samedi 2 août 2014

Arrivée sur les îles Hébrides Extérieures : grosse tempête nocturne !

Château de Carnassery – Castlebay (île de Barra)

Une policière arrive au château alors que nous venons de terminer notre petit déj. Je m'attends à ce qu'elle vienne nous dire que le camping est interdit. Je prépare déjà mon argumentaire : Fantine était malade (ce qui est vrai!) et nous avons du nous arrêter plus tôt que prévu (ce qui n'est pas vrai!)
En fait, pas du tout, elle nous demande poliment si nous avons bien dormi, et nous demande si nous avons entendu du bruit cette nuit. Elle note mon témoignage, et mon nom. Effectivement nous avons entendu des chuchotement et senti une odeur de brûlé, mais cela n'a pas duré, donc cela ne nous a pas inquiété. Quelqu'un à fait un feu dans le château me dit-elle. Cela a noirci un des murs intérieurs. Puis nous discutons des îles Hébrides extérieures sur lesquelles nous nous rendons ce soir.
Nous envisageons de prendre le bus jusqu'à Oban, afin d'éviter les deux étapes de montagnes prévues le long du loch Awe : Fantine est raplapla (elle ne fait que dormir, et ne mange plus).
Elle nous donne le numéro de la compagnie des bus afin que nous puissions nous assurer qu'ils prennent bien les vélos. Notre bus s'arrête au château à 13h30, c'est parfait !
Tandis que nous plions la tente sous la pluie, les filles se sont réfugiées dans le château.

La conductrice nous accueille très gentiment et nous donne un coup de main pour mettre tout notre matériel dans les coffres du bus. Cela paraît tellement simple que nous ne comprenons toujours pas pourquoi cela n'est pas possible en France.
Après une heure de bus sous la pluie, nous arrivons au « ferry terminal » d'Oban à l'heure pour prendre le bateau. Une longue traversée de 5 heures, pendant laquelle Fantine dormira de la première à la dernière minute ! Pour le reste de la famille cyclotouriste, sur la première partie, entre les petites îles des Highlands du sud, tout va bien : nous prenons un bon repas et jouons enthousiastes d'être sur le grand bateau. Mais la dernière partie, plus au large en direction des Hébrides extérieures, se complique. La mer est agitée, Je (Céline) n'ai pas eu le temps d'acheter des cachets, et je commence à sentir le mal de mer (dans ces moments-là, tous les mauvais souvenirs de traversées me reviennent, notamment celle en Gaspésie chez nos amis québécois qui nous lisent actuellement !!)...Fabrice a promis une glace aux filles malgré mes avertissements concernant l'effet du lait sur le mal de mer … Pas le temps de, monter sur le pont, Amielle vomit dans les escaliers. Nous allons prendre l'air malgré le froid. Sur le pont, il n'y a que des gens malades. Ce n'est pas très réjouissant.
Courage, il reste quelques minutes...
Nous arrivons à 20h40, sous une tempête assez hallucinante. Il y a beaucoup de cyclos dans le bateau, et des canoës. Nous décidons de planter la tente en contre-bas du terminal du ferry, à côté des autres cyclos. Il reste un petit emplacement pas très plat, mais vue la tempête il faut faire vite.
Une fois la tente montée, Fabrice file à la supérette acheter de quoi manger (il arrive à 22h, le gérant est en train de fermer, mais lui permet vite fait d'acheter deux bricoles).
Lorsqu'il revient à la tente, les 3 filles dorment déjà, et dehors, c'est la tempête : pluie et rafales de vent. On se demande si la tente va tenir.
Fabrice mange (me concernant, le mal de mer m'a coupé l’appétit). L'inquiétude que la tente s'effondre m'empêche de dormir. Fabrice est content : « un peu d'aventure dans ces vacances ! ». Je ne dis pas non, mais ces tempêtes comme celle-ci j'en ai rarement vu ! Amielle et Fantine se réveilleront uniquement le lendemain matin, comme si de rien était. Titouane dans la nuit s'est réveillée juste une fois, pour manifester son étonnement de voir les parois de la tente trembler.





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