lundi 31 juillet 2017

Costa vicentina toujours très belle


Zambujeira – Odeceixe

24 km



Dès le petit déj’ avalé les 3 filles partent à la piscine du camping tandis que Fabrice décampe. Céline tente de brancher le PC mais il ne veut définitivement plus se charger. Nous poursuivons le rituel : chargement des sacoches et premiers tours de pédales vers la supérette du village. Zambujeira est un spot de surf, des cars complets de jeunes surfeurs arrivent le matin et repartent le soir. Il y a beaucoup de monde sur la plage de sable que surplombe le village et beaucoup de planches à l’eau.











La petite route descend vers la plage et remonte très fortement, puis nous continuons notre itinéraire le long de la côte, toujours dans le parc naturel du « sud ouest alentejano et costa vicentina ». Cependant après un coucou à des cerfs et des biches, le plateau est maintenant recouvert de serres : fraises, batavias et autres cultures sur des kilomètres.



Nous arrivons au pied du village d’Odeceixe dans l’après-midi, une glace au premier bar resto que nous croisons nous aide à réfléchir : ce sera camping sauvage vers la plage. Nous pédalons les 3 km jusqu’au promontoire et au hameau qui surplombent la plage d’Odeceixe. Il y a un parking pour camping-car qui se positionne avec un superbe panorama. Un peu en retrait, dans la garrigue, nous trouvons un emplacement parfait pour notre tente, le terrain est sablonneux, il n’y a pas de vent ce soir. Une fois le campement en place, nous filons admirer le couché de soleil. Puis nous trouvons un petit resto un peu « bobo », les filles dégustent une soupe de légumes qui leur plait beaucoup, ça change du quotidien.

dimanche 30 juillet 2017

Superbe piste vertigineuse



Vila Nova de Milfontes – Zambujeira
30 kms

Titouane tient à tenir à jour son cahier de bord, elle le rédige ce matin, puis, nous ne résistons pas à plonger dans la piscine avant de partir affronter la chaleur. 

L’itinéraire commence par un canal d’irrigation que nous longeons en empruntant un joli chemin. Puis, nous retrouvons la côte et ses superbes plages et falaises de plus en plus tourmentées.
Nous allons jusqu’à un phare, la vue est magnifique. Notre itinéraire se termine par une piste très vertigineuse que nous longeons au-dessus des falaises sauvages. Etant donnée que nous écrivons « en differé », nous pouvons dire qu’il s’agit de la plus belle partie de la côte que nous ayons vue.
Nous trouvons un très chouette petit camping. Nous sommes seuls dans un grand emplacement bien ombragé tout au fond. Et, cerise sur le gâteau, il y a une piscine et un jacuzzi. Belle récompense, après une belle journée !  Vite un plouf, et un bon plat de pâtes !

























samedi 29 juillet 2017

Belles falaises et rencontre avec le fantasque clown ENANO



31 km
Porto Covo – Vila Nova de Milfontes
Nous partons pour longer le bord de l’océan, le long d’une route assez fréquentée sans accotement. Mais les paysages sont magnifiques. De jolies falaises dominent des plages à l’eau transparente, avec des rochers au fond.



Nous nous arrêtons faire un plongeon à l’une d’entre elle. Les filles sautent dans l‘eau depuis un rocher. Puis nous pique niquons dans un joli parc. A côté de nous, une de ces nombreuses familles portugaises faisant un barbecue. Nous sommes impressionnés par les doses de viande ! Idem au resto, les plats sont toujours énormes ! C’est vrai que cette destination nous change par rapport à nos habitudes du fait du tourisme, mais pour l’instant nous sommes agréablement surpris : il s’agit essentiellement de portugais, et finalement pas si nombreux que ça.
Fabrice a acheté une crème solaire vendue avec un ballon gonflable. L’occasion de se faire un petit foot en plein soleil avant de reprendre nos vélos pour terminer l’étape.
 
Nous arrivons à Vila Nova de Milfontes, très joli petit village animé, aux maisons blanches. Nous plantons la  tente assez tardivement dans un camping. Il fait très chaud la journée, mais les températures refroidissent vite. Trop froid donc pour se baigner à cette heure-ci. Le camping est très grand, un peu impersonnel,  à quelques coups de pédales du centre du village.
Les grands emplacements sont délimités par des haies. Non loin de nous deux jeunes filles basques espagnoles qui font le même parcours que nous  à vélo. Nous discutons avec elles. Fantine va visiter le bloc sanitaire, et revient en courant nous signaler : « Y a des toilettes turcs et des toilettes sans turcs ! »
Une bonne douche et nous partons profiter de l’animation des rues piétonnes. Nous repérons une affiche indiquant un spectacle de rue à 21h45. Nous décidons de dîner dans un resto à côté, de bons accras, soupes, samoussas, et « choco » (sorte de calamars). Puis nous assistons au spectacle.
Il y a plusieurs centaines de personnes sur la place. Il s’agit d’un clown « moderne », qui fait participer le public à toute une série de sketches vraiment drôles et de très bonne qualité, nous sommes impressionnées. Les filles se faufilent devant, et sont captivées, autant que nous, pendant une bonne heure et demie…
Nous équipons nos vélos de nos lumières afin de rejoindre notre tipi pour une bonne nuit de sommeil !



































vendredi 28 juillet 2017

Chute à l’avant du peloton



Information à nos lecteurs les plus fidèles : Aujourd'hui nous sommes le 15 Août, de retour à Pau. Notre chargeur d'ordinateur est tombé en panne le 28 juillet, d'où l'absence d'articles. Nous allons donc rattraper notre retard en faisant un petit retour en arrière...
 
