jeudi 5 janvier 2017

Mer agitée pour l'au revoir à la Sardaigne!


Porto Torres – Pau

Vers 5h du matin, nous sommes au port de Porto Torres, il était demandé d’y être deux heures à l’avance. Le vent est violent et le bateau n’est pas encore arrivé de Rome, c’est mauvais signe. A la réception de la Grimaldi Lines, on me dit que le ferry arrivera vers 5h30 et repartira autour de 7h. En effet, comme il y a peu de voyageurs, le débarquement et l’embarquement sont rapides, cependant, le ferry part déjà avec une bonne heure de retard.

Nous nous installons sur les grandes banquettes d’un salon, dès que le ferry n’est plus à l’abri des digues, il commence à tanguer. Tout le monde s’allonge et s’endort plus ou moins. Le soleil se lève, la mer est houleuse, il est interdit d’aller sur le pont extérieur en raison du vent violent. Le bateau tangue de plus en plus, il tape contre les vagues, de la vaisselle du bar tombe et se brise à deux reprises. Nous sommes au Pont 10, et les embruns viennent frapper les vitres. Amielle dira qu’elle pensait « qu’ils étaient en train de nettoyer les vitres et qu’ils mettaient du produit ! ».

Céline, Titouane, Amielle et Fantine, heureusement, dorment beaucoup, mais dès qu’elles ouvrent l’œil, si elles tentent de s’asseoir, elles ont tout de suite le mal de mer. Le ferry devait arriver à Barcelone à 18h30, Vers midi, une annonce indique qu’en raison des mauvaises conditions météo, il a dû prendre une route plus longue et arrivera vers 21h… Les filles resteront allongées jusqu’au soir ! Céline jure qu’elle ne prendra plus jamais le bateau.

Autant nous avons eu de la chance avec un temps incroyable pendant toutes les vacances en Sardaigne, autant nous n’avons pas été fortunés pour les deux traversées. La croisière ne s’est pas du tout amusée !

Débarqués au port de Barcelone vers 22h30, il faut faire la route jusqu’à Pau : 5 heures de trajet en franchissant les Pyrénées par le col du Pourtalet. A 3h30 du matin, nous arrivons, il fait -5°C !! Notre appartement est glacial ; nous vidons la voiture et dormons 3 heures avant de reprendre le boulot pour moi, une sortie « agrément accompagnateur ski » pour Céline… Dur dur le retour après ces vacances excellentes !


mercredi 4 janvier 2017

Dernière étape en Sardaigne...

Castelsardo – Porto Torres
34km
 
Grande promenade matinale dans les ruelles escarpées de Castelsardo, autour du château, nous commençons la journée sous le soleil comme tous les jours depuis le début des vacances. Il y a de nombreux points de vue et nous apercevons la Corse au large. Puis nous récupérons nos vélos et bagages au B&B, saluons son sympathique propriétaire et partons pour notre dernière étape sarde.

Il y a encore du vent, plutôt dans le mauvais sens, mais avec notre entraînement de ces deux semaines, nous avançons tranquillement sur la route côtière. Pique-nique sur une petite plage, il y a des vagues, c’est mauvais signe pour la traversée en bateau demain…

Nous arrivons à Porto Torres vers 16h15, nous avions prévenu le proprio de notre B&B du soir d’une arrivée vers 17h, tandis que Céline et les enfants l’attendent, je pars pour Alghero en bus pour aller récupérer notre voiture. Au bout de quelques km, dans le zone industrielle portuaire, le bus s’arrête, des passagers descendent et montent dans d’autres bus aux destinations lointaines ; j’ai un doute, je demande au chauffeur si je dois changer de bus, il me dit que lui va à Alghero, mais s’arrête à tous les villages. Le bus d’à côté est un express. Ouf, je change, ça va me faire gagner du temps, 30 minutes plus tard je suis à Alghero. 20 minutes de plus et je suis à la voiture, je rebranche la batterie et ouf, elle démarre. J’envoie un sms à notre hébergeur du 1er jour, je ne connais pas son nom de famille, et n’arrive pas à le retrouver sur les sonnettes de son immeuble. Dommage j’aurais aimé le saluer et le remercier avant de partir.

Retour en voiture à Porto Torres, les filles regardent des dessins animés en italien, elles ont fait de grandes courses (des kilos de gnochetti) que nous pourrons ramener à Pau. Dernier dîner sarde : ravioli, gnochetti, gelati… et chargement de la voiture tandis que les filles s’endorment, demain réveil à 4h, le bateau part à 6h30.



