samedi 20 février 2016

Poissons par milliers

Odiongan – Tugdan
40km
Réveil vers 7 heures, et à peine avalé 2 bananes et 3 biscuits que les filles enfilent leurs maillots et débutent la journée par une heure de piscine. Puis nous quittons le Spring forest resort pour une bonne vingtaine de kilomètres à travers la campagne pour atteindre la ville de Looc. La plupart des villes que nous avons traversées ont leur petite « plaza » à l'espagnol, ainsi qu'un terrain de basket, sport national. Nous nous rendons à l'accueil du sanctuaire marin pour prendre des renseignements pour une sortie de snorkeling (masque et tuba) ; puis revenons manger du riz, mais aussi des frites et une pizza dans un petit restaurant qui produit aussi des pâtisseries et du pain. Nous nous promettons d'y revenir après la plongée.
Sitôt enfilé nos gilets de sauvetage, un petit bangka nous emmène sur le lieu protégé. Nous accostons sur un radeau au milieu de la baie. L'eau est transparente. Autour du bateau, des centaines de poissons se promènent, il faut dire que chaque visiteur vient avec un peu de pain rassis... tout le monde y trouve son compte ! Nous sommes les seuls visiteurs de la journée toutefois.

Nous mettons nos masques, Titouane et Amielle hésitent un moment à se lancer au milieu des poissons, puis nous y allons franchement, étoiles de mer, coraux, poissons multicolores, et aussi des espèces de plantes carnivores bleues ou jaunes dont il faudra que nous cherchions le nom. La baignade est extraordinaire. Nous nageons pendant deux heures, ce qui nous vaudra de bons coups de soleil sur le dos !
Retour sur la terre ferme, les enfants sont enchantés, les grands aussi. Nous méritons un bon goûter à la « boulangerie » : gateaux aux noix de cajou, à la noix de coco, accompagnés de thé glacé.
Puis nous remontons sur nos vélos pour pédaler 9 km vers le village d'Alcantara. En pédalant, les filles se remémorent les couleurs des poissons : « Toi tu préfères lequel : l'arc en ciel ou le bleu turquoise ? ». Un grand hôtel se situe un peu avant Alcantara, à l'écart de la ville. On nous a dit qu'il n'y en avait pas d'autres dans le coin. Nous hésitons à continuer toutefois car nous avons envie d'encore un peu d'aventures! Et nous avons toujours de bonnes surprises... Un monsieur nous dit qu'il y a un hôtel dans le village d'Alcantara, en fait non, il avait compris hôpital et non hôtel...
Deux personnes nous disent qu'il y a un hôtel 8 km plus loin, à côté du seul aéroport de l'île. Nous y allons, ce qui nous raccourcit l'étape du lendemain. L'aéroport est fermé, il ne doit y avoir qu'un ou deux avions par jour en provenance de Manille, un monsieur nous dit qu'il n'y a pas d'hôtel dans le village, mais des dames qui tiennent un restaurant à proximité nous disent que oui, il y a le beach resort un peu plus loin. En effet, sur la plage, 5 bungalows, une grande hutte en cours de construction... mais personne sur le site. Céline part à la recherche de quelqu'un qui pourrait nous renseigner, le soleil se couche et nous n'avons pas envie d'aller plus loin. Un monsieur qui connait les propriétaires va les prévenir et une dame arrive en vélo quelques minutes après pour nous installer dans un confortable bungalow. En face, au large, nous voyons l'île de Romblon.
Fabrice et Titouane retournent au restaurant des dames qui nous avaient renseignés et commandent du riz aux légumes, du poulet et de la pastèque qui nous seront livrés une heure plus tard à l'hôtel.
La plage collectionne les sacs plastiques sur ses galets, mais nous sommes ravis de la belle vue ! Le soir avant de nous coucher, nous regardons les photos des poissons prises dans la journée en musique et en massages.













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