mercredi 29 avril 2015

Le réseau des cyclos

Barracas - Jerica
33 km

Après une bonne nuit, nous dégustons notre petit déj' dans l'immense salle à manger du gîte. Je (Céline) pars à la recherche de couches pour Fantine tandis que Fabrice termine les sacoches.
Je trouve facilement du jamon y queso, mais pas de couches, ni dans les 2 épiceries du village, ni à la pharmacie. Le pharmacien me propose des couches 3ème âge à la place. Il m'explique qu'il y a peu de familles ici, et que celles-ci achètent leurs couches au supermarché, à une vingtaine de kms de là, mais pas dans notre direction. Tant pis !
Ces villages sont déserts, mais les rares habitants se concentrent dans les bars aux heures des cafés et de l'apéro, ce qui crée de l'animation toutefois !

Au moment de partir, nous nous rendons compte que la roue de la carriole est crevée ! J'emmène les filles au parque infantil (aire de jeux) tandis que Fabrice change la chambre à air. Dans le moindre petit village espagnol, il y a toujours au moins une, voire plusieurs magnifique aire de jeux. Celles – ci furent financées par le programme européen LEADER, pour le développement rural des régions les plus pauvres d'Europe. Les couches pourraient l'être également !

Nous continuons à longer la via verde, de plus en plus méditerranéenne. Nous sommes très dépaysés car, en 8 années de cyclotourisme, c'est la première fois que nous pédalons dans ce type de paysages. Au bout de quelques dizaine de kms, nous crevons à nouveau, sur la même roue. La chambre à air n'est sans doute pas adaptée.
Nous traversons des champs d'éoliennes et nous approchons au pied d'une d'entre elle, c'est très impressionnant.
Nous quittons la région autonome de l'Aragon pour entrer dans celle de Valence.
Un pique nique dans une de ces superbes aires de jeux balayée par le vent, et nous voilà repartis sur ce faux plat de descente. Les filles sont ravies de pouvoir pédaler toutes seules. La piste, qui jusque là n'était pas du tout empruntée, l'est un peu plus, par des cyclistes à la journée, qui, en nous croisant, nous salue d'un franc et grave « HOLA ! BUENAS ! ».
Nous arrivons à notre petite ville étape, plus grande que les villages précédents. Cette fois ci nous avons réservé un « warm shower », le seul membre du réseau sur ce parcours. Et il s'avère, que complètement par hasard, il s'agit d'un espagnol que nous avions accueilli chez nous à Bordeaux en 2009 ! Manuel Sabate était alors accompagné d'un groupe de 5 autres espagnols, tous membres de l'association AMA. Ils traversaient l'Europe du sud au nord pour se rendre au sommet mondial sur les changements climatiques à Copenhague. Quelle coïncidence !
A l'époque, nous habitions rue de la tour du pin, à Bordeaux, quartier Saint Michel, nous avions mangé un énorme plat de pâtes, et ils avaient tous dormi par terre dans notre salon. Le lendemain, nous avions contacté Sud Ouest qui les avait interviewés pour publier un article sur eux.

En fait, Manuel n'habite pas à Jerica, mais l'association écologiste a un local ici, qu'ils ont transformé en auberge gratuite pour les cyclistes. Un des adhérents de cette association, un agriculteur spécialisé dans la permaculture, nous accueille très gentiment et nous confie les clés après nous avoir expliqué le fonctionnement de l'auberge (lorsqu'il essaye d'allumer le chauffe-eau, une énorme flamme est sorti de ce dernier et a bien failli lui brûler la tête!!)
Tout est bien emménagé : au rez de chaussé un atelier vélo et un petit jardin avec des barbecues, au premier, 3 chambres et au second un dortoir. De la documentation sur les changements climatiques et sur les voyages à vélo, et un livre d'or.
Comme nous n'avons pas pris nos sacs de couchage, notre hôte nous prête une couverture et deux ponchos qui serviront de couverture aux filles.
Nous mangeons des tapas et bocadillos au petit resto du coin.






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