jeudi 25 février 2016

Attaque de pirates?!

Pinamalayan (Mindoro) – Buenavista (Marinduque)
21km

Chiens qui aboient à toute heure de la nuit, coqs qui chantent avant le lever du jour, cloches de l'église qui sonnent à 5h30, motos qui pétaradent... lorsqu'il nous faut nous lever vers 6h, nous avons l'impression de ne pas avoir encore dormi, mais nous prenons notre petit déjeuner sur l'agréable terrasse en bois de l'hôtel, suffisament tôt avant de prendre le bateau. Surprise, il a plu pendant la nuit et il subsiste quelques nuages menaçants dans le ciel.
Le port n'est constitué que d'une courte digue d'où le bangka pour l'île de Marinduque est en cours de remplissage de toutes sortes de marchandises dont des cochons ! Un simple ponton relie la digue au bateau, deux marins tiennent un bambou en guise de rampe. Les porteurs, lourdement chargés, font preuve d'un grand sens de l'équilibre.
Nous partons vers 8h30, la 1ère heure se passe bien, le bangka longe la côte vers le nord ; puis il bifurque vers le large, droit vers Marinduque, et là ça tangue. Fantine, Amielle et Titouane s'allongent sur les genoux de leurs voisines, dont une mamie qui met la musique fort sur son téléphone portable (stayin alive...) et ne se relèveront que 2h30 plus tard, à l'arrivée du bateau. Céline lutte contre le mal de mer en suçant plusieurs bonbons à la menthe, mais à 30 mn de l'arrivée, elle rend les mangues et la brioche du matin. De nombreux passagers sont malades, nous sommes les seuls étrangers de la centaine de passagers.
Les pirates?
A l'approche de la côte, Fabrice sort prendre des photos de l'arrivée, il remarque notamment quelques petits bangkas, chargés d'hommes en train de ramer vigoureusement droit dans notre direction, puis, c'est l'abordage ! Ces hommes sautent sur notre bangka en criant et commencent à prendre des marchandises sur le dos et les envoyer dans leurs embarcations. Dans l'agitation, un homme appelle « Mister Fabrice !? » « Yes ! », il est de la police et va nous évacuer, il fait passer nos bagages, puis les enfants sur un petit bateau où il semble avoir des hommes de confiance !
Ce moment restera un grand souvenir même s'il ne s'agissait pas d'une attaque de pirates, mais à Gasan, il n'y a pas de port, donc il faut débarquer par des petits bateaux et les porteurs se disputent les clients. Sur la rive, nous faisons connaissance avec les policiers venus nous accueillir et un collègue de notre ami Ramon, et assistons au débarquement du reste des marchandises dont les énormes cochons qui sont balancés à l'eau (nous apprenons ainsi qu'ils savent nager) puis attrapper par les oreilles et la queue pour être chargés sur des tricycles !
La traversée fait une 2ème victime a posteriori au sein de la famille cyclo : Amielle est malade, assise sur le trottoir, alors qu'elle avait tenu le coup depuis le départ. Mais ensuite elle se sent beaucoup mieux et tout le monde a bon appetit dans un restaurant soigné de la ville où nous mangeons des calamars panés.
Enfin nous pédalons une quinzaine de kilomètres jusqu'à la ville de Buenavista. Nous allons nous baigner longuement dans une source d'eau chaude sulfureuse ; ça sent l'oeuf dur dit Titouane ; avant de nous installer au Curba Hotel. Petit restaurant attenant avec des patates aux herbes de provence, et grande nuitée annoncée !












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