mercredi 21 décembre 2016

Fin de croisière éprouvante


Alghero
0km!

Il est presque 8 heures lorsque toute la famille se réveille. Les enfants ne se sont pas aperçus de la tempête que nous avons affrontée durant la nuit. Céline a vaguement entendu des affaires tomber…Mais il y a toujours une forte houle, dès qu’elles se redressent, elles ont mal au cœur. Je (Fabrice) suis le seul à pouvoir manger, je prends la douche, je vais me balader, bref je suis en croisière ! Amielle vomit une première fois. Les 3 filles restent clouées au lit à regarder des dessins animés (dont Heidi), en italien sur la Rai.

J’ai demandé à deux membres de l’équipage vers quelle heure nous arriverons, le premier m’a dit qu’il y aurait une annonce au micro, le second m’a dit également qu’il ne savait pas mais que l’important était d’arriver « a posto ! »

Vers 10 heures du matin, la Sardaigne n’est pas en vue alors que nous devrions arriver. Nous sommes loin, très loin, une annonce nous informe qu’en raison des conditions climatiques, nous arriverons à Porto Torres à 18h ! Soit avec huit heures de retard, et surtout huit heures de plus de calvaire pour les filles qui ont le mal de mer.


A midi, nouvelle annonce, le déjeuner est gratuit à la cafeteria, j’y mange tout seul du poulet, frites et haricots verts, les autres membres de la famille n’arrivent pas à se lever. Pendant ce temps, Titouane a vomi (en même temps qu’Amielle, l’une dans les toilettes, l’autre dans le lavabo, tandis que Céline tentait désespérément de se lever pour les aider…).Amielle a vomi 5 fois ! A 15h, j’écris ces quelques lignes tandis que tout le monde fait la sieste dans la chambre…Impossible de se lever pour Céline, abattue par le mal de mer.

Enfin nous apercevons la côte Sarde ! Aïe, il va falloir se lever… Céline se cramponne, à la recherche de sacs pour vomir… Il y en a partout, le personnel a gentiment déposé ces sacs à notre attention tous les 10 mètres… Nous débarquons vers 19h avec plus de 8 heures de retard ! Nous devions faire notre première étape à vélo dans l’après-midi, mais il est trop tard, nous filons directement pour Alghero à une quarantaine de kilomètres. Gianni, notre hôte (membre du réseau couch surfing) nous y accueille chaleureusement. Nous reprenons des forces autour d’un copieux gratin de pâtes, Céline et les filles n’avaient quasiment pas mangé depuis la veille au soir. Ça tangue encore autour de la table… Gianni avait visité Pau l’année dernière et bien entendu nous discutons des voyages. Nous nous écroulons sur le canapé, bien fatigués, mais ça tangue encore allongés ! Céline se promet qu’elle ne fera plus jamais aucun voyage en bateau, excepté pour le retour évidemment (que nous appréhendons)…

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