vendredi 31 juillet 2015

Les falaises de Panga

Triiglu – Panga
40 km

Quelques gouttes de pluie encore ce matin, nous petit déjeunons sous l'abri, notamment des fraises des bois ramassé la veille sur place, et n'allons pas nous baigner. Il fait trop froid.

Courte pause à Leisi pour faire les courses dans une épicerie. Il n'y a pas grand choix, et nos piques niques se ressemblent tous les jours. Les averses laissent vite la place au soleil. Nous pédalons à travers la forêt pour aller pique niquer à la superbe plage de sable blanc de Takhana. Des tables et un coin pour faire du feu à l'abri des dunes, c'est parfait ! Fabrice et moi allons vite nous baigner. Il ne faut pas hésiter car l'eau est froide. Mais cela fait du bien après l'effort. Il y a des grosses vagues, et ça nous met en appétit pour un bon traditionnel sandwich jambon fromage concombre.
Les filles font des pâtés avec nos verres, et elles en perdent deux ensevelis dans le sable. Nous nous mettons tous à creuser dans le sable pendant 10 bonnes minutes à la recherche du verre.

Le temps passe vite, et notre étape n'est pas terminée...Nous nous remettons à pédaler jusqu'à Panga, en direction des falaises. 1 km avant les falaises, nous tombons sur une grande guest house, entièrement réservée par un groupe, au bord de la mer. Les clients se préparent au sauna. Dehors il y a comme une grande baignoire avec de l'eau chauffée au feu de bois, et un bouquet de genévrier pour se fouetter avec à la sortie du sauna !! Il y a un immense jardin avec une petite cabane véranda en plein soleil et deux immenses balançoires sur un espèce de cap au bord de l'eau. Le proprio nous propose de planter notre tipi dans ce jardin. Le paradis !
Nous nous dépêchons de planter, une petite douche et nous courons aux falaises pour observer le magnifique coucher de soleil. Le site est très joli.

Il est déjà 22 heures, nous rentrons dans notre paradis et dégustons notre traditionnel plat de pâtes à la sauce tomate dans la véranda, face à la mer. Les filles s'endorment vite tandis que le groupe fabrique des lampions et les laisse s'envoler au dessus de la mer.










jeudi 30 juillet 2015

"Café Day" sur Hiiuma

Kassari – Triigi
35km

L'habitat à la campagne est composé essentiellement de maisons en bois, souvent ces maisons sont au milieu des grands arbres de la forêt si bien que parfois nous traversons des hameaux ou villages indiqués sur nos cartes sans nous en apercevoir.

3 ou 4 km seulement après notre départ, nous faisons une halte dans le (très) petit port de Trojaku, c'est le café day ! C'est à dire que pendant l'été, une fois par semaine sur l'île d'Hiiumaa, il y a une vente de gâteaux et de café dans plusieurs endroits. Ici c'est la boutique de souvenirs du port qui accueille l'animation ; malgré notre petit déjeuner pris très récemment, nous dégustons quelques gâteaux (cheese cake aux fruits des bois, brownie...).

Habituellement, les clients peuvent manger dans les barques et bateaux en bois du port, mais aujourd'hui il y a trop de vent et il est plus agréable de profiter de la salle aux larges baies vitrées d'une maison en bois.

Nous repartons jusqu'à Soru où nous prenons le ferry à 15h30 pour l'île de Saaremaa. Nous retrouvons une famille (un couple et leur deux filles de 11 et 12 ans), hollandaise, faisant une semaine de cyclotourisme en Estonie. Nous avions discuté avec eux la veille dans la fabrique de laine. C'est la première fois qu'ils voyagent en vélo, les enfants sont assez grandes pour pédaler seules et transporter des sacoches sur leur vélo. Toutefois, ils n'ont pas la tente, ils dorment dans des chambres d'hôtes, hôtels...
Du vent sur l'observatoire des oiseaux!
grand choix de gâteaux pour le café day!