Santiago do cacem – Porto Covo (proche de)
36 km

Une fois Fantine installée par terre dans notre chambre il est impossible de mettre un pied hors du lit ! Par ailleurs il fait super chaud dans la chambre et il y a beaucoup de bruit dans la rue. Conclusion : on est beaucoup mieux sous notre tente !

L’hôtel est très kitch, style années 70 : rideaux orange et marron, living room avec vieille TV et un bambi en porcelaine, tapis bien épais et enfin énormes fauteuils en sky. Les autres chambres sont fréquentées par des ouvriers qui sont partis tôt ce matin. Depuis le début, nous nous attendions à rencontrer beaucoup de touristes étrangers, mais finalement  pas du tout !

Fabrice avait repéré la veille une bonne boulangerie / café près du marché. Nous nous y régalons d’un énorme petit déjeuner. Les pâtisseries sont excellentes mais très sucrées. Enfin, avec tout le sport qu’on fait, on a de quoi éliminer.

Nous rangeons nos affaires pour une nouvelle étape. Céline a une super technique pour lutter contre la chaleur : deux serpillères microfibres imbibées d’eau froide posées sur la tête, et maintenues avec le casque. Excellent !

Bien que notre topoguide soit bien détaillé et très explicite, nous avons du mal à trouver notre chemin pour sortir de la ville. Fabrice devant commet plusieurs imprudences : un téléphone à la main pour nous repérer sur google map, ils descendent une piste caillouteuse très pentue, ils dérapent et c’est la chute ! Le tandem et Fantine se sont arrêtés tandis que Fabrice a fait un vol plané ! Avec Titouane, nous posons nos vélos et courons à leur rencontre. Fantine n’a qu’une petite égratignure, mais Fabrice s’est bien râpé la jambe et a une coupure assez profonde, sur le coude, qui saigne beaucoup.

Vite, nous jouons aux infirmières avec les filles, vidons nos gourdes sur la plaie, sortons notre trousse de secours, désinfectons, et protégeons la plaie avec une compresse stérile. Quelle efficacité ! Nous avons eu très peur lorsque nous l’avons vu chuter ! Fabrice pense que c’est profond et que cela pourrait nécessiter des points. A côté il y a un club athlétique, je m’y rends et demande des infos sur la direction de l’hôpital. Une dame qui y travaille me propose de nous y emmener. Elle va chercher le mini bus du club, et propose d’y mettre nos vélos, mais seul un tandem rentre. Du coup, Fabrice, Amielle et Fantine se font accompagner tandis que Titouane et moi nous y rendons à vélo (c’est à 5 kms et ça descend !)

Les gens sont surpris de me voir pédaler seule sur le tandem. En route, Titouane me dit que c’est bien qu’il y ait des gens comme cette dame qui aident les autres. Arrivées à l’hôpital, la dame nous attendait avec Fantine et Amielle tandis que Fabrice se faisait soigner.
Finalement pas de points ! Un gros pansement et c’est reparti. Toutefois, il faut éviter qu’il plie le bras pour que la plaie ne s’ouvre pas, pas très pratique ! Il ressemble à l’inspecteur gadget et son gogo gadgeto bras ! Ce petit détour par l’hôpital nous rallonge la journée.
De ce fait, nous ne pouvons plus récupérer la route mais sommes contraints de prendre l’alternative par la piste. C’est très joli : il y a beaucoup de chênes lièges. Nous pique niquons à l’ombre d’un d’entre eux. Mais nous nous trompons de chemin. Décidément, ce n’est pas une journée facile !

Arrivée à un village, nous allons au café demander des indications. Nous souhaitons éviter l’autoroute et descendre vers l’océan que nous avions quitté. Ils nous conseillent de suivre les cheminées de la centrale thermique de Sines en contre bas du village.
Ce que nous faisons. Il y a deux complexes industriels énormes et un autoroute à longer par une piste. D’abord le bruit des voitures qui filent à toute allure, puis l’odeur de la centrale, décidemment, vivement l’arrivée.

Enfin, nous rejoignons l’océan et de très belles plages. Malheureusement il est déjà très tard, pas le temps de piquer une tête. Nous filons dans un camping, plantons la tente et dégustons des nouilles chinoises « un peu sèches ». Une mauvaise journée, on l’avait dit !