lundi 29 février 2016

Confortable RORO pour le retour à Manille

Balanacan – Manille
Quelques km
Ce matin, nous mangeons nos traditionnelles mangues. Cette variété est appelée « mangues pistolets », au Togo en raison leur forme, mais aussi du jambon au goût sucré, du riz et de l'omelette, le petit déj' étant compris dans le prix de la chambre. Nous espérons que ce copieux repas restera bien dans nos estomacs lorsque nous serons sur le ferry quittant Marinduque !
Trois kilomètres plus tard nous sommes au port de Balanacan, nous achetons les billets et payons la taxe portuaire comme des habitués ; hormis le manque de fiabilité des horaires, utiliser les transports collectifs a toujours été très simple durant notre séjour. Nous embarquons sur un Roro aux banquettes confortables. Une grande statue de la Vierge Marie domine le port.
La mer est calme et le bateau peu chargé, donc la traversée jusqu'à Lucena nous paraît être une croisière ! Au débarcadère, quelques bus attendent les passagers. Les soutes de l'un d'eux accueillent nos tandems sans avoir à les démonter. Dès que nous avons chargé nos bagages, le bus démarre, le chauffeur nous annonce près de 4 heures de route, pourtant il n'y a pas beaucoup de km d'ici Manille, mais pas de voie rapide et des arrêts réguliers pour faire monter ou descendre les passagers.
Heureusement le bus est confortable, climatisé, avec la télé qui diffuse « Philipinos get talents », une sorte de « The voice » avec un jury, où des Philippins peuvent aussi danser, faire de la magie ou des acrobaties. Il s'agit d'un best off de l'émission qui nous accompagne jusqu'à Manille. De temps en temps des vendeurs ambulants grimpent dans le bus pour proposer de la nourriture, nous leur achetons des pâtisseries, des chips de bananes, des cacahouètes grillées, salées et aillées...
Cette partie de l''île de Luzon, au sud de Manille est vraiment très urbanisée par rapport aux îles que nous venons de visiter, en trois heures de bateau nous avons changé de monde. Et, arrivés à destination, c'est le choc de devoir circuler dans Manille. Nous ne reconnaissons pas la station de bus d'où nous étions partis trois semaines auparavant, elle est coupée en deux par un grand centre commercial, heureusement Céline avait écrit l'adresse de Dale & Litz, nos hôtes, et plusieurs personnes nous indiquent fidèlement les directions à prendre. Il nous faut circuler au milieu d'énormes embouteillages sur des trois fois trois voies, être doublés à droite par les motos, à gauche par les autos, les jeepneys et les camions, passer sous le pont de la skyway (autoroute aérienne) où la pollution colle à la transpiration !
Mais sitôt dans le « village » de Dale & Litz, nous retrouvons le calme et nos hôtes avec un très grand plaisir ! Leur accueil est toujours aussi exceptionnel, nous pouvons tranquillement démonter les tandems pour les mettre dans les valises tandis que le dîner se prépare ! Les filles se ruent sur les mangues que Christine, l'employée de maison, leur propose ! Fantine ajoute quelques bananes à son apéritif, Céline nettoie les tandems au Karcher.
Dale & Litz sont mariés depuis 20 ans et ont connu de nombreuses aventures notamment lorsqu'ils vivaient au Sri Lanka. La discussion est passionnante. Nous finissons de boucler les bagages vers minuit avec un brin de nostalgie.























