vendredi 15 août 2014

Que Paris est agréable un 15 août!

 
Derniers tours de pédales depuis chez nos hôtes jusqu'à la gare principale d'Edimbourg où nous embarquons dans le « east cost train » à destination de Londres. Le train est à quai suffisamment à l'avance avec un grand espace pour notre matériel roulant, nous nous installons tranquillement à nos places pour un trajet où tout le monde somnole après le petit déjeuner.

Par la fenêtre nous regardons les paysages de campagne du sud de l'Ecosse, puis du nord de l'Angleterre avec un passage par Newcastle. A Londres, nous changeons de gare, mais il nous suffit de traverser une route entre King's Cross et Saint Pancras.

Pique-nique dans l'Eurostar et nous voici déjà à Paris. Grand beau temps et circulation automobile ultra réduite, c'est parfait pour nous dégourdir les jambes en pédalant. Nous faisons le tour des grands monuments, seuls les Champs-Élysées supportent de nombreuses automobiles. Du musée d'Orsay au Pont des Arts, rive gauche, nous profitons des nouveaux aménagements des quais et faisons plusieurs haltes dans diverses animations. Puis nous observons Paris-Plage du haut du Pont Neuf, il y a trop de monde pour y aller avec nos vélos !

Nous continuons de nous rapprocher de la gare d'Austerlitz où nous prendrons le train de nuit Paris-Pau à 22h. Une pizza en terrasse dans le quartier Saint Michel puis nous pédalons jusqu'à Austerlitz : nous aurons fait une douzaine de km dans la capitale. Nous nous installons dans notre compartiment, au réveil nous serons à Pau après ce sympathique périple écossais de 3 semaines.



jeudi 14 août 2014

Le couteau suisse : une arme dangereuse !

Jeudi 14 aout
 Edinburgh/Édimbourg
Premier jour sans vélo !


Cette nuit, Fantine, puis Amielle ont vomi. Mais dès le matin, tout semble rétablit. Un petit virus est passé par là. Jane et John nous offre un excellent petit déjeuner, que nous partageons avec Alice, une autre invitée « warmshower » australienne. Je goûte à la « marmite » qui a laissé un très mauvais souvenir à Céline au cours de ses séjours linguistiques en Angleterre. Ça sent mauvais et ça a le goût de trop vieux poisson fumé sur un marché africain. Lu sur wikipedia : « Née en 1902, la Marmite est une marque britannique de pâte à tartiner à base de levures utilisées pour la fermentation de la bière très riches en vitamine B1. C'est également une source d'acide folique. »

Nous demandons s'il s'agit d'une punition traditionnelle infligée aux enfants pas sages, mais non, il paraît que c'est bon pour la santé et que les britanniques en mangent régulièrement. Nous discutons à nouveau de nos voyages à vélo, cela pourrait nous donner des idées pour de prochaines destinations.


 
 













Puis nous revoilà arpentant les rues édimbourgeoises en direction du quartier de l'université où nous arrivons juste à temps pour un spectacle repéré par Céline. Il s'agit d'une initiation pour les enfants, à la danse traditionnelle écossaise. Nous dansons en ronde, en colonne, puis par deux, changeant de partenaires au son des musiciens sur la scène. Après une heure de danse, nous sortons de la salle et décidons de pique-niquer au soleil (!) dans le « George square » recouvert de pelouse synthétique et animé par de petites buvettes.






Ensuite nous montons jusqu'au château, incontournable, qui domine la ville lorsque la pluie nous rejoint. C'est le bon moment pour aller dans un musée ! Tout proche, le musée national de l'Ecosse propose plusieurs salles à destination des enfants sur le thème des animaux du monde, de la Terre dans l'espace... C'est ludique et le bâtiment au grand hall, larges verrières et hauts plafonds est agréable.

