vendredi 12 août 2016

Multiples émotions au retour!

Vilnius – Mostuéjouls
Ce matin, nous bouclons les valises tandis que les enfants profitent des jouets de nos hôtes. Puis nous retournons déjeuner au restaurant tout proche « La Véranda », que nos amis nous avaient fait découvrir le premier jour de nos vacances. Une dernière soupe froide à la betterave pour Fabrice avant de revenir à la maison pour l’arrivée d’un taxi. Il a 5 places pour nous, mais pas assez pour les bagages alors Gedas, rentré du boulot, appelle un taxi supplémentaire. Cette fois, famille et valises sont rentrés dans les véhicules, direction l’aéroport pour une course qui ne coûtera pas plus de 8€ par véhicule !
A l’aéroport, nous avions bien pensé à mettre le coupe ongles dans une valise en soute, mais pas notre couteau suisse ! Les douaniers le découvrent et laisse Céline ressortir avec, elle va dans la file des personnes qui enregistrent. Une famille de Bruxelles veut bien l’enregistrer dans ses bagages (tous les nôtres sont enregistrés et notre forfait bagages est complet) et nous le renverra par la Poste plus tard.
Escale à Bruxelles, nous avons juste le temps de dîner, nous filons au restaurant « Belgorama » où nous avions mangé à l’aller et commandons… 5 menus enfants ! En effet, c’est largement suffisant par rapport à notre faim… et très bon marché.
Titouane et sa tresse lituanienne
L’atterrissage ok à Toulouse, tous les bagages sont là et en bon état, tout semble bien se passer, il est bientôt 23h et nous allons prendre la route pour Mostuéjouls, dans les gorges du Tarn, à 3 petites heures de route, où nous passerons le week-end du 15 août. Fabrice part à pieds à Blagnac récupérer la voiture qui est restée sagement à nous attendre, mais problème, elle ne veut plus démarrer !
Frites belges au Belgorama de l'aéroport de Bruxelles
La batterie est à plat, pas grand monde dans la rue, Fabrice marche un peu et s’adresse à un groupe de jeunes qui discute sur un parking, ils commentent les JO pour passer le temps. « Quelqu’un aurait-il des pinces crocodiles pour me dépanner ? », rapidement les téléphones mobiles se mettent en action, ils appellent toute la cité pour trouver quelqu’un pour nous dépanner : familles, voisins, amis… Enfin, quelqu’un a les pinces ! Il arrive avec sa voiture dont il laisse les phares allumés car au milieu de la chaussée… Mais ça ne marche pas, pas assez de puissance, et pas possible de démarrer en poussant avec cette voiture toute électronique. Au bord du découragement, dernière tentative avec les phares éteint, la voiture s’ébranle !! Encore un essai et ça démarre ! Merci les jeunes de la rue d’Anjou à Blagnac !!
A l’aéroport, nous chargeons les bagages sans couper le moteur, sur la route, les enfants s’endorment facilement, nous n’osons mettre ni la clim ni l’autoradio pour que la batterie se charge. Après 2 heures de route, il nous faut prendre de l’essence et donc éteindre le moteur sans savoir s’il va redémarrer, il est 2 heures du matin à proximité de Rodez. Nous mettons du gasoil et… la voiture ne redémarre pas, quelques secondes d’inquiétude, si près du but ! Nous refaisons la procédure, refermer et rouvrir les portières, la carte pour démarrer et VROUM !! Aucun souci, c’est reparti sans problème jusqu’à Mostuéjouls où nous nous couchons ravis à 3h50 !
Au revoir et merci la Lituanie!
 

 
 
 