dimanche 28 février 2016

Dernier jour de vélo à Marinduque

Santa Cruz – Balanacan
40km
 
Aujourd'hui dernier jour de vélo ! Il a plu toute la nuit, c'est comme les orages du 15 août qui annoncent la fin des vacances. De bonnes mangues nous redonnent le moral et nous attaquons notre étape par une grosse montée, à travers de beaux paysages de cocoteraies. Arrivés au sommet, nous croisons notre ami du département du Tourisme de Marinduque, venu à notre rencontre en scooter. Il habite Mogpog et est passionné de photos, qu'il poste sur facebook. Ainsi, il fait la descente avec nous et s'arrête tous les 500 mètres pour nous prendre en photo !
Nous déjeunons ensemble au marché de Mogpog et profitons d'un stand de shake avec des bons fruits frais : Mangue, ananas, Banane, et Courosolle. La dernière fois que Fabrice et Céline avaient goûté à ce fuit, c'était au Togo, il y a presque 20 ans ! Cela nous rappelle de bons souvenirs ! Les filles apprécient le goût acidulé.
Notre ami fait la fin de la route avec nous jusqu'à Balanacan. En chemin, nous nous arrêtons à un point de vue panoramique où nous prenons de multiples photos de la baie et des îles voisines. Une tyrolienne est en construction, elle partira de ce point pour descendre quasiment jusqu'à la mer.
Demain matin nous prendrons le Roro (ferry) pour l'île principale des Philippines: Luzon. A Balanacan, il n'y a qu'un seul hôtel, un grand complexe plutôt conçu pour des réceptions car il y a très peu de chambres. Les baies vitrées de la grande salle de restaurant dominent la baie. Mais pour dîner, nous préférons tenter notre chance au village plutôt qu'être seuls à l'hôtel.
Au port, deux gargotes peu engageantes, dans les ruelles du centre ville, une dame vend des portions de pancit, cela fera notre affaire d'autant plus qu'elle cuisine également des pancakes. Il y a une seule table au bord de la rue où nous prenons notre repas dans la tranquille animation du village.












Inédit: un article en Tagalog sur notre visite à Tablas Island!


http://www.romblonnews.net/index.php/features/602-tablas-island-wows-french-blogger-and-family

samedi 27 février 2016

Oursins géants!

Poctoy beach – Santa Cruz
30 km
 
Réveillé avant le reste de la famille, Fabrice attend la fin d'une averse puis part chercher des pâtisseries dans une boulangerie de Torrijos. La mer est calme, seuls quelques employés s'activent pour nettoyer la plage ; dès le petit déj' terminé, Céline et les enfants sont prendre du sable blanc en souvenir tandis que Fabrice plonge avec masque et tuba. Il revient enthousiaste : poissons multicolores, oursins géants et une murène qui lui a semblé d'au moins 1mètre 50 de long se faufilait entre algues et rochers, à un endroit où l'on a encore pied ! Il retourne plonger avec Titouane et Amielle impressionnées par les oursins.
Nous quittons Poctoy en fin de matinée pour une courte étape vallonée. En chemin nous nous arrêtons dans un village où des dames tissent des sets de tables avec du fil provenant d'un arbre dont nous ne comprenons pas duquel il s'agit. Trois autres touristes visitent l'atelier, ce sont des français habitant Manille, ce sont les premiers touristes étrangers que nous rencontrons à Marinduque.
Nous dépensons nos derniers pesos dans l'achat de sets de tables, puis un peu plus loin, de pâtisseries. Il y a peu de distributeurs de billets dans les petites villes et villages, nous espérons pouvoir retirer à Santa Cruz, plus grande ville de l'île, d'autant plus que si nos cartes bleues ne fonctionnent pas, nous ne pourrons changer nos euros car le samedi les banques sont fermées. Arrivés à Santa Cruz, premier distributeur, nos deux cartes ne fonctionnent pas, ça met un peu de suspense pour la suite, à la 2ème et dernière banque, ouf ça marche !
Nous pouvons aller à l'hotel, faire du shopping, et manger...
Le soir, nous demandons à la gérante de l'hotel si elle peut cuisiner pour nous, nous lui commandons des tranches de poisson grillé et du riz à l'ail, c'est très bon et cela nous permet de rester à l'abri, dehors, une pluie fine et régulière arrose l'île.











vendredi 26 février 2016

Parade!

Buenavista – Poctoy beach
35 km
 
Petite précision par rapport à l'article d'hier. Sur les photos, vous avez sans doute constaté que nous étions équipés de gilets de sauvetage. En fait, lorsque nous sommes rentrés dans le bateau, tous les gens ont enfilé leurs gilets. Nous avons donc fait de même. C'était rassurant mais inquiétant à la fois...Nous étions toujours à quai, et au bout de 10 minutes, un « Garde-côtes » est passé pour vérifier que tout le monde avait un gilet, et tout le monde les a enlevés. Il s'agissait sans doute juste d'un exercice ou d'un moyen de vérifier qu'il y avait assez de gilets pour tout le monde.
Nous pensions les garder tout le long du trajet, mais finalement c'était mieux ainsi, car ça tient très chaud !!