Le soleil revenu nous partons vers le Parlement d’Écosse pour voir le bâtiment (récent) et une exposition ; à l'entrée nos sacs sont scannés, nous avons oublié de signaler notre couteau suisse que nous utilisons quotidiennement pour nos pique-nique. L'agent de surveillance le repère... et nous le confisque ! Ce type de couteau est interdit en Écosse parce qu'il a un cran d'arrêt, pourtant il est tout petit, mais il est considéré comme une arme en Écosse. L'agent nous précise que cela arrive souvent, nous montre l'article de la loi (cliquer sur la photo pour l'agrandir!), traduit en français, qui instaure l'interdiction. Il doit appeler la police, une policière arrive, mesure le couteau, en effet, il est interdit sur le territoire écossais, nous sommes en infraction depuis le début de nos vacances.

La sanction est simplement que le couteau sera envoyé dans une usine pour destruction et nous sommes quand même autorisés à visiter l'intérieur.

Nos hôtes nous attendant pour dîner, nous hâtons le pas et passons l'apéritif à raconter notre déboire au parlement. Le dîner est excellent. La table magnifique. Les filles ont écrit les noms des convives sur des étiquettes. Les invités gallois partagent le repas avec nous. All, travaille au festival. Il organise la logistique des concerts d'artistes venus du monde entier ! Sa maman est pianiste. Amielle et Titouane s'amusent à faire des tours de magie avec Jane, aux convives. Jane apprécie les filles, peut-être qu'un jour Titouane ira faire un séjour linguistique à Édimbourg ? Jane le lui propose avec gentillesse, ...dans quelques années ?! « Your daughters are very clever » nous dit Jane à la fin de la soirée...

Nous passons une excellente soirée, quelle chance de les avoir rencontrés !

mercredi 13 août 2014

Après l'auberge espagnole et les poupées russes : John and Jane

Perth – Édimbourg

Contrairement à Linda, notre hôte précédente, Steve et Melanie ne nous attendent pas dans la cuisine pour nous servir le petit déj, car il est déjà 9h30 lorsque nous nous réveillons, et ils font du télétravail depuis chez eux. Nous essayons donc d'être discrets. Fabrice va acheter quelques viennoiseries de chez Marks and Spencers. Alors que nous attendons son retour avec les filles, Titouane me dit, d'un air surpris : «Mais, normalement chez les warmshowers, c'est eux qui nous donnent le petit déj ?! ». Tous les warm showers sont différents, mais ils ont tous au minimum deux points commun : leur passion pour le vélo ainsi que leur accueil et leur ouverture aux autres!

Grand soleil ce matin. Après avoir dit au revoir à nos hôtes, nous allons dans un parc de la ville. Les filles jouent tandis que nous faisons sécher notre tente sur le terrain de shinty. Celle-ci avait été pliée mouillée il y a deux jours. Je me demande si cela pèse plus lourd que si elle avait été sèche. Ce qui expliquerait pourquoi j'avais tant de mal dans la montée hier, tandis que Fabrice trouvait ça plutôt facile.
Nous pédalons dans le centre ville animé avant de s'installer dans le train pour Edimbourgh. Notre voyage dure 1h20, juste le temps de déguster notre traditionnel pique nique. Nous commençons à en avoir assez du pain de mie au chedar.

A Edimbourgh, nous avions contacté tous les membres de warmshower afin de trouver un hébergement. John et Jane nous avait confirmé leur disponibilité pour nous accueillir, et après plusieurs échanges de courriels, nous avions réalisé que nous nous connaissions déjà ! En effet, nous les avions hébergés chez nous à Bordeaux, il y a 4 ans. Ils nous avait même offert une bouteille de whisky ! Nous sommes très heureux à l'idée de nous retrouver après tout ce temps. John est si impatient qu'il vient nous accueillir à la gare de Waverley, en vélo !

A Edimbourgh, pendant tous le mois d'aout, se déroulent plusieurs festivals, dont le festival « FRINGE », le plus grand du monde ! Il y a des tas de spectacles partout, toute la ville est en effervescence ! Nous poussons les vélos afin de traverser la foule, en direction de la maison de John et Jane. Ils habitent en plein centre ville, dans un quartier bourgeois.