 






mardi 3 janvier 2017

Ravioli ET Gnochetti

Sassari – Castelsardo
38 km

Dans la salle à manger, le petit déjeuner est dressé, nos hôtes sont discrets (ou absents) et nous partons de l’hébergement en les ayant à peine croisé. Dernière balade en vélo dans la vieille ville de Sassari, un arrêt au marché pour le pique-nique du midi et c’est parti par de petites routes de campagne bordées de champs d’oliviers, rapidement, au loin nous apercevons la mer. Nous croisons un train d’un seul wagon qui nous salue en klaxonnant.

Enfin, une grande descente nous fait plonger jusqu’à la plage de Sorso. Cependant, il y a du vent frais aujourd’hui. Nous ne tentons même pas de tremper les pieds. La bonne nouvelle c’est que ce vent d’ouest nous pousse jusqu’à Castelsardo, encore un magnifique village construit autour d’un château médiéval perché en haut d’un promontoire rocher, surplombant la mer.

Les maisons sont très colorées et après une jolie montée qui nous rapproche du château, nous arrivons chez notre b&b du soir. Un petit appartement avec vue sur mer dont le propriétaire, papa de jumeaux de 4 ans, est très accueillant.
 
La cuisine est bien équipée et Céline va faire les courses. Au menu : ravioli à la ricotta puis gnochetti à la tomate, Tartuffo pour dessert ; deux plats de pâtes dans le même repas comme si de rien n’était, c’est aussi ça la magie du vélo !










lundi 2 janvier 2017

Fainè alla Sassarese

Cagliari – Sassari (en train)

Maintenant que nous avons traversé la Sardaigne du nord au sud, il faut revenir, mais nous n’avons pas assez de vacances pour terminer à la boucle à vélo. Donc ce matin, nous prenons le train, cependant, il était impossible ces deux derniers jours d’acheter les billets vélos au guichet « humain » fermés pour un problème technique… J’y vais vers 8h30 pour être sûr d’avoir des billets pour l’express et sans changement de 10h40. Aucun problème, les billets en poche plus un drapeau de la Sardaigne acheté dans une boutique de souvenirs tenus par un chinois, je rentre à l’hôtel où les enfants émergent.

A 10h40, bagages, vélos et famille sont dans le train qui secoue toujours mais bien plus moderne que celui d’il y a deux jours. Nous contemplons les paysages, notons le passage à Oristano (où nous avions fêté Noël) et jouons au Uno. Arrivés à Sassari, 2ème grande ville de l’île, en début d’après-midi, nous récupérons notre hébergement et partons visiter la cité.

La vieille ville est sympathique, à l’image des autres villes sardes que nous avons traversées : colorée, animée, comprenant plusieurs palais… Nous y flânons, dégustons la cioccolata et retournons à l’hôtel pour une petite pause avant de partir à la recherche d’un resto. Après plusieurs déconvenues (deux spaghetterias repérées sont fermées) et hésitations (entre les pro et anti pizza), nous allons dans un resto où le menu est très simple : socca nature, à la saucisse, aux oignons ou aux champignons ! ça s’appelle Faine alla sassarese ici à Sassari, et c’est un plat typique de l’hiver.

Avec un tiramisù en dessert cela fait notre repas !

PS: venant de m'apercevoir que pas tout le monde (notamment dans le sud ouest) ne connaît la socca, j'ajoute qu'il s'agit d'une sorte de crêpe épaisse à la farine de pois chiche, que l'on sert sur des morceau de papier parce que c'est plein d'huile!











dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017 depuis Cagliari









Cagliari
25 km

Notre hôtel est un ancien monastère, mais notre chambre n’a rien de monacale, elle est haute de plafond avec une mezzanine et une baie vitrée d’où on aperçoit la mer. Petit déj’ avec Céline dans l’ancien réfectoire des moines, la télé est allumée et diffuse la messe du Pape. Les filles se réveillent  vers 10h et déjeunent ensuite.

En fin de matinée nous enfourchons nos  vélos pour une visite des alentours de la ville. A proximité, un parc régional, sur une zone humide comprenant des salines, le parc abrite de multiples oiseaux aquatiques. Pique-nique, jeux pour les enfants et longue séance de photos de flamants roses !

Pour revenir vers le centre historique, nous longeons les 7 km de plage de sable dite du poète. A mi-chemin nous stoppons pour déguster notre traditionnel cioccolata calda pour le goûter. La promenade est très fréquentée cet après-midi.

Encore quelques tours de roues, nous passons à proximité du stade foot de Cagliari qui semble vétuste bien que le club soit en série A. Il est 17h le soleil se couche et c’est toujours aussi beau en Sardaigne. Nous regagnons notre chambre après avoir roulé 25 km pour la première journée de l’année 2017, c’est bon signe, l’année sera vélo.

Nous terminons la journée par des pizzas et des pâtes au resto « Rossopomodoro » (rougetomate), c’est aussi le plaisir des vacances sportives : on mange des pizzas sans compter.

Bonne année à toutes et tous, Pace e Salute !