samedi 8 août 2015

Festival techno à Parnü

Kihnu (île de) – Parnu
9 km

Nous ne nous lassons pas des tartines grillées au feu de bois, mais comme dans ce camping il n'y a pas d'emplacement de feu à proximité (contrairement à tous les campings sauvages faits précédemment!), nous utilisons le barbecue disponible.

Nous plions la tente et pédalons quelques kilomètres à travers la foret pour atteindre un petit café proche du musée de Kihnu. Au musée, à midi, nous assistons à une démonstration de chants et danses traditionnels. L'île de Kihnu est inscrite au patrimoine mondiale immatériel de l'UNESCO, pour ses traditions et sa culture locale.
Vue comme ça, ça nous semble un peu comme un spectacle pour touriste, mais en fait, ce sont vraiment des traditions qui perdurent sur cette petite île de 500 habitants. Les hommes vivent de la pêche, et les femmes se sont investis dans la mise en valeur de leurs cultures locales. Le musée, est une de leurs initiatives. Voisin de la seule école de l'île, sa façade est décorée de dessins d'enfants.
Les femmes portent des jupes colorées en coton tissés à la main.

Le soir il y a une fête, mais nous avons prévu de prendre le ferry pour Parnü à 15h30.
Après le spectacle, il commence à pleuvoir, nous décidons donc de déjeuner une bonne soupe de poissons au restaurant proche de l'embarcadère : « le Rock city ». Puis, nous embarquons. Amielle et Fantine dorment pendant toute la traversée (2h30!), tandis que nous mettons à jour notre blog.

Le soleil se remet à briller en arrivant à Parnü. Le petit port est très joli, et la Ville (40 000 habitants, première grosse ville que nous traversons après Tallinn) est très animée. Après des kilomètres et des kilomètres de plages désertes et de forêts, cela va nous changer !
Nous pédalons jusqu'à un minuscule camping en plein centre ville, qui nous avait été recommandé par le couple de cyclistes suisses. Le site est exceptionnel : une ancienne maison traditionnelle en bois dont la propriétaire a transformé son jardin en mini camping.
Et son jardin est rempli de fruits des bois : Cassis, groseille, fraises, framboise.
Par contre, ce week-end a lieu un immense festival de musique techno, pour lequel 40000 personnes sont attendues. Et donc le « mini camping » est plein ( c'est à dire 7 tentes avec la notre). Céline demande à la proprio si elle pense que cela va être bruyant, elle nous répond que non.

Nous lui faisons confiance et installons la tente vite fait, nous avons envie de profiter de l'ambiance festive.

Nous dînons un très bon repas dans un très joli café dont toutes les serveuses sont habillées en robe vichy rose et nœud papillon. Lorsque nous entrons, il y a la musique d'Amélie Poulain. Nous nous asseyons dans des canapés et fauteuils très confortables, autour d'une joli table rose.
Les plats sont tous joliment présentés, Fantine a de la purée qui ressemble à de la chantilly. Les desserts sont excellents.
Dehors, la techno a commencé, nous nous dirigeons vers la plage où se situe la grande scène. Il y a beaucoup de monde. Arrivés au pied de l'entrée payante, sur la plage, nous restons pour écouter, comme de nombreux estoniens qui n'ont pas pu payer les 50 euros du ticket. Titouane filme avec son appareil sur les épaules de son papa. On aperçoit un morceau de scène, quelques feux d'artifices, et une foule en délire.
D'autres personnes ont décidés de marcher dans l'eau (on a pied très loin), afin de contourner l'entrée payante et de voir la scène depuis la mer, les pieds dans l'eau !

Nous rentrons vers minuit à la tente. La musique est si forte que nous l'entendons en nous endormant. C'est un style tout à fait différent que l’accordéon et les danses traditionnelles d'hier soir...Mais nous sommes contents d'avoir pu vivre cette ambiance !
Les festivaliers rentrent vers 2 heures au camping, ils sont très discrets, ce qui nous étonnent.

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