La maison est magnifique et immense. John et Jane sont propriétaire du 1er et dernier étage, un autre couple d'amis habite au second. Il y a même un ascenseur ! John et Jane sont retraités, et passent leur temps à voyager à travers le monde en vélo ou à accueillir des étrangers chez eux. Pendant notre séjour, nous rencontrerons dans leur appartement des finlandaises, des néo zélandais, des gallois, et une australienne : certains sont des voyageurs en vélo, d'autres des musiciens venus pour le festival. Après l'auberge espagnole et les poupées russes, John et Jane pourraient être les acteurs de la trilogie ! Nous trouvons cela extraordinaire et fort sympathique. Nous passons un long moment à visiter cette très jolie maison, à découvrir les tableaux de Jane, ses carnets de voyage, et à écouter leurs récits d'aventure, autour d'une bonne « cup of tea » et de quelques bons gâteaux préparés par Jane. Jane a tricoté un manteau pour sa théière !

Il y a des tas de jouets anciens pour les enfants dans le salon, et des pièces de monnaie de tous les pays du monde. C'est une véritable caverne d'ali baba que découvrent les filles avec enthousiasme.

Alice, l'australienne, est arrivée en même temps que nous. Elle a à peine 19 ans, et voyage à travers l'Europe en vélo, seule. Elle a pour projet notamment de faire le Mont Ventoux dans quelques semaines.

Nous partons faire les festivaliers en fin d'après-midi. Nous apprécions de marcher à travers la ville, sans nos vélos ni bagage. Nous nous régalons de plusieurs spectacles de rue, et d'un très bon restaurant avant de rejoindre notre lit douillet. A notre retour, nous avons la grande surprise de voir depuis notre grand velux, un feu d'artifice tiré depuis le château !








mardi 12 août 2014

Encore quelques montées pour le plaisir !

Dunfermline – Perth

52 km

Linda nous a préparé un bon petit déj « continental » qu'elle nous sert dans sa superbe cuisine ikea.
Après avoir mangé toute la réserve de pain de notre hôte pour le petit déjeuner, nous repartons sous un « good scottish weather ! », traduction : un crachin breton qui ne nous quittera pas de la journée. A la question « quelle est la météo du jour ? », les écossais nous répondent toujours par « not too bad »  ( traduction : pas trop mauvais). Nous hésitons à emprunter une route nationale relativement plane et avec un trafic modéré, plutôt que l'itinéraire cyclable prévu qui comporte plus de dénivelé. Finalement nous optons pour l'itinéraire cyclable n°1 jusqu'à Kinross. L'itinéraire est sympa, dans la campagne, ça grimpe sec, mais avec l'entraînement, et grâce à la brise qui nous pousse, nous ne mettons quasiment pas pied à terre.

Grande descente pour Kinross, au bord du loch leven. Au milieu du loch, un îlot sur lequel se dressent les ruines d'un château où fut emprisonnée Marie Stuart, reine d'Ecosse, pendant une année. Avant de faire une partie du tour du loch, nous déjeunons dans un endroit insolite : un salon de thé/cafeteria au sein d'une usine de production de vêtements en laine écossaise. La cafét' jouxte le magasin d'usine. Les habits proposés sont un peu ringards, il y a un pull qui me plaît : 125 pound (plus de 150 euros) trop cher pour le souvenir ! Nous déjeunons de « soup of the day » (tomate/basilic ou carotte/citron/gingembre) et de croque-monsieur.

