de béton au dessus du parc urbain.
Plus qu'une capitale, c'est une agglomération de plusieurs villes : celle des grands complexes commerciaux, petits univers aseptisés reliés entre eux par un réseau de passerelles et de lignes de métro aérien, celle des rues fumantes et envoûtantes chargées d'odeurs et d'aventures, et celle des grandes artères historiques où, sous le clinquant désuet, le peuple fourmille.


Bangkok est le contraire d'une ville musée. Transformez une cité lacustre en un lacis d'autoroutes et vous obtiendrez Bangkok, la mère de tous les embouteillages. 4000 voitures apparaissent dans les rues de la ville tous les mois. Les Tuk Tuk y pétaradent furieusement et serpentent au milieu des flottes de bus décorés comme des pancartes de Disneyland. Les piétons y sont persona non grata dès qu'ils s'avisent de quitter la sécurité toute relative des « trottoirs ». Au royaume de l'imprévu, garder les yeux ouverts ! »



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