lundi 16 avril 2018

Arrivée sur Kyoto

Omihachiman - Kyoto
52 km









Après avoir vécu aux Etats Unis et Tokyo, nos hôtes ont acheté cette maison très ancienne, construite au 18ème siècle, pour la rénover. Ils ont adopté un mode de vie très “environmental friendly”. Ils n’ont pas de voiture et circulent uniquement en vélo et carriole, avec leurs trois enfants, ce qui surprend beaucoup leurs voisins!

Ils rénovent leur maison avec des matériaux durables. Ils ont installé un poële à bois qui réchauffera toute la maison. Les travaux ne sont pas encore terminés, il y a de quoi faire, c’est immense! Ils ont gardé quelques grands meubles en bois anciens. Nous avons dormi à l’étage, sur des tatamis et des futons. Les filles adorent la décoration intérieure des maisons japonaises, et réclament depuis quelques jours des futons, des tatamis, des cloisons coulissantes pour notre appart à Pau!

La famille qui nous accueille étant mixte, le petit déjeuner est un mélange japonais / américain. Nous goûtons donc au porridge préparé par Brian! Fabrice et Titouane vont acheter un bouquet de fleurs pour Sumie. Brian est en congé paternité. Ce matin, ils ont donné la possibilité à leur fille aînée de ne pas aller à l’école pour pouvoir rester un peu avec nous, mais après moulte hésitations, elle décide d’y aller. Nous lui disons au revoir, les filles font un dessin pour offrir à nos hôtes, et nous partons avec le reste de la famille à vélo pour visiter la petite ville d’Omihachiman, avec ses jolies petites maisons en bois et son grand temple. Avant de nous dire au revoir, Sumie offre des petits cadeaux aux filles, et c’est reparti!

Nous empruntons des petites routes tranquiles et traversons le déversoir du Lac Biwa. Soudain le tandem de Céline perd sa béquille, faisant apparaître un trou de 3 cms de long dans le cadre. La béquille était fixée au cadre, et lors d’un précédent voyage, avait cédé sous le poids des bagages et d’une des filles. Je (Céline) l’avais fait réparer chez un soudeur, mais cela n’a pas tenu! C’est assez inquiétant car cela fragilise tout le cadre du vélo, encore très chargé! J’essaye d’éviter les aspérités de la route. Avant d’arriver à Kyoto, il faut franchir une montagne, afin d’éviter le tunnel qu’emprunte la grande route principale, trop fréquentée. Les paysages sont très verts et très beaux, il y a d’immenses forêts de bambou. Encore une fois, nous équipons nos vélos de nos lumières, car il se fait tard! Une photo devant la porte d’entrée de Kyoto, nous y voilà!

Nous nous rendons chez Yuya, notre 3ème hôte du réseau couchsurfeur, un jeune japonais nous accueille. Nous avons une chambre avec tatami et portes coulissantes, les filles sont ravies! Il est déjà tard, nous proposons à Yuya de l’inviter au restaurant car visiblement il ne doit pas très souvent cuisiner chez lui (pourtant, il nous dira ensuite qu’il donne des cours de cuisine japonaise les week ends!)

Il nous emmène dans un super esto de ramen (nouilles), et nous nous régalons. Le quartier est très animé. Il y a beaucoup de jeunes. En rentrant, il nous propose de s’arrêter au seven eleven acheter une bouteille de saké. Nous en buvons deux verres et allons nous coucher tandis que Yuya et deux de ses amis se lancent dans un jeu de société. Avant de s’endormir, je me connecte sur le compte facebook de Fabrice afin de poster un appel à l’aide pour trouver un réparateur pour mon cadre de vélo à Kyoto. En effet, depuis Pau, il y a quelques mois, je me suis faite “amie” (déguisée sous le profil de Fabrice) avec tout un tas de cyclistes japonais grâce aux réseaux sociaux. Je suis membres du groupe de discussion “Japan cycling navigator” et “free camping and onsen in Japan”. Ceci nous a beaucoup aidé dans la préparation de notre voyage, donc je tente le coup pour mon tandem!

dimanche 15 avril 2018

Kabuki

Kinomoto - Omihachiman
48 km

Petit dèj japonais avec du riz et du maquereau grillé puis nous partons avec Atsuko et son fils au festival de Nagahama. Un grand bateau en bois a été construit, sur le pont sejoue une pièce de kabuki, du théâtre avec des costumes impressionants. Puis des dizaines d’hommes tirent le bateau/char avec des cordes. Sur le bateau le capitaine tonne de tonitruants “AïossssssaaaaA!!!!” ce qui doit pouvoir se traduire par ho hisse!