jeudi 11 août 2016

Retour à Vilnius

Siauliai – Vilnius
La veille nous avions acheté nos billets de train Siauliai – Vilnius pour la mi-journée, aussi, ce matin nous n’avons le temps que d’une petite balade en vélo toujours sur la longue rue piétonne du centre-ville. Quelques achats pour manger dans le train et nous nous arrêtons au musée de la bicyclette. Durant la période soviétique, Siauliai détenait l’usine qui produisait des vélos pour quasiment toute l’URSS. Il y avait trois modèles : un enfant, un pour la ville et un pour les longs trajets, appelé tourisme.
La ville essaie de relancer sa production de vélos et de communiquer sur le sujet ; malheureusement nous n’avons pas le temps de visiter le petit musée, mais l’accueil donnait envie avec diverses activités proposées. Direction le train, confortable et ponctuel, que demander de plus ? Un café ? Eh bien oui, nous sommes en 2nde classe, mais le thé, café ou jus de fruits est offert !
Après un peu plus de deux heures, nous voici à Vilnius, de retour dans la capitale après quatre semaines et plus de mille kilomètres de vélo, la boucle est bouclée, mais pas le temps d’être nostalgique, nous avons une capitale à visiter ! La ville est colorée, la vieille ville animée, nous montons vers l’ancien château, la vue est magnifique sous un doux soleil.
A 17 heures nous retrouvons avec grand plaisir devant la cathédrale, notre hôte, Gedas, qui sort du boulot en vélo. Le soir, nous commençons à démonter les tandems…
 
 
 
 


 






mercredi 10 août 2016

la barre des 1000 km franchie

Kurtuvénai – Siauliai
25 km
 
Réveil de très bonne humeur au petit camping du parc régional de Kurtuvénai car aujourd’hui nous devrions passer la barre symbolique des 1000 kilomètres parcourus en Lituanie au cours de ses 4 semaines de vacances. Les enfants nettoient les vélos afin qu’ils soient rutilants pour la photo des 1000, les parents nettoient et plient précautionneusement la tente-tipi utilisée certainement pour la dernière cet été.
 
Après 3 kilomètres, nous sommes au cœur du Parc, sur la piste cyclable, et Titouane annonce fièrement que son compteur (le seul qui fonctionne encore) annonce les 1000 bornes. Séance photo dans la forêt pour immortaliser l’évènement, Céline et Fabrice sont très très fiers de Titouane, Amielle et Fantine qui ont pédalé souvent sous le soleil, mais parfois sous la pluie et contre le vent, sans jamais se décourager ou protester contre ces vacances sportives !
 
Chacun.e exprime pour son souhait pour fêter les 1000 et nous repartons ; pique-nique classique à la sortie du Parc dans le village de Bubiai qui annonce l’agglomération de la grande ville de Siauliai. Les 15 derniers kilomètres se font sur une piste cyclable en site propre, le long d’une double voie, c’est un retour en milieu urbain.
 
Nous intégrons en milieu d’après-midi notre chambre à 4 lits du youth hostel de Siauliai, très bien situé à proximité de la longue rue piétonne, artère commerciale centrale de la ville. Pas de visite culturelle aujourd’hui, malgré la présence de la fameuse colline aux croix à 12 km environ… Les filles veulent faire du shopping, et Fabrice avait promis depuis longtemps à Titouane de l’amener dans un magasin pour qu’elle s’achète une robe dont elle était dépourvue durant ces vacances.
 
Dans la rue piétonne, le magasin Benetton annonce des soldes de 50 à 70%, Titouane, Amielle et Fantine y trouvent leur bonheur vestimentaire après avoir souvent porté caleçon cycliste et tshirt de sport !
 
Puis nous nous installons dans une brasserie, JO à la télé, bière, kepta duona… finalement nous restons aussi pour dîner après une partie de Uno, avant de rentrer à l’hôtel.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mardi 9 août 2016

Parc naturel régional de Kurtuvénai

Kolainiai – Kurtuvénai
36 km

Comme l'étape d'hier fut dantesque, celle d'aujourd'hui s'annonce tranquille : 100% sur route goudronnée et, comme nous bifurquons vers l'est, nous avons le vent dans le dos. Si bien que nous avalons les 20 premiers kilomètres sans nous en rendre compte. Nous arrivons à un carrefour, à gauche à 200 mètres, une station service, derrière nous à 2 km, la dernière épicerie que nous avons aperçue, à droite, la suite de notre itinéraire et devant nous quelques maisons. Fabrice et Fantine partent acheter de quoi manger à la station tandis que les autres partent à la recherche d'un endroit pour pique-niquer.

Pas grand chose à la boutique de la station, des chips, du choclat et du pain de mie, ça suffira pour patienter, mais Titouane, Amielle et Céline pédalent en faisant de grands gestes et en actionnant leurs sonnettes ! Il y a un café-restaurant dans le hameau !! C'est la première fois que dans un village, il n'y a pas d'épicerie, mais il y a un resto !! Incroyable. Nous y déjeunons copieusement sur des chansons de rock lituanien ; dans le jardin, les filles jouent à donner à manger à des lapins.

