mardi 28 février 2017

Jolies plages et happy panda

Jialeshuei - Baisha Bay
40 km
 
A notre réveil, des surfeurs et surfeuses sont déjà dans les vagues. Pendant que les filles dorment encore, je (Fabrice) pars à la recherche d’un petit déj, mais tout est fermé ! Je visite les 2 hameaux à proximité, rien à se mettre sous la dent, sur le retour, une camionnette me sauve, c’est un vendeur ambulant qui annonce son passage avec de la musique, il a tout ce qu’il faut : pancakes, raviolis, brioches vapeur et riz collant, c’est parfait. Pendant ce temps, les enfants se sont réveillées et ont construit une cabane.

Le ventre bien plein, à nous d’attaquer les vagues, elles sont puissantes, aussi nous ne nous aventurons pas au large. Douche, et nous voici de nouveau sur les pédales direction plein sud pur la dernière fois. En effet, après un parcours magnifique le long de la côte escarpée, nous atteignons le point le plus au sud de Taiwan ! Il y a un petit monument pour le signaler. D’ici, les Philippines ne sont « qu’à » 200 km pour l’île la plus proche.

Dans un sympathique resto, nous tentons un poisson pané au jus d’orange et du tofu frit, délicieux ! et repartons vers la ville de Kenting. C’est une ville très bruyante, nous ne nous y attendions pas, alors nous continuons notre route vers une partie plus calme vers l’ouest ; la Baisha Bay. C’est un petit village doté d’un grand camping, le « happy Panda », situé au bord d’une très belle plage de sable doré. C’est parfait (500$ l’emplacement). Le week-end prolongé se termine, donc il n’y a plus beaucoup de campeurs. Nous plantons la tente et filons manger un bon poisson grillé dans un petit resto.
 
Céline commande une omelette aux légumes, mais l’omelette nage dans un bouillon, et est recouverte de cubes blancs. Elle fait la grimace, mais nous goûtons, et c’est délicieux, sûrement du tofu frais, ça fond dans la bouche avec un goût légèrement sucré.

Puis, tandis que les filles regardent un énième épisode des cités d’or sous la tente, nous sirotons une bière taiwanaise médaille d’or au bar du camping.











lundi 27 février 2017

La fête au temple!

Xuhai – Jialeshuei
50 km

Dur dur ce matin, pas de resto spécialisé dans le petit déjeuner, et donc pas de pancake à l’omelette et aux oignons frais, pas de raviolis… juste quelques biscuits et un coca pour la mise en route. Heureusement, la côte est magnifique, très découpée par les vagues, les rochers prennent de multiples formes. Le vent nous pousse jusqu’au village
suivant, un petit port de pêche, accompagné d’une belle plage, quelques touristes, quelques quads sur le sable, mais c’est quand même très tranquille. Il n’est pas midi mais nous stoppons dans un resto dont nous sommes les premiers clients.
C’est encore très bon, avant de partir, la cuisinière offre aux filles, trois boulettes d’une sorte de quenelle de poisson au bout d’une brochette. C’est un peu proposé comme une friandise, mais Titouane et Fantine n’aiment pas et je me force à en manger une alors que je viens de boire mon café !

C’est reparti et ça grimpe vers l’intérieur car il n’y a pas de route côtière à cet endroit, c’est plus facile que les précédentes étapes. Dès que le soleil apparait, il fait très chaud, dès qu’un nuage le cache, nous enfilons nos coupe-vent. Parfois, nous reconnaissons le cri d’un singe, alors nous levons les têtes et apercevons les macaques qui nous observent et se balancent de branche en branche.

C’est le grand plus du voyage à vélo, on s’arrête pour prendre un papillon ou un arbre en photo, on entend les oiseaux, les singes et autres animaux…
A Manzhou, après que nous avalons des jus de fruits achetés au 7-11, et que les filles jouent dans aux jeux d’une école élémentaire, nous décidons de continuer notre route. Nous avons de l’énergie et il ne reste qu’une longue descente pour retrouver le bord de mer. En fin d’après-midi nous atteignons Jialeshuei, un site protégé qui se visite uniquement en minibus. Il s’agit d’une partie de la côte où les rochers ont pris des formes étonnantes. Mais nous avons déjà vu des rochers bizarres ce matin, alors nous partons à la recherche d’un endroit où camper.


