samedi 31 décembre 2016

Carbonia - Mine de charbon - puis Cagliari - Réveillon

Carbonia – Cagliari
Quelques kms

Ce matin visite de la mine : elle n’est plus en activité depuis 1964 car le charbon n’était plus d’assez bonne qualité pour le marché, ensuite, la ville a perdu 20 000 habitants, maintenant elle s’ouvre au tourisme avec cet impressionnant musée. On se promène dans 1 km de galerie souterraine où la guide explique les conditions terribles de travail. Les mineurs, courbés, dans la poussière, exposés aux risques d’écroulement des galeries, passaient plus de 10 heures par jour dans la mine.

En surface, une exposition présente la création et l’évolution de la ville de Carbonia. L’objectif était d’assurer l’indépendance énergétique de l’Italie qui était sanctionnée par la Société des Nations après avoir attaqué l’Ethiopie.

Nous revenons à l’appartement, rendons les clés à Natasha, la propriétaire et revenons à la gare de Carbonia. A 14h10, le train pour Cagliari nous emmène. Le train est vieux, mais roule vite, on est secoué, et le contrôleur arrangeant pour nos vélos. On arrive en plein centre de Cagliari, passage à l’office du tourisme pour connaitre les festivités du soir et nous nous rendons à l’hostal Marina, confortable auberge de jeunesse où nous passerons 2 nuits.

Bientôt 17h, donc le coucher du soleil, vite nous grimpons au sommet de la ville pour l’admirer se coucher sur le port. Cagliari est une ville vraiment magnifique, un centre historique sur un promontoire, et partout, la vue sur la mer.

Après cette première découverte, nous profitons de notre chambre pour nous reposer, prendre un apéritif dinatoire avant de ressortir vers 21h pour le réveillon. Nous déambulons en écoutant plusieurs concerts. Peu avant minuit, nous prenons un cioccolata calda, et c’est la bonne année ! Les enfants font éclater les pétards… Mais maintenant que minuit est passé, elles ont envie d’aller dormir ! Tout le monde se couche avant 1h du mat’ et dort profondément malgré les pétards qui explosent dehors !













vendredi 30 décembre 2016

Dentelle... en fil de moule?!

Sant ‘ Antioco – Carbonia
22 km

Amielle : « Nous nous levons pour prendre un bon petit – déjeuner avec des tartines de NUTELLA ! Puis nous visitons SANT’ANTIOCO, nous allons d’abord chez une dame qui prend les fils des moules géantes ! En fait elle prend les réserves de sa grand-mère c’est la seul dame au monde qui pratique  ce travail ! »

En effet, depuis de multiples générations, ce savoir-faire est transmis de mère ou grand-mère en fille et petite-fille : les fils issus de la bave des moules dont elles se servent pour fermer leur coquille. Cette bave sèche et fait es fils, une fois pêchés, ces fils doivent être trempés dans une potion magique (comprenant du jus de citron) pour être conservés. Ensuite, il maestro tisse les fils pour en faire des motifs comme de la dentelle. Ses œuvres sont exposées dans divers musée du tissu, et l’université de Cagliari a un programme de recherche sur ce savoir-faire.

Nous continuons notre matinée culturelle avec la visite des catacombes de la basilique. A l’origine, les puniques (temps des phéniciens) avaient creusé ces larges tombes, créant un réseau de plusieurs hectares de couloirs souterrains. Sant’Antioco, saint chrétien persécuté par les romains, s’est caché dans ce réseau souterrain. Il y est enterré. Nous bénéficions d’une visite en privée en français.

Retour à l’hébergement, nous prenons toutes les affaires et allons pique-niquer dans un grand parc à proximité du port. Il fait encore très beau, nous avons bénéficié jusqu’à présent d’une météo exceptionnelle hormis la traversée en bateau. Après cette agréable pause, nous quittons l’île ou plutôt la presqu’île puisqu’elle est rattachée à la Sardaigne par une digue.

Puis nous prenons de petites routes jusqu’à Carbonia, ville nouvelle étonnante construite dans les années 30 autour de la mine de charbon. Un peu au hasard, nous trouvons un appartement à louer pour la nuit, Céline file au marché et achète à manger pour le dîner.










jeudi 29 décembre 2016

D'île en île

Carloforte – Sant’Antioco
39 km

Alors que les enfants dorment encore, je (Fabrice) pars à la recherche de nourriture pour le petit déj’. Les rues sont déjà très vivantes avec des livreurs en voiturette piaggio à 3 roues et des retraités avec leurs cabas. Je fais le plein dans une bonne boulangerie (dont des croissants fourrés au Nutella) avant de revenir à notre chambre où nous forçons un peu le réveil des filles en ouvrant les volets. Les journées sont courtes et elles dorment jusqu’à 10 heures.