Encore quelques coups de pédales pour arriver au parc naturel régional de Kurtuvénai, le village est joli avec ses maisons en bois et toujours de belles sculptures. Il y a un petit camping pour nous accueillir mais pas beaucoup d'informations à la maison du Parc. Nous prenons un chocolat chaud épais, délicieux dans un chouette café, nous promenons à pieds, bref nous reprenons des forces. Malgré le temps gris et frais, et l'approche de la fin des vacances, le moral est très bon car nous en sommes à 997 km parcourus en Lituanie. Demain, dernier jour de vélo, nous dépasserons la barre symbolique des 1000 bornes et chacun pense à ce qu'il va s'offrir en récompense.

Nous profitons de la cuisine commune du camping pour manger un bon gratin de légumes, du riz et des œufs à la coque.












lundi 8 août 2016

Vent contraire

Telsiai - Kolainiai
54 km

Petit résumé de la journée tapé par Titouane : « Nous nous levons pour prendre un bon petit dèj. Puis nous quittons l'hôtel mais malheureusement nous avons le vent contre, alors nous avançons très lentement. Nous nous arrêtons dans un petit village pour pique-niquer. Puis nous continuons mais c'est très difficile. Nous arrivons dans un autre petit village. Epuisés nous mangeons une glace. Papa dit qu'il y a une aire pour le camping mais nous faisons 10km sans la trouver. Ivres de fatigue nous continuons toujours, le vent contre, jusqu'à trouver un emplacement au bord de route. Sans hésiter nous y plantons la tente. »

Quelques détails donnés par Céline :
Nous quittons la ville de Telsiai par la piste cyclable qui longe le lac. De l'autre côté de la vieille ville, ce sont les grandes barres d'immeubles de la période soviétique. Nous nous arrêtons à un petit marché où l'on vend des cornichons géants, légume typique des pays baltes mais pas très apprécié des filles. Puis nous pédalons vent contraire, le long d'une grande route peu empruntée une dizaine de kms nous menant à un joli lac avec des tables de pique-nique nous tendant les bras. Ce n'est que le début de notre étape (au départ programmée à 40 kms) mais l'endroit est vraiment sympa. Nous y mangeons sur une table disposée sur un ponton au-dessus du lac.

Puis nous voilà repartis, à la recherche de petites pistes nous permettant d'éviter la grande route, ce qui nous fatigue les mollets et rallonge l'étape. Enfin, nous arrivons au Parc narturel régional de Varniu. Nous décidons de ne pas aller au village « centre » du parc car cela nous ferait faire une plus longue étape demain (plus tard nous regretterons ce choix...). Nous avons repéré sur la carte un endroit pour faire du camping au bord d'un lac. Nous continuons à pédaler sur des pistes à travers la campagne, en voyant plusieurs lacs, mais aucun accès ni emplacement pour camper. Nous avons toujours le vent contre, et il souffle fort !

Le compteur tourne, l'horloge aussi, et malgré la fatigue, les filles ne se plaignent jamais et continuent de pédaler en se relayant, Amielle préférant les pistes aux routes goudronnées. Fabrice occupe Fantine pour éviter qu'elle s'endorme en faisant des petits jeux (ni oui ni non, pense à un animal, additions, jeu des couleurs, etc.) A 20h30, le compteur affiche 54 kms, nous sommes épuisés et décidons de planter la tente au bord de la route, à côté d'une marre, dans un endroit où la pelouse est tondue. Un jeune nous dit qu'il y a un joli lac à un kilomètre pour camper, mais nous sommes tellement épuisés que nous décidons de rester ici.

Fabrice plante la tente tandis que Céline cuisine les pâtes. Nous les mangeons rapidemment sous la tente. Pendant notre dîner, une villageoise vient nous voir avec le jeune de tout à l'heure qui fait l'interprète. Elle dit à Céline que c'est son terrain et que nous n'avons pas le droit de camper. Céline explique que nous sommes très fatigués et que nous avons trois enfants sous la tente, elle demande l'âge des enfants, et elle change d'avis en nous conseillant toutefois de mettre les vélos derrière la tente car il y a beaucoup de passage sur la route, et elle pense qu'on pourrait nous les voler. Nous ne sommes pas très inquiets et nous endormons très vite !

NB : Les 900 km ont été dépassés.