Nous débarquons à Triigi et 2km plus loin, nous sommes dans une aire naturelle aménagée, au bord d'une petite plage. Youpi, encore un camping sauvage. Pas de baignade ce soir, il fait gris et humide, nous mangeons à côté du feu, Fantine qui n'a pas fait de sieste s'endort avant l'arrivée du plat de pâtes et Amielle chante pour la veillée au coin du feu. Nous faisons quelques parties de Uno et jeux de 7 familles. Le feu nous réchauffe et nous apprécions cette vie de Robinson crusoé !







mercredi 29 juillet 2015

Débarquement à Hiiumaa

Haapsalu – Kassari (île de Hiiumaa)
34 km

L'Estonie est un pays où internet est accessible dans quasiment toutes les villes et villages. Grâce à la toile, nous anticipons de plus en plus de choses, cela fait perdre un peu le côté aventure, mais on évite de petites galères. Sur un site de prévision météo, nous lisons que la pluie est annoncée pour 14h à Haapsalu, donc nous projetons de prendre le ferry pour l'île de Hiiumaa à 13h.

Nous pédalons les 10 km qui nous séparent de l'embarcadère en fin de matinée et effectuons la traversée sous le soleil. Au loin, nous apercevons deux endroits où il semble pleuvoir, mais le soleil prédomine largement. Les voitures sont descendues du ferry et ont disparu au bout de la route rectiligne qui traverse une grande forêt. Après quelques km et un château plus loin, un panneau indique un café dans une fabrique de laine. En effet, il y a quelques moutons dans les prairies entourant le bâtiment où de grosses machines cardent la laine.

Laissant passer l'averse, nous dégustons dans le café, assis sur des chaises recouvertes de peau de mouton, un crumble aux fruits et un cheese cake faits maison. Il ne nous reste que quelques km et une photo d'un ancien moulin à vent, en bois, pour atteindre Kassari, hameau bénéficiant d'une épicerie et de quelques hébergements. Le Vetsi Tal nous convient tout à fait, nous y plantons la tente pour 12 € après avoir hésité à dormir dans des barriques ! Au milieu de pommiers, une douzaine de bungalows en forme de barriques offrent un hébergement inédit.

L'endroit et l'accueil sont très sympathiques, et le resto de bonne qualité (soupe de champignons ramassés à proximité en entrée).










mardi 28 juillet 2015

Haapsalu en vue!

Peraküla – Haapsalu
49km

Après une tranquille nuit de sommeil, nous rallumons un petit feu pour prendre le petit déjeuner. Le soleil brille et nous passons la matinée à la plage : baignade, pâtés de sable et bronzette sur la plage de sable fin de Peraküla, l'instant est magique. Vers 13h nous décampons, pas de supermarché en vue, nous finissons les restes dans une aire de jeux d'un hameau. Nous avons perdu une gourde, oubliée ou tombée en cours de route...

Finalement nous faisons une assez longue étape pour aboutir à la très colorée Haapsalu. A quelques mètres du château épiscopal, une loueuse de vélos est en train d'aménager son jardin en mini camping. Céline négocie l'emplacement à 15€, c'est parfait ! Nous nous promenons dans le parc du château entre les murailles imposantes, les tours et les ruines, puis nous partons à la recherche d'un resto.

Le Hermannuse Maja est encore plus coloré que la ville, c'est à mi chemin entre le resto et le pub, chaque chaise à une couleur différente ; Fabrice mange une copieuse part de saumon et les filles des meatballs homemade. Après ce bon dîner, bien que fourbus, nous allons nous promener le long de la … « promenaadi » au bord de mer. Dans l'eau, il y a une statue d'ours polaire.





lundi 27 juillet 2015

Nouvelle baignade dans la Baltique

Padise – Peraküla
Les animateurs du summer camp étaient d'accord pour intégrer Titouane et Amielle à l'activité accrobranches, mais ce sont de grands ados qui ont endossé les harnais et les filles, intimidées, préfèrent un tour en barque avec papa et maman ! Fantine n'est pas du tout rassurée, pourtant la barque est stable et le plan d'eau, une mare avec un pont sous lequel il faut baisser la tête pour passer.

Titouane est plus aventureuse et monte sur un radeau, rejointe par Fabrice et Amielle, c'est beaucoup moins stable. A midi, nous repartons et après une dizaine de km nous stoppons pour faire les courses dans une supérette sans publicité, au milieu de quelques blocs d'immeubles, ambiance soviétique ?!

1km plus loin, à côté de l'église d'Harju-Risti, l'endroit est accueillant pour le pique-nique : un gîte avec aire de jeux partage le jardin de l'édifice religieux. L'après-midi est plus physique, nous tenons à atteindre le site de camping naturel et gratuit, repéré sur internet, mais contrairement aux jours précédents, notre allure est faible à cause d'un vent tenace, de face.