Après une bonne nuit réparatrice de nos émotions de la veille en bateau, nous prenons notre petit déj dans une cabane en bambou perchée au dessus de la piscine. C'est la belle vie ! Encore une fois, nous sommes les seuls clients. Nous entendons au loin des percussions et de la musique. Il s'agit d'une parade nous dit le gérant de l'hôtel.



Vite, nous enfourchons nos vélos pour aller faire les curieux. La parade est terminée, mais un grand show a lieu sur le terrain de basket. Il s'agit d'une sorte de kermesse avec des danses costumées faites par les jeunes de la région. Les couleurs et les chorégraphies sont magnifiques. D'inspiration espagnole, chinoise, mais aussi américaine (hip hop), et traditionnelle philippine.

On se régale. Il y a beaucoup de monde, mais nous sommes très vite repérés ! La responsable du show nous invite à nous asseoir devant aux meilleures places. Les filles n'osent pas au début car elles pensent qu'elle nous invite à aller sur la scène ! Nous restons une bonne heure à regarder le spectacle.

Les filles ne veulent plus partir...Nous ne restons malheureusement pas jusqu'à la fin car une grosse étape de montagne nous attend ! Nous nous consolons avec de très bons pancakes vendus à la sortie du gymnase.


 
 
 
De retour à l'hôtel, difficile de renoncer à la piscine... Les filles en profite tandis que nous préparons les sacoches. Séance photo avant notre départ, avec un superbe drapeau philippin !

Il ne fait pas très beau mais tant mieux car nous devons grimper pendant 15 kms... La montée est longue mais régulière. Nous prenons notre rythme, les filles sont des petits moteurs. Les gens au bord de la route sont encore plus surpris de nous voir que d'habitude. Céline suit Fabrice, et c'est très drôle de voir la réaction des gens : ils aperçoivent d'abord son vélo, semblent un peu surpris, puis ils aperçoivent une petite tête blonde derrière qui pédale en danseuse : double surprise, après, ils voient Fantine dans la remorque : triple surprise. Puis ils voient Céline et Amielle : « Another one !! » s'écrient ils « Oh !Very good ! Take care ! ». Notre ami du département du tourisme nous avait dit : « Sur ce tronçon, vous n'arriverez pas à monter avec vos vélos si chargés ». Céline lui avait répondu : « nous essayerons, nous sommes très forts » ! Les gens nous encouragent. Nous croisons quelques tricycles et moto qui descendent au point mort, moteur éteint. Les Jeepneys (sorte de jeep / bus ) surchargés avec des gens sur le toit ont du mal à monter. Les paysages sont très jolis : jungle, petites huttes, cochons, poules et poussins, et belle vue sur la côte depuis le sommet.

Pour nous récompenser, nous nous offrons un soda au sommet. La vendeuse nous demande ce que nous venons faire ici, et si nous connaissons des gens ici. Nous lui expliquons que nous faisons du tourisme, et encore mieux, du « cyclotourisme ». Elle parle très bien anglais, mais elle a du mal à comprendre pourquoi nous nous fatiguons à voyager en vélo ici !

Fabrice nous fait remarquer que, comme il monte le visage crispé. sur son visage apparaissent des marques de bronzage au niveau des rides autour de la bouche !! Dans la descente, Céline est bien contente d'avoir un frein tambour à l'avant, remis à neuf par Bixente ! : )

Arrivée à Torrijos, nous traversons la ville sans nous arrêter pour nous rendre à Poctoy beach. La plage est jolie, avec en arrière plan le volcan. Malheureusement, nous ne voyons pas le sommet conique car il est caché par des nuages. Nous posons nos bagages au resort « rendez vous », en face la plage. Et allons nous baigner avant l'averse.

La plage est connue comme la plus belle de l'île de Marinduque. C'est la première fois que nous voyons un peu de monde sur une plage. Il s'agit uniquement de phillipins, sans doute de l'île ou de Manille. Nous prenons un tricycle pour nous rendre à Torrijos pour tenter de trouver un resto. Nous ne trouvons qu'un fast food pas terrible.