De nouveau sur nos bicyclettes, nous repartons par une chouette balade autour du loch leven, puis de nouveau la campagne écossaise et des collines à gravir pour se rapprocher de Perth. Les derniers miles sont difficiles avant d'arriver en fin d'après-midi chez de nouveaux hôtes du réseau warmshower. Steve et Mélanie ont été très réactifs : nous les avions sollicités la veille. Encore une fois, nous abandonnons notre tipi, pour un hébergement en dur. Au delà de l'intérêt de dormir bien au sec et au chaud, nous apprécions les rencontres avec des warmshowers : l'occasion de pratiquer l'anglais, de discuter de nos aventures cyclotouristiques, et d'être « en immersion » dans la culture écossaise. Les filles sont enchantées et curieuses de rencontrer de nouvelles personnes.
Nous sommes accueillis dans un joli petit appartement du centre ville par Steve et le chat Coco. Melanie est partie faire un footing.
Steve nous explique que Coco est un chat qui a certainement vécu un traumatisme étant plus jeune : il a peur de tout, même des souris. Cela surprend les filles qui essayent de l'apprivoiser.
Steve et Melanie sont très sportifs : nous discutons de cols alpins et pyrénéens. Melanie a fait, entre autres, le Mont Ventoux, et cette année, ils étaient présents au départ du tour de France en Angleterre.
Nous partons dîner dans un restaurant français : le « Breizh » qui propose un choix de galettes... et de pizzas ! Aux murs, des photos de Brigitte Bardot, Serge Gainsbourg, Jean Gabin, J-P Belmondo... L'ancien patron était français, mais le restaurant a été racheté par un Tchèque, si bien que personne n'y parle français même si toutes les serveuses sont habillées d'une marinière !
Nous passons une excellente soirée. Encore une fois, ce couple nous dit être surpris de voir que ce type de voyage est possible avec des enfants en bas âge.
Au delà de notre passion commune pour le vélo, le couple travaille sur des projets de développement local, et des projets européens, comme Céline.
Nous dormons nous 5 dans leur salon. Il y a deux canapés trop petits pour des adultes. Nous décidons de les laisser pour Titouane et Amielle. Ce qui nous vaudra une remarque très pertinente de Titouane avant de s'endormir : « Ah, pour une fois c'est nous qui dormons sur les lits moelleux et vous sur les tapis de sol ! ».

lundi 11 août 2014

Grimaces et rigolades

Stirling – Dunfermline
56 kms

A peine réveillés, nous sentons les odeurs de friture dans notre chambre. Non loin, dans la cuisine, notre hôte prépare les petits déj'. Notre premier petit déjeuner écossais au B&B : saucisse, bacon, boudin, œuf au plat, patates et tomates, parfait pour reprendre des forces ! Les filles ont choisi le petit déjeuner continental, elles ont été très étonnées qu'on puisse manger des saucisses au petit déjeuner !

Le temps pour nous de digérer, et les filles de profiter des jouets dans le salon, il est déjà midi et nous partons le long d'une petite route secondaire depuis laquelle nous observons la William Wallace Tower. Pause pique-nique rapide entre deux douches écossaises. Et nous repartons sous la pluie. Nous empruntons une ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable, les filles sont ravies de pédaler toutes seules en toute sécurité sur cette piste, toute plate. Les lapins sont plus nombreux que les cyclistes ici !
A Dunfermline, nous avions contacté Linda, une warmshower, qui a accepté de nous héberger chez elle. Elle garde son petit fils également pour cette nuit. Elle vit seule dans une grande maison.
Le mot « warm shower » prend tout son sens ici : après la « cold shower outdoor » écossaise, nous apprécions la « warm shower indoor ». Les filles investissent la chambre du petit Matthew, 2 ans, et s'amusent avec ses jouets. Linda est une grande cyclotouriste et canoéiste. Elle a notamment traversé l'Amérique en 3 mois, en parcourant 6000 kms en vélo.
Linda nous a préparé un énorme plat de très bonnes lasagnes, accompagné de quelques verres de vin. Nous nous régalons avant de nous endormir dans le lit « moelleux » et « king size » de la chambre d'invités, tandis que les filles s'endorment sur leur tapis de sol. Dehors, il fait très froid et humide. Nous ne regrettons pas notre tente pour cette nuit.

dimanche 10 août 2014

L'enfer du Nord

Falkirk – Stirling
10 kms

Nous décampons sous la pluie et allons observer le « wheel de Falkirk » : un immense ascenseur à bateaux qui permet à ces derniers de passer d'un canal au pied d'une colline à un autre au sommet. C'est impressionnant et nous passons un bon moment pour comprendre le mécanisme qui permet à cet ascenseur de ne fonctionner qu'avec peu d'énergie.