Nous plions bagages et partons pour une boucle vers le sud de l’île. A la sortie de Carloforte, des marais salants, nous stoppons pour observer les oiseaux et surtout les majestueux flamants roses, leur envergure est impressionnante lorsqu’ils prennent leur envol.

Vers midi nous sommes sur une plage de sable fin entourée de rochers ocres. C’est un paysage de carte postale où nous pique-niquons. A cette saison, nous sommes bien évidemment seuls ! L’eau, bien que turquoise, est trop froide pour se baigner, dommage ! Retour vers Carloforte où le bateau part à 15h40, mais à la billetterie, il ne reste que 4 places et nous sommes 5. Le vendeur réserve les 4 places et me conseille d’attendre un éventuel désistement. Cette traversée a un nombre de places limité (25) car il transporte des produits dangereux : des bouteilles de gaz.

Nous patientons en terrasse en buvant un chocolat épais. A la dernière minute, c’est OK, il y a de la place pour nous 5, nous n’aurons pas à attendre le bateau suivant. Nous quittons la formidable île de San Pietro pour celle de Sant’Antioco. Nous débarquons à Calasetta mais n’y restons pas, nous filons vers la ville de Sant’Antioco avant la nuit. Cela semble être une grande ville, nous récupérons l’appartement loué pour la nuit et profitons de la cuisine pour nous faire à dîner. Il y a plusieurs magasins de produits sardes où nous achetons des pâtes, du pesto, des clémentines, mais aussi  de la crème de thon et de la crème de poivrons pour l’apéritif. Nous nous régalons !
















mercredi 28 décembre 2016

La famille cyclo à la ferme!

Iglesias – Carloforte
37 km

Nos hôtes nous offrent un délicieux petit déjeuner, tout le monde a bien dormi, Titouane a presque fait le tour du cadran. Puis nous visitons la ferme, avec un peu d’appréhension, Amielle puis Titouane et Fantine prennent la mascotte dans les bras : Rosetta. Il s’agit d’un agneau à la laine marron, rejeté par sa mère à la naissance, sans doute car elle l’a eu très jeune. La famille lui  donne le biberon à sa naissance!

Après le troupeau de brebis, nous allons saluer la quinzaine de vaches. Amielle dit qu’elle aimerait bien travaillé à la ferme. Pourtant le travail parait harassant et ce n’est pas possible de prendre beaucoup de vacances avec tous ces animaux. Le papa et la mama font tout tout seul (le travail à la ferme, la production de leurs légumes, et même leur huile d’olive !), sans aucun autre employé. Les fermes contiguës sont celles des oncles de Katia.

Arrivés la veille dans la nuit noire, nous ne nous étions pas aperçus que nous étions en pleine campagne. C’est le moment de partir, nous saluons chaleureusement les parents de Katia. Elle nous conduit jusqu’à San Angelo où nous avions laissé les vélos la veille. Nous la remercions de nouveau et grimpons sur nos bicyclettes. Peut-être nous reverrons nous un jour, car elle rêve de faire le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Katia est une baroudeuse, qui nous fait un peu penser à Camille de Boyne ! Elle nous dit que ses parents sont sans doute la dernière génération à travailler à la ferme puisque ni sa sœur ni elle ne se destine à ce travail.

C’est reparti, le soleil brille et le dernier km de montée puis les 10 km de descente vers Iglesias sont très agréables, au milieu des chênes liège. Visite du centre historique d’Iglesias et pique-nique. A noter que par rapport à d’autres pays visités, la Sardaigne permet de manger d’excellents pique-niques !

Nous pédalons ensuite vers la côte où nous prenons une petite route qui surplombe le bord de mer. Le panorama sur le golfe de Gonnesa est époustouflant avec le soleil qui irradie les falaises. Nous prenons de nombreuses photos avant de descendre tranquillement vers Porto Scuso et Porto Avesme où le ferry part dans 30 mn.

Juste le temps d’acheter les billets et d’embarquer au soleil couchant pour l’île de San Pietro. Nous débarquons une demi-heure plus tard à Carloforte, la ville principale décorée, animée et colorée. Céline négocie un hébergement pour la nuit et nous allons à la recherche d’un resto. Nous voulons manger du thon, spécialité de l’île et éviter les pizze pour un soir.

Après une longue promenade nous allons dans un resto recommandé par notre hôte et aussi par le guide du routard. Malheureusement, comme souvent avec les adresses du guide du routard, c’est plus cher qu’ailleurs sans être meilleur. Ce n’est pas grave, c’est quand même correct, pour terminer cette journée fantastique. Notre rencontre avec Katia et sa famille et l’itinéraire d’aujourd’hui resteront sans doute les meilleurs souvenirs de notre voyage !