Le char tente de rouler avec des roues en bois, il passe de quelques centimètres dans certaines rueles anciennes, des filles l’accompagnent en jouant de la flûte. C’est dommage qu’il pleuve car le spectacle est vraiment original. Nous buvons un thé au goût fumé pour nous réchauffer, avant de saluer notre hôte et d’aller récupérer nos vélos. Un repas avalé dans une cafeteria et nous voici en route en début d’après-midi.

Nous atteignons Hikone, visite du temple, un coup d’oeil au chateau,mais pas le temps de visiter, nous allons être en retard chez nos hôtes. A la nuit tombée, nous nous arrêtons dans un café, les prévenons de notre retard et terminons les dix derniers km avec les lumières. Malgré notre retard, Brian et Sumi nous accueilent chaleureusement. Ils ont 3 enfants, leur fille ainée a 5 ans et n’est pas timide du tout. Cela fait un bon cours d’américain pour nos filles.



















samedi 14 avril 2018

Shinkansen

Fuji - Kinomoto
13 km

Après une courte mais intense nuit de sommeil, un petit dèj léger et nous voici sur nos vélos pour aller à la gare du shinkansen. Nous démontons les tandems et les emballons dans de grands sacs poubelle, rien ne doit dépasser pour qu’ils soient acceptés dans le tgv japonais. Sur les quais nous regardons passer quelques trains sans arrêt à Fuji, à plus de 300km/h!

Nous nous installons dans le confortable train, il y a surtout beaucoup plus de place pour les jambes que dans un tgv français. En 2 heures les 500 km sont avalés, et nous sommes bien sûr à l’heure puisque le shinkansen n’a, en moyenne, que 30 secondes de retard...

Nous descendons en gare de Maibara, remontons les vélos, mangeons dans un supermarché, le vent est froid, heureusement ce soir nous ne dormirons pas sous la tente. Une dizaine de km plus loin nous voici à Nagahama où se tient un célèbre festival avec une parade de chars. Nous arrivons trop tard pour la parade du jour, mais prenons le temps de visiter le quartier historique et ses maisons en bois.

A la gare de Nagahama, nous avons laissé nos tandems et nos sacoches dans un parking à vélos, surveillé. Nous reprenons le train pour une vingtaine de minute pour Kinomoto où nous attend notre hôte du réseau couch surfer, Atsuko qui nous attend en voiture à la gare. Il pleut et nous sommes ravis de son accueil dans sa jolie maison neuve, en bois, avec une grande pièce réservée pour nous, avec 5 futons.












Atsuko habite avec son jeune fils, timide mais très doué à Mario kart et sa maman. Son mari est camionneur et absent pour quelques jours. Elle nous a préparé un délicieux repas!

vendredi 13 avril 2018

Derniers clichés du Fuji!

Motosuko - Fuji
60km











Un degré sous la tente, ce sont des conditions plus qu’extrêmes, pour nous, comme pour les enfants! Céline avait mis le réveil à 5 h pour être sûre de ne pas rater le lever de soleil sur le Mont Fuji. C’était, a priori, le meilleur moment pour voir le reflet du Mont dans le lac (c’est l’image représentée sur les billets de 1000 Yen!) Mais elle n’a pas eu besoin d’attendre la sonnerie, puisque nous ne dormions pas. Les filles ont tremblé de froid toute la nuit, et, même si nous avons dormi collés, nous ne pouvions pas nous réchauffer.

Je (Céline) sors à 5 heures, et ma mauvaise nuit est vite consolée par la vue sur le mont Fuji, majestueux! Je monte jusqu’à la route, ouf : la porte de la seule petite auberge est ouverte. Tout le monde dort encore, mais je me mets dans le salon bibliothèque mangas, au chaud! Vers 8h, je redescends à la tente, les autres se lèvent. Même après cette nuit blanche, les filles ne se plaignent pas et contemplent le Mont Fuji avec enthousiasme, c’est ça l’effet “Fuji”! Incroyable...

De jolies photos, un petit déj léger et ça repart, nous finissons le tour du lac. Soudain sur la route, une barrière avec un sens interdit. La route est barrée il nous faudrait faire demi-tour alors que l’étape prévue est déjà longue... nous interprétons ce sens interdit comme valable que pour les voitures et continuons notre route. Quelques kilomètres plus loin, une autre barrière qui coupe la route dans l’autre sens, nous ne saurons jamais pourquoi. Nous prenons notre déjeuner dns un resto au bord du lac avant de quitter la région des 5 lacs et d’entamer une longue descente vers la ville de Fuji.

Dans l’agglomération, les feux rouges nous ralentissent. Nous cherchons un hôtel à proximité de la