En haut de la colline, avant de passer par un tunnel, nous croisons un couple de jeunes français vivant à Londres. Ils ont récemment acheté un tandem « Pino Hase » que nous envisageons d'acquérir l'an prochain. Ils déchargent leur tandem et nous le font gentiment essayer. Ça se manie très bien, il faudra y réfléchir. Le couple est agréablement surpris de voir que l'on voyage avec nos 3 filles. Ils sont en train de planifier un tour du monde avec leur tandem pour 2015.

Sortis du tunnel, une grosse averse refroidit nos ambitions. Nous pédalons encore quelques km puis quittons le canal pour rejoindre le centre ville de Falkirk. C'est dimanche, la plupart des magasins sont fermés, mais les cafés sont ouverts, nous déjeunons dans l'un d'entre eux tandis que nos vêtements tentent de sécher.
Puis direction la gare pour prendre le prochain train, nous nous décidons quelques minutes avant son arrivée pour prendre nos billets jusqu'à Stirling.

A Stirling, les 2 auberges de jeunesse sont complètes, mais un B&B (chez M. et Mme Mac Grégor) a une chambre de disponible. Elle est parfaitement placée en plein centre historique où se déroule une course cycliste ! J'ai à peine le temps de penser que sur ces pavés mouillés les coureurs prennent des risques que 2 coureurs se retrouvent à terre, contre les barrières, à 2 mètres de nous. L'un se relève, l'autre souffre du bras, des côtes et d'une épaule, il repartira sur une civière.

Dans notre B and B, le mobilier et la décoration sont très soignés, typiquement british ! Nous arrivons trempés et sales. Nous sommes malgré tout très bien accueillis par Monsieur Mac Grégor , il propose des jouets aux filles qui investissent le salon à la moquette douillette. Une fois changés et secs, nous partons à la découverte de Stirling qui possède de nombreux bâtiments intéressants dont un château, comme quasiment toutes les villes d'Ecosse ! J'ai l'impression que chaque ville a son golf et son château !

La montée vers le château est aussi l'ascension finale de la course cycliste, nous assistons à l'arrivée de la dernière catégorie de coureurs puis allons manger dans un restaurant indien. Titouane demande pourquoi le serveur porte un grand béret ?!


samedi 9 août 2014

Ascenceur à bateaux

Glasgow – Falkirk
53 km

Copieux petit déjeuner pour une journée qui s'annonce très belle. Will, le compagnon de Myriam (partie le matin en voyage) vient récupérer les clés de l'appartement en fin de matinée, nous discutons du référendum sur l'indépendance de l’Écosse, il pense que le résultat va être serré.

De nouveau sur nos bicyclettes, toute la famille en short, nous pédalons le long du canal jusqu'à ce que nous nous apercevions d'un problème d'itinéraire. Nous pédalons bien en suivant les balises 754, le long d'un canal, mais ce n'est pas le bon canal, nous avons manqué une bifurcation. Il nous faudra demander notre chemin à plusieurs écossais avant de comprendre vraiment notre erreur. « Tout le monde se trompe à cet endroit » nous dit un gars. Nous rebroussons chemin, en fait la jonction entre 2 canaux est invisible, il faut sortir du 1er canal, passer dans un tunnel et se retrouver le long du 2ème canal. Nous avons perdu une bonne heure. Heureusement, il ne pleut pas.