A côté du village, le long d’une plage de surfeurs nous emble idéal, ma
is il est indiqué qu’il est interdit de camper… Nous tournons, questionnons plusieurs personnes pour finalement tomber sur quelqu’un qui parle bien anglais et qui nous explique que nous pouvons sans problème passer la nuit où c’est théoriquement interdit. Ok on plante la tente et on retourne au village. L’activité a diminué, il est 20h, les resto ferment, il y a en a un qui nous sert un poisson grillé pas mal et pas assez de riz pour tout le monde. Sa cuisine ferme, nous avons encore faim, pas d’épicerie non plus ; il y a de la musique vers le temple, nous y montons. Surprise, devant le temple, un spectacle musical et de grandes tablées sous des tentes. Immédiatement les convives

Les premières minutes nous ne comprenons rien et sommes un peu gênés, puis quelqu’un nous explique, que c’est une fête pour une divinité du temple. Nous complétons notre repas et écoutons des chanteuses et une flutiste. Au cours du classique karaoké, nous nous évadons en remerciant vivement pour l’invitation ! Retour à tente, les filles s’endorment, nous plus difficilement car le vent fait vibrer la tente, puis il tombe et nous sommes bercés par le bruit des vagues.



  









dimanche 26 février 2017

Karaoke


Daren (village de Neiwen ?)  – Xuhai
35 km

Réveil dans la quiétude du centre de loisirs du village de montagne, au loin, sur la highway n°9, nous apercevons le trafic déjà dense. Vers 10 h nous sommes prêts à attaquer les 8 km de montée avant de basculer plein sud sur des routes moins fréquentées. Nous saluons chaleureusement notre bonne fée, puis poussons les vélos 300m en admirant les décorations aborigènes du village ; et c’est parti pour un col de 1ère catégorie. Toujours beaucoup de circulation surtout dans le sens inverse au notre, ce mardi 28 février est férié et les taiwanais semblent faire le pont en masse !

Il y a beaucoup de cyclistes aussi, la plupart très bien équipés, mais parfois pédalant sur des vélos pliants à petites roues ! On nous encourage souvent en criant un mot qui ressemble à taïo ! Titouane semble s’envoler devant nous, aux prochaines vacances on lui ajoutera des sacoches à transporter ! Au fond de la vallée, un autre chantier gigantesque, une autoroute en construction, sur pylône, serpente dans la vallée! Au col, nous enfilons nos vestes. Il y a seulement une petite maison, avec toilettes et eau chaude pour les voyageurs.

Tous les cyclistes se prennent en photo… et nous prennent aussi en photo ! Devant la maison, des commerçants vendent des épis de maïs cuits dans l’eau, et des seiches grillées au barbecue. Nous mangeons un épi avant de prendre la magnifique route 199, enfin au calme, qui descend en pente douce vers la mer. Elle est étroite et serpente au milieu de la jungle. Elle offre de nombreux points de vue sur les montagnes vertes et rondes et des échappées sur la mer. Une dizaine de km plus loin, le premier village, nous y prenons notre déjeuner, il commence à bruiner dehors.

Encore quelques kilomètres de descente et nous voici… aux sources d’eau chaude de Xuhai. Il pleut de plus en plus fort tandis que nous nous relaxons dans une eau à 38,7°. Nous discutons avec un français qui travaille à Taipei et son amie de Hualien qui nous signifient que les hôtels risquent d’être tous complets en raison du week-end prolongé. Après le bain, comme il pleut, nous n’avons pas envie de repartir pédaler et heureusement, un petit camping jouxte l’établissement thermal.

