dimanche 31 juillet 2016

A nous Neringa!

Rusne – Pervalka
34 kms

Nous prenons notre temps ce matin puisque le bateau que nous devons prendre pour se rendre à la pointe sud de la presqu'île de Neringa ne part qu'à 16h. Les filles profitent du terrain de volley et de l'herbe « moelleuse » pour jouer au foot. Le site est très agréable. Il y a 2 ou 3 maisons et 3 petites cabanes qui sont louées par des lituaniens en congés, dont un groupe d'amis qui ont bien fait la fête hier. Un de leurs rituels est de couper du bois pour alimenter le sauna, pour faire un petit feu ou juste pour le plaisir d'utiliser une hache.

Pendant la nuit il y a aussi eu un feu d'artifice tiré d'une maison de l'autre côté de la rivière, à l'occasion d'un mariage. Ici, et sur la presqu'île où nous nous rendons, il y a beaucoup de jolies petites maisons en bois colorées, louées par des lituaniens qui viennent en vacances. Ça ressemble à la Suède, et c'est beaucoup plus riche que les régions que nous avons traversées précédemment.

Nous partons vers midi en remerciant la sœur de Laïma, notre warmshower de Vilnius, de nous avoir hébergé et prêté les canoés. Après avoir parcouru notre premier kilomètre, Titouane chute de son vélo. En voulant remettre son drapeau tout en roulant, elle est tombée. Elle a un bleu à la cheville, quelques égratinures et 3 brulûres sur le dessus du pied car nous pédalons en sandales et elle s'est râpée sur le bitume. Une dame qui a assisté à la chute nous propose gentiment de nous conduire en ville, mais ce n'est pas nécessaire. Heureusement, Céline a pris sa trousse de secours, et a son brevet de secourisme !

Aidée de ses deux assistantes Fantine et Amielle, elle désinfecte les plaies et pose un pansement spécial du docteur Gégé sur les brûlures qui permettra de cicatriser plus vite. Mais Titouane préfère reposer son pied en se mettant sur le tandem les pieds sur le cadre pendant que Céline pédale. Amielle pédalera donc toute l'étape seule, c'est beaucoup pour elle, mais elle arrivera au bout pour sa grande sœur chérie !!

Nous nous rendons au port depuis lequel nous devons embarquer pour Nida, la plus grande ville de la presqu'île de Neringa. Nous sommes en avance, et en profitons pour pique niquer, au pied du jolie petit phare (Amielle : « Mais il est minus ce phare! »).

Amielle demande si le bateau sera plus grand que celui que nous avons pris dans les Philippines. Il est plus grand et surtout plus moderne et moins chargé, ouf ! Nous sommes assis dans des sièges moelleux, autour d'une table qui nous permet de faire un petit Uno, notre jeu de cartes preferé, tout en observant le joli paysage du delta du Niemen, que nous quittons pour rejoindre la lagune de la presqu'île. Pas de vague donc puisque nous ne sommes pas sur la mer. Céline et les filles supportent donc très bien les deux heures de voyage.

Dans le bateau, nous rencontrons notre première famille de cyclotouristes allemands, avec 3 enfants plus âgés que les nôtres, mais pas très bavards. Arrivés à Nida, nous traversons cette jolie petite ville. Il y a beaucoup de touristes, ce sont souvent des lituaniens, et le paysage et les maisons sont très jolies. La prequ'île a été classée au patrimoine mondiale, et est un parc naturel national. Ainsi, il y a de nombreuses protections qui limitent l'impact du tourisme : pour y aller avec sa voiture, il faut payer. Le camping sauvage y est interdit, et sans doute les constructions sont très réglementées. Une grande piste cyclable goudronnée traverse la presqu'île du Sud au Nord sur plus de 50 kms. Pour nous c'est le luxe !!

D'un côté la lagune, de l'autre la Mer Baltique. Et tout du long une grande langue de sable : c'est le « sahara lituanien ». Il y a quelques jolis villages de pêcheurs côté lagune, et des tours d'observation pour les oiseaux et autres animaux (nous observons un mammifère à 4 pattes non identifié : sûrement un raton laveur ? voir la photo). Les couleurs sont très jolies au coucher du soleil. Nous arrivons à notre destination Perkalva, petit village en bord de lagune disposant de nombreuses jolies petites maisons en bois colorées, louées par les lituaniens.

Céline se rend dans l'une d'entre elles repérée par Titouane. Une employée ne parle pas anglais. Alors que Céline tente de lui faire comprendre que nous souhaiterions planter la tente dans le jardin, un petit garçon nous interrompt pour nous dire qu'il sait parler français (C'est un petit lituanien scolarisé à l'école française à Vilnius) ! Il fait la traduction. Comme elle n'est pas la propriétaire, elle ne peut pas nous laisser planter la tente ici. Céline insiste un peu, et du coup elle nous dit que le terrain voisin est à vendre donc elle suggère que nous « l'occupions » pour une nuit.

Excellente idée, nous plantons donc notre superbe tipi sur ce magnifique emplacement face à la lagune et au sentier qui la longe, entre deux grandes et belles maisons louées par des gens qui sont surpris de voir notre campement. Mais aucune remarque, comme à l'accoutumée : les lituaniens sont toujours très discrets. Un bon plat de pâtes au réchaud, une glace et au dodo !














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