Ça y est nous sommes sur le bon chemin avec une douzaine de km au compteur. Le canal quitte rapidement l'agglomération de Glasgow par le nord et nous sommes à la campagne : des champs de blé fauchés et des vaches noires et blanches. Pique-nique traditionnel dans une aire de jeux pour enfants et bain de soleil ; puis nous repartons avec le vent dans le dos.

Sur l'autre rive du canal, deux renards prennent le soleil. Un autochtone n'a pas l'air surpris de leur présence et nous dit qu'ils ne sont dangereux que pour les lapins et les poules, ce qui rassurent les enfants, car nous envisageons de planter la tente dans le coin !

Avec notre allure soutenue, nous atteignons le « wheel de falkirk » en fin d'après-midi. Il s'agit d'un ouvrage récent qui soulève les péniches sur l'eau, pour les déposer en haut d'une colline où se poursuit le canal ! C'est très impressionnant.

Nous plantons la tente à proximité du site qui ferme à 20h. Le gardien nous autorise à camper et nous laisse même des sanitaires ouverts. Non seulement le camping sauvage est autorisé partout, mais de plus, nous sommes toujours bien accueillis !

vendredi 8 août 2014

Le train nous pose un lapin !

Dalmally - Glasgow

Aujourd'hui, nous avons décidé de rejoindre Glasgow en train afin de continuer notre itinéraire sur le canal de Glasgow à Edimbourg et être sûrs de pédaler sur du plat durant 2 ou 3 jours. Nous nous préparons pour être à la gare de Dalmally pour le train de 13h00. La gare est occupée par une boutique artisanale de fabrication de vêtements et d'accessoires de mode en laine de moutons locaux. La dame de la boutique, qui habite également dans la gare, nous explique son travail et offre aux enfants des morceaux de laines colorés.

Le train arrive et le contrôleur fait de grands signes, il nous dit qu'il n'y a plus de place dans l'espace vélo et refuse que nous chargions nos bicyclettes. Céline insiste mais il ne veut rien entendre. Pas de chance, le transport des vélos est gratuit dans les trains écossais, mais nous n'avons pas pu réserver de places à l'avance pour les vélos. Il nous faut attendre le train suivant , deux heures et demi plus tard, avec l'espoir de plus de disponibilité et/ou d'un contrôleur plus arrangeant. Etant donnée qu'il pleut, et que le village est minuscule (pas de boutique ni de café), nous restons sur place, sur le quai de la gare abrités.

Nous passons le temps en écrivant quelques cartes postales, jouant aux cartes et pique-niquant. La dame de la boutique nous offre un thé et quelques biscuits. Le train arrive, le contrôleur me parle et comme souvent, je ne comprends rien à son accent écossais, mais je commence à installer les vélos, il y a de la place, pendant ce temps Céline monte avec les filles et les sacoches. Après avoir chargé tout le matériel le plus vite possible, le contrôleur me répète quelque chose, je comprends qu'il m'avait dit de prendre mon temps, car nous devons attendre un train qui arrive dans l'autre sens pour se croiser dans la gare, et il a un peu de retard.

La voie de chemin de fer traverse de splendides paysages de lochs coincés entre les montagnes, avec quelques châteaux ici et là. Nous descendons en gare de Dalmuir, dans la banlieue ouest de Glasgow, à quelques mètres du canal. Après quelques courses au supermarché nous hésitons, il crachine, il est tard et nous allons passer à proximité de chez Myriam, notre « warmshower » lors de notre arrivée en Ecosse le premier jour.