L’accueil est sympathique, les enfants écrivent sur leurs carnets de bord dans la petite salle de restaurant, tandis que nous plantons la tente en essayant de ne pas trop mouiller l’intérieur. Deux grandes tables rondes sont réservées au resto. A la fin du repas, les convives allument le karaoke et entonnent quelques langoureuses chansons chinoises. L’ambiance est familiale et amusante, une fois ces clients partis, les serveurs du resto prennent le relais au karaoke. Nous écoutons trois chansons et rentrons sous la tente.

On nous installe une rallonge pour que nous ayons l’électricité sous la tente, c’est une bonne idée ! Il y a le wifi, du coup les enfants regardent deux épisodes des « mystérieuses cités d’or » avant de dormir.











samedi 25 février 2017

Une bonne fée Paiwan










37km

Je (Céline) pars acheter les traditionnels pan cakes à l’omelette et à l’aillet pour notre petit dej tandis que les filles jouent autour du collège. Toutes les écoles et collèges que nous croisons nous semblent immenses ! Ils disposent de très grands espaces extérieurs (pistes de course à pied, terrains de foot et de basket, plusieurs toilettes voire douches, wifi, etc.). Et le plus surprenant est qu’ils nous mettent à disposition tous ces espaces en toute confiance !

Après avoir plié la tente, nous voici sur la route 9. Lorsque nous sortons du village, nous sommes surpris par les embouteillages : des milliers de voitures au pas, heureusement, dans notre sens il y a moins de circulation. Nous comprenons l’intérêt du pont en cours de construction, qui devrait permettre de dédoubler la route et de contourner le village. D’ailleurs, des affiches sur ce chantier étaient collées dans les toilettes du collège. Sans doute que les villageois ont dû défendre ce projet de construction.
Nous nous attendions à une étape difficile le long de la roue 9, car il s’agit d’une route nationale (voir un autoroute), mais nous n’imaginions pas autant de circulation, du fait, certainement du week-end. Les taïwanais n’ont pas beaucoup de vacances, et l’île est petite (la taille des Pays Bas), et très densément peuplée : 26 millions d’habitants ! Donc les week-ends sont chargés ! Nous prenons notre dose de pollution, de poussière et de bruits, qui gâchent un peu la beauté du paysage côtier… Il y a beaucoup de travaux sur la route. Les ouvriers travaillent en haut de grandes falaises pour construire une autre route. Sur plusieurs tronçons, la double voie est réduite à une voie, empruntées par de nombreux bus et camions de chantiers. C’est fatigant !
Toutefois, il n’est pas possible de contourner car c’est la seule route au pied des montagnes.
Nous trouvons un petit village au calme dans lequel nous nous arrêtons manger un plat de nouilles. Nous sympathisons avec un des clients : un jeune taïwanais de Taipei, qui fait le tour de l’île à pied. Il l’a déjà fait une fois en vélo. Cette fois – ci il veut  aller moins vite pour prendre le temps de s’imprégner de la beauté des paysages. Equipé d’un chapeau chinois en bambou, ultra léger et surtout waterproof, et d’un petit sac à dos « de ville », il marche et médite… Extraordinaire, surtout que sur cette portion du parcours, il est contraint de marcher le long de l’autoroute, avec tous ces bouchons et travaux !
Nous nous prenons en photo et il part avant nous. Nous le recroisons sur la route et l’encourageons à coup de sonnettes ! Une belle rencontre.

Nous roulons encore une vingtaine de kms le long de la route 9, traversons la ville de Dawu et de Daren. Il reste encore 9 kms de route nationale avant d’arriver sur les petites routes, mais il est déjà 16h, et il y a un gros dénivelé en perspective (la route quitte la côte pour grimper dans la montagne). Nous décidons de nous arrêter dans un petit village à l’écart de la route, qui nous semble bien tranquille. Il n’y a qu’un seul commerce, dans lequel nous demandons s’il y a un endroit pour camper. La dame offre des bonbons aux filles et nous fait comprendre d’aller camper à côté du centre d’animation, sur la place centrale du village.

