samedi 20 décembre 2014

Cascade et route de montagne


Hôtel Suppraiwan – Ban San Ru: 32 km

Après un maigre petit déj dans notre chambre avec nos restes, nous filons à la piscine avant d'enfourcher nos bicyclettes. Nous longeons la route 12 en direction de la troisième cascade. Tout en pédalant nous nous remémorons cette journée éléphantesque extraordinaire. Lorsque nous voyageons en vélo, nous apprécions énormément les imprévus, tout comme les belles rencontres que nous faisons quotidiennement avec les personnes étonnées par nos armatures !

Pause déjeuner à la troisième cascade très large, dans laquelle nous trempons nos pieds. Les paysages sont très beaux, et toujours aucun touriste occidental.

Nous reprenons nos vélos.
La route est vallonnée, et en travaux (pas de marquage au sol, sur une 2X2 voies). Il y a beaucoup de trafic de camions, et de la poussière. Il fait bien sûr très chaud. Je (Céline) n'ai pratiquement rien mangé à midi, et ça monte dure. Nous décidons de laisser les filles marcher sur le bas côté, protégées par une barrière en béton entre la falaise et la route, tandis que nous pédalons tant bien que mal. Après ces quelques kilomètres difficiles, nous arrivons enfin au croisement avec la route 2013, beaucoup plus calme. Au croisement, je me jette sur un régime de bananes et un kilo de mandarines, accompagnées d'un soda glacé. Ça fait du bien !

Nous sommes recouverts de poussière à cause des travaux et de la falaise de terre rouge. Nous parcourons quelques kilomètres en direction de Nakhon Thai. Comme d'habitude, nous ne savons pas où nous allons dormir ce soir.
Mais ceci ne nous inquiète pas du tout, nous n'avons que des bonnes surprises, l'imprévu fait partie du voyage.

Nous arrivons à un petit village « Ban Sam Ru ». C'est le jour du marché. Celui – ci est tout petit, mais nous y achetons enfin une paire de sandales pour Titouane, dont les siennes étaient trop petites pour les emmener en Thaïlande. Depuis notre arrivée à Bangkok, nous cherchons des sandales de sport, lui tenant bien les pieds, mais impossible d'en trouver.
Tant pis, nous craquons pour une paire de mules en plastique dont la durée de vie risque d'être extrêmement réduite. Cela fait le bonheur de Titouane qui peut enfin mettre ses orteils à l'air, même si elle a des difficultés à marcher avec !!

Juste avant le marché, j'ai repéré un petit hôtel (4 chambres et 3 bungalows). Le panneau l'indiquant est uniquement en Thaï. Mais depuis l'an dernier, nous repérons les hôtels au chiffre « 24 » indiqué sur les panneaux. C'est la seule chose que nous arrivons à lire. Cela signifie qu'ils peuvent accueillir les gens 24 heures sur 24.

Il est 16h30, mais le propriétaire est parti en ville et ne reviendra que dans deux heures. Nous hésitons à rester ou à continuer (le soleil se couche à 18 heures, et nous voulons éviter de pédaler la nuit). Finalement, le voisin trouve les clés et nous ouvre une chambre, brillante de propreté, à 450 baths. Nous posons nos sacoches et le temps de prendre une douche, avant de faire connaissance avec le couple propriétaire de l'hôtel. Ils vivent sur place dans une jolie maison et sont très accueillants. Ils ne parlent bien sûr pas un mot d'anglais.
Nous leur faisons comprendre que nous souhaitons dîner, mais il n'y a pas de restaurant dans le coin. Le proprio nous emmène à la seule épicerie du village. Nous ne comprenons pas trop pourquoi il achète 10 œufs. En fait, il se propose de nous cuisiner un riz frit chez lui !

Nous acceptons avec plaisir, mais lui enlevons 4 œufs de son sac (nous mangeons beaucoup d’œufs ici!!)
Avant de retourner à l'hôtel ; nous rencontrons un jeune finlandais, le seul étranger habitant la région, marié à une thaïlandaise. Nous buvons une bière avec lui. Il accompagne Titouane en scooter (elle est enchantée!)

Nous dégustons notre riz blanc dans la cuisine de nos hôtes, qui semblent très heureux d'avoir pu nous rendre ce service.

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