Nous tentons un coup de fil de dernière minute et elle nous propose sans hésiter de nous héberger à nouveau. En fait elle a prévu d'aller dormir chez son compagnon et nous laisse son appartement pour la soirée. Nous pédalons le long du canal une dizaine de km puis retrouvons rapidement Myriam chez elle. Douches chaudes, pizzas au four, œufs au plat, apple pie, parfait pour reprendre des forces !

jeudi 7 août 2014

Loch Awé, château et Shinty

Taynuilt – Dalmally
29 km

Visite du haut fourneau de Bonawe, « un des sites historiques les plus extraordinaires de la région » selon le Lonely Planet. En fait, il y a de « grandes salles vides » (dixit Titouane) où étaient entreposés le bois, le charbon, le minerai de fer... Datant de 1753, c'est sûr que le site a un grand intérêt historique, mais il manque de l'animation, des représentations, pour s'imaginer le travail d'autrefois.

Après quelques km le long de la rivière Awé, nous rejoignons le nord du Loch Awé. Pique-nique à côté d'une église qui surplombe le loch, puis nous allons quelques km plus loin visiter les ruines du Kilchurn Castle, dominant stratégiquement le loch Awé, plusieurs batailles entre clans se tinrent à proximité. NB : c'est la première fois que les filles se mettent en robe !

Encore quelques tours de roues et nous arrivons à Dalmally, plus d'épicerie ouverte, mais un hôtel-restaurant-pub pour dîner et un terrain de Shinty pour planter notre tente.

mercredi 6 août 2014

Vaches à poils longs

Lochboisdale – Taynuilt
26km
Réveil à 7 h pour un succinct petit déjeuner pendant que les filles continuent de dormir. Puis nous pédalons les 3 km nous séparant du ferry. Nous nous allongeons sur les banquettes du bateau.
Nous mangeons progressivement pour éviter tout mal

de mer. La traversée est calme, sous la pluie au départ des îles, ensoleillée à l'arrivée très chouette à Oban après avoir longé notamment la côte de l'île de Mull. Nous en profitons pour faire de très belles photos de phares, châteaux et falaises.

Arrivés vers 14h30, nous avons décidé de pédaler l'après-midi, reprenant en sens inverse une partie de la route 78 que nous n'avions pas fait, route 78 que nous avions quittée juste avant de partir pour les Iles Hébrides extérieures.

Après une sévère côte à la sortie d'Oban, l'itinéraire devient très agréable, vallonné, campagnard, bordé de ruisseaux. De nombreux troupeaux de moutons à tête noires nous regardent passer ainsi que les fameuses vaches Highland, à poils longs qui leur cachent les yeux. Elles utilisent leur longues cornes pour se gratter et posent gentiment pour des photos souvenirs !

Fin de notre étape à Taynuilt où nous nous ravitaillons chez un sympathique épicier avant de planter notre tente au bord d'un terrain de Shinty, ainsi que d'une aire de jeux financée par le programme européen FEADER : les écossais affichent les sites cofinancés par l'Europe, ce qui est obligatoire, mais rarement le cas en France...

mardi 5 août 2014

Inauguration des maillots de bain avant de quitter ces îles hostiles !

Mardi 5 Août
Benbecula - Lochboisdale en Post Bus


Finalement, le vent a un peu moins soufflé que ces deux dernières nuit. Mais nous nous réveillons sous la pluie et le froid. Dur dur de commencer la journée ainsi.
Fabrice m'a dit qu'il a l'impression d'être dans un jeu télévisé avec des épreuves. Il est vrai que l'on peut s'interroger sur le plaisir de telles vacances, mais on aime ça ! Et les gens qui nous croisent sont tous en admiration devant nous : « fantastic ! » « Lovely !» « brilliant !» « great ! » : ça nous donne du courage. Mais ce matin on a un petit coup de mou. Ces îles sont splendides, mais les conditions climatiques trop dures. Ils avaient prévu du soleil aujourd'hui, or il pleut. Le plus râlant c'est que nous avons appris que la semaine dernière il faisait un temps exceptionnellement beau sur les îles. Le journal titrait : « the warmest summer ! »... Pas de bol !
Après avoir plié la tente, nous nous réfugions dans la minuscule buanderie du camping. On pourrait dire : « en attendant que ça se calme », mais on ne le dira pas, parce que c'est le risque de passer ses vacances entières dans la buanderie.
La propriétaire du camping nous conseille d'aller au centre communautaire voisin dans lequel il y a toute sorte d'activités « in door », dont une piscine couverte chauffée.
Si les filles n'avaient pas sauté de joie en entendant le mot piscine, je vous avoue que nous n'y aurions pas mis un pied : alors que nous sommes trempés toute la journée, je n'avais pas du tout envie de me baigner.