Il y a un terrain de basket, une piste d’athlétisme et une salle faisant office de centre d’animation (fermée). D’abord nous demandons à la voisine si on peut planter la tente au milieu de la piste de course à pied (c’est le seul espace de gazon plat). Mais cela ne semble pas possible. Elle nous indique l’espace bétonné dans les gradins. Nous nous faisons comprendre par des gestes, c’est très drôle. On lui explique qu’on ne peut pas planter nos sardines dans le béton ! Finalement, Fabrice va au poste de police pour demander. Il revient avec un policier qui nous confirme qu’on ne peut pas planter la tente dans le beau gazon. Il nous conseille un espace plein de mauvaises herbes qui collent aux chaussettes en face le centre d’animation.  Je lui dis qu’il doit y avoir des serpents la dedans. Il me répond qu’il ne sait pas. En lisant le guide dans la soirée, je comprends que les taïwanais sont très superstitieux. Par conséquent, ils ne rassurent jamais les gens, de peur qu’un accident n’arrive. Ainsi, le policier ne nous a pas dit ce que j’aurai aimé qu’ils nous disent : « ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de serpent ici », mais il nous a tout simplement répondu « je ne sais pas s’il y a des serpents »… Pas très rassurant tout ça.

Tant bien que mal, Fabrice commence à planter la base de notre tipi dans les hautes herbes. Titouane nous dit que ce sera plus moelleux ! Au bout de quelques minutes, une dame très souriante arrive avec un joli scooter rose. Elle va illuminer notre soirée !
D’abord elle nous amène la manette du robinet qui permet d’ouvrir l’accès à l’eau. Chouette, on va pouvoir se débarbouiller de toute la poussière accumulée dans la journée ! Ensuite, elle nous apporte 8 bouteilles d’eau minérales. Lorsque nous lui demandons s’il y a un restaurant, elle nous dit que non, mais qu’il faut aller au seven eleven acheter des nouilles déshydratées. Notre conversation se fait en langage des signes, évidemment ! Le seven eleven est à 3 kms, le long de la route 9, en contrebas du village, avec une montée pour revenir à 12 % !!! Je lui fais comprendre que nous sommes fatigués, et elle me donne les clés de son scooter ! Incroyable ! Puis elle nous dit qu’on va avoir froid si on dort dehors, elle nous ouvre le centre d’animation (une grande salle de classe), et nous propose de dormir dedans !
Nous y installons nos tapis de sol, tout contents !
Quelques minutes plus tard, elle nous apporte des draps et couvertures !
Je descends au seven eleven et reviens avec des nouilles déshydratées. Je croise notre bonne fée, et lui demande de l’eau chaude. Elle nous amène un réchaud !
Notre bonne fée est aussi prof de danse, et de tam tam. Plusieurs jeunes se retrouvent sur le terrain de basket pour danser, chanter et jouer de la musique. C’est super !
Nous dégustons nos nouilles comme si c’était un plat de fête ! Les filles jouent à la maîtresse sur le tableau blanc.
Titouane nous dit qu’en pédalant elle s’imagine une histoire, qu’elle continue dans sa tête au fil des jours. « C’est comme si elle écrivait son journal intime dans sa tête » nous dit-elle !
L’animation sur le terrain de basket est terminée. Notre amie vient nous saluer et nous laisse un bâton, si nous sortons, car elle vient de voir un serpent !
Nous faisons un convoi exceptionnel pour nous rendre aux toilettes, à l’extérieur. Papa devant avec le bâton et les 4 filles derrière !



vendredi 24 février 2017

Encore aux sources chaudes



Taitung – Jinlun

39 km



Réveil en pleine forme, comme c’est la grande ville, nous petit déjeunons dans une pâtisserie de luxe, mais les gâteaux avalés ne nous suffisent pas et pendant la promenade de retour chez nos hôtes, nous commandons au bord de la route, trois pancakes aux herbes et à l’omelette ! Après les adieux, nous allons visiter un temple bouddhiste érigé sur une petite colline, dans un parc qui domine la ville.