A 6km de l'objectif, nous nous arrêtons dans le dernier village avant cet espace naturel, pour acheter quelques victuailles dont des glaces à déguster immédiatement. Nous chargeons aussi la carriole d'une bouteille de 5 litres d'eau car nous n'en trouverons pas sur place. Après les derniers efforts sur une piste caillouteuse, nous sommes récompensés par une jolie pinède bordant une longue plage de sable très fin ; tout le monde se baigne sous le soleil !

Nous plantons la tente, une famille qui campe à proximité nous offre du bois pour le barbecue, nous n'avons pas de brochettes à griller, seulement des pâtes à la sauce tomate, mais nous faisons griller notre pain !









dimanche 26 juillet 2015

Myrtilles et framboises

Meremoisa – Padise
34km

Matinée pluvieuse, nous prenons le petit déjeuner sous la tente, puis Fabrice relance un feu dans le barbecue, la pluie ne reprend pas même si le temps est très nuageux. Le temps de sécher correctement la tente, de plier bagages et nous voilà partis à midi ! C'est vrai qu'il y a l'heure de décalage avec la France qui augmente nos grasses matinées.

Nous pédalons à travers bois sur une piste sablonneuse quand nous dépassons deux dames en train de cueillir des myrtilles. Nous regardons autour de nous, au pied des pins, il y en a à perte de vue. Nous en mangeons et remplissons un sac pour le dessert de notre pique-nique. Encore quelques km et à l'entrée d'un village, un supermarché est ouvert, c'est dimanche et nous ne voulons pas prendre le risque d'une rupture de stock dans nos sacoches aussi nous faisons quelques courses. A côté du supermarché, un élégant bar-restaurant, nous y buvons 2 cafés (3€ les deux) affalés dans de larges canapés dignes d'un « lounge café » !

Dehors le vent souffle mais il fait doux et les nuages n'apportent pas de pluie. Nous pédalons quelques km et prenons un raccourci plutôt que de suivre l'eurovéloroute. Nous stoppons au bord d'une rivière bordée de nénuphar et, sur les berges, de framboisiers. Nous avions acheté des framboises et des cassis, nous augmentons cette ration de framboises sauvages et de myrtilles agrémentés de yoghourt à la vanille au dessert.

Grâce au raccourci emprunté, nous pédalons un peu plus loin que prévu et lorsque nous commençons à nous demander où allons-nous coucher, un panneau signale un camping à 1500 m ! Le camping accueille un groupe de jeunes pour un « summer camp ». Il y a de multiples activités à faire au milieu des bois : tir à l'arc, accrobranches, canoë... et aussi des oies, des lapins et un gentil saint-Bernard !

Pour ce soir nous jouons au foot et aux fléchettes avant de dîner.






samedi 25 juillet 2015

1ers tours de roue, 1er bain, 1er camping

Tallinn – Meremoisa
45km

Petit déj' tardif dans la cuisine commune de l'hôtel et nous partons visiter Tallinn, le centre médiéval est fréquenté par beaucoup de touristes, dont de nombreux russes nous semble-t-il. A l'intérieur des murailles, les rues pavés et les maisons biscornues témoignent de l'ancienneté de la cité ; Les murs sont souvent colorés, l'atmosphère est joyeuse. De l'autre côté des remparts, une agréable « ceinture verte » : de nombreux parcs contenant de sculptures, des aires de jeux, des bassins et des kiosques.

Nous stoppons non loin d'un minuscule café pour le pique-nique dans une aire de jeux. Zut, nous avons oublié quelques ingrédients dans le réfrigérateur de l'hôtel. Fabrice traverse toute la vieille ville pour récupérer fromage, confiture et yoghourt. Puis nous prenons un café (2,50€ l'un, on est dans la capitale...) et reprenons la route.

Sur le tandem, Céline et Titouane pédalent à vive allure, si bien que nous faisons une bonne trentaine de km après être vite sorti de la ville, pour une petite halte au château et à la cascade de Keila-Joa. Nous reprenons la route pour bifurquer en direction de la plage où nous avions repéré un des sites naturels aménagés par un organisme d’État : barbecue, bûches, toilette sèche, table et banc, tout au long de plusieurs km de plage de sable fin. Nous trempons les jambes, elle est bien fraîche. Seul Fabrice se baigne avec plaisir, la fatigue de l'étape s'envole et il se réchauffe au coin du feu.

Nous mangeons nos premières pâtes à la sauce tomate d'une série qui s'annonce longue.