Les filles sont ravies, enfin nous « inaugurons nos maillots de bain ». Puis nous pique niquons dans la cafeteria et faisons un tour à la bibliothèque. Nous décidons de prendre le bus pour rebrousser chemin, et quitter ces magnifiques îles balayées par le vent et arrosées par la pluie. Direction Lochboisdale, « ferry terminal ».
 Nous prenons le « Post Bus » que nous avons déjà croisé hier, mini bus conduit par une sympathique factrice, qui prend et dépose le courrier et accessoirement des passagers. Avec son aide nous mettons nos vélos à l'arrière. Les filles s'endorment, et nous regardons défiler les paysages avec une pointe de frustration. La conductrice est très sympathique, lorsque nous l'avons croisé à plusieurs reprises hier, elle nous saluait et nous encourageait.
Elle nous conseille un hôtel très bon marché à 3 miles du ferry qui part demain matin à 9h.
C'est parfait, il pleut, et nous ne regrettons pas notre choix : une chambre familiale avec un bon lit douillet pour tout le monde sauf pour Fantine qui se contente de son tapis de sol habituel, qu'elle appelle avec enthousiasme « mon lit ».

Fabrice prend son courage à deux mains pour affronter les dernières gouttes de pluies insulaires afin d'acheter de quoi dîner. Il y a une cuisine à notre disposition : deux pizzas margarita, dont une améliorée avec du jambon écossais, et l'autre avec le disque de polystyrène que j'ai oublié d'enlever avant d'enfourner la pizza (c'était pourtant pas bien compliqué à préparer comme repas).
En dessert : une bonne apple pie chaude : notre meilleur repas de toutes les vacances !

lundi 4 août 2014

Superbes paysages insulaires

Eriskay – Benbecula
58 km

Dans la nuit, le vent s'est levé et le site recommandé par le capitaine du ferry s'avère peu abrité. Nous avons passé un bout de la nuit assis contre les parois de la tente pour éviter qu'elle ne nous tombe dessus, tandis que les filles, impassibles, dormaient profondément. 






 


Il crachine, dès que les filles sont réveillées, nous décampons et filons à l'épicerie acheter notre petit déj' que nous prenons dans un abribus. Le seul bon point du matin est que Fantine n'est plus malade, elle dort, mange et rit comme d'habitude, sûrement une petite gastro qui l'a embêtée pendant 48h.

Pluie, vent et froid pour débuter la journée, l’Écosse mérite sa réputation, mais petit à petit, le ciel se dégage et c'est ce qui fait le charme de la destination fréquentée par de nombreux cyclotouristes (surtout anglais) : après avoir lutté contre les éléments, bien fatigués, les Hébrides nous offrent une journée splendide. Moutons black head, vaches des highlands, lochs bleus marines et horizons infinis...




 
Nous apercevons de belles blackhouses traditionnelles et des tas de "briques" de tourbes que l'on fait sécher afin de servir de combustible.

Nous profitons d'un parcours peu accidenté et d'une bonne brise dans le dos pour traverser l'île de XXXX et aboutir au camping de la petite île de Benbecula.

Le camping n'a pas de jeux pour enfants, mais les filles ont préparé un spectacle qu'elles ont répété dans la carriole et sur le vélo. Nous essayons de trouver un emplacement à l'abri, mais tout le terrain est en plein vent ; nous nous méfions...
Malgré l'heure tardive, nous profitons des derniers rayons de soleil : apéro – spectacle puis repas sous la tente, car le soleil couché, le froid et le vent nous refroidissent vite !