Sur les conseils de nos hôtes, nous prévoyons d’atteindre les sources d’eau chaude de Jinlun en milieu d’après-midi. Un ami a prévenu le principal d’un collège pour que nous puissions y camper. Après Taitung, les montagnes se rapprochent de la mer, puis tombent dans la mer. Il n’y a plus qu’une seule route et plus de possibilité de prendre des voies parallèles. Ça grimpe, il n’y a plus de bandes cyclables et malgré les panneaux « attention aux vélos » et la courtoisie des taiwanais au volant, ce n’est pas agréable de rouler à côté des cars et des camions.



La route prend de la hauteur, se rétrécit, sur notre gauche, des ouvriers construisent une double voies accrochée à la falaise, c’est vertigineux, le chantier est monumental ! Rien de tel qu’un bon riz sauté et des nouilles aux légumes pour se remettre de ce parcours. C’est chose faite avant de terminer l’étape vers 16 h. Beaucoup d’élèves de l’école semblent surpris par notre arrivée et encore plus lorsque le principal nous indique un endroit pour planter notre tente. Vite, nous installons notre campement et partons à moins de 2 km aux sources d’eau chaude. Deux grandes piscines d’eau à 41 et 43°C nous accueillent pour nous relaxer !



C’est parfait. A 18h, nous sommes ko, et déjà à table. Un jeune garçon nous traduit les plats du menu sur son smartphone : nous commandons un poisson grillé, une omelette à l’oignon, des sortes de frites de riz au goût de poisson, du tofu frit excellent, et encore d’autres légumes verts… un régal.



A noter aussi : les bubbles tea, du thé au lait et aux petites boules de tapioca, ils peuvent être déclinés à toute sorte de goût (passion, chocolat…), ça surprend mais c’est pas mal.



Retour à la tente, carnet de bord, blog et bonne nuit !







jeudi 23 février 2017

Art, statuettes et gastronomie

Jeudi 23 février 2017
Dulan – Taitung
27km

Nous quittons notre campement au poste de police, les enfants écrivent des mots de remerciements sur un tableau prévu à cette fin. A la sortie de Dulan, les artistes locaux ont eu la bonne idée de s’installer dans une usine à sucre désaffectée. Ils exposent leurs œuvres, notamment des sculptures en bois flotté très expressives. Un peu plus loin, nous observons comme de nombreux touristes, un petit canal d’irrigation où l’eau, par un effet d’optique, semble aller d’aval vers l’amont ! Ici tout le monde déguste des « pommes – cannelles », un fruit très sucré, moelleux dont le goût se rapproche plutôt de la poire.

 Encore quelques kilomètres et nous voici sur un site naturel particuiier : les rochers, sculptés par les vagues ont des formes rigolotes : chameau, téléphone, grenouille aux grands yeux ! Le vent souffle fort du nord vers le sud, il fait gris, mais il ne pleut pas. Encore un bon poisson grillé à midi dans un resto au bord de la route avant d’arriver dans la grande ville de Taitung.

Le vent nous ayant poussé, nous avons un peu d’avance, nous visitons un temple impressionnant avec ses multiples divinités en statuettes, ses lions et ses dragons. Puis Céline et les filles vont faire du shopping tandis que je vais chez la coiffeuse. Elle ne parle pas un mot d’anglais et je ne maîtrise pas encore bien la prononciation du chinois, malgré notre méthode assimil, mais le résultat est correct !

Nous trouvons facilement la maison de nos hôtes, en centre ville, A-Chen, sa sœur et ses deux enfants. Son mari John, guide de montagne, est en excursion (les plus hauts sommets culminent à plus de 3000 mètres à Taiwan) et nous ne pourrons le rencontrer. Elles nous ont préparé un repas de spécialités taiwanaises vraiment excellent : une montagne de ravioli, une marmite de légumes, poissons et fruit de mer !

A-Chen est professeure d’anglais, mais elle a séjourné dix ans plus tôt, une année à Besançon dans le cadre d’un échange entre universités. Les enfants sympathisent rapidement malgré la barrière de la langue. Nous passons une très bonne soirée et collectons de précieux renseignements pour la suite de notre parcours.