mardi 28 avril 2015

Tunnels à gogo, montagnes rouges et oliviers

La puebla de Valverde – Barracas
46km

Depuis Pau, Fantine qui a repéré les victuailles emportées, demande chaque jour « quand est-ce qu'on va manger la confiture ? » ; et bien c'est ce matin, pour un petit déjeuner pris dans la salle TV/jeux de l'hôtel. Fabrice a été acheter du pain à l'épicerie du village, très achalandée (mais unique magasin de la citée), ainsi qu'un jus de melocoton y manzana, qui est accompagné d'un colacao de l'hôtel.

Vers midi nous quittons la puebla après avoir acheté quelques fruits et des chaussettes à Fantine. 2Km de montée pour récupérer la via verde, puis 15km de faux plat descendant qu'Amielle va parcourir toute seule, motivée par la performance de sa sœur la veille.

Nous sommes toujours autour de 1000 mètres d'altitude ; la lavande, le thym, le romarin embaument le parcours, pas de doute, nous nous rapprochons de la Méditerranée ! Peut-être est-ce elle que nous distinguons sur la ligne d'horizon ? Nous devons être à une centaine de km de la plage...

Pique-nique classique dans une aire de jeux, les villages traversés semblent désertés, sont-ce des résidences secondaires dont les portes sont closes ? Les habitants sont-ils partis chercher fortune ailleurs ? Parfois, avec le vent, quelques maisons en ruines et la terre rouge ensoleillée, nous avons l'impression d'entrer dans un western !

Quelques kilomètres plus loin, le paysage est remarquable, nous passons sur des viaducs de l'ancienne ligne de chemin de fer, quelques villages aux maisons rapprochées sont installés dans une vallée, la terre est rougeoyante et les champs d'oliviers épousent les reliefs. Parfois les collines ont été entaillées pour laisser passer la voie, parfois ce sont des tunnels qui permettent de continuer le chemin ? Tout à coup, nous devons mettre pied à terre, un rocher entrave la via ! L'érosion a du le faire tomber d'une paroi, la carriole est trop large pour le contourner. Nous la portons à bout de bras pour franchir l'obstacle.

Le scenario se répétera une fois nous ralentissant dans notre progression. Les 10 derniers km sont en faux plat mais de montée, après nous avoir réchauffé toute la journée, le soleil joue avec les nuages, et le vent frais, montagnard, nous fait remettre nos coupe-vents. Autant que la végétation, les éoliennes sur les sommets témoignent de la rudesse du climat.

Nous arrivons à Barracas où nous trouvons un hébergement dans une maison sur 3 niveaux dont le rez de chaussée accueille une épicerie coopérative. Nous louons une chambre et bénéficions du reste de la maison-gîte, nous sommes les seuls clients. Dehors le soleil se couchent et la température chute à 13°. Nous achetons de quoi dîner à l'épicerie, les filles regardent les pokemons et bob l'éponge en espagnol à la télé.

Titouane : c'est impressionnant les grosses montagnes rouges. Sous le tunnel il faisait tellement noir que j'ai failli tomber. On a trouvé un hôtel super luxueux à 40€.
 
Fantine : les moutons sont très jolis.

Amielle : on a vu des montagnes toutes rouges. Sous un tunnel il faisait tout noir. On est arrivé dans un hôtel super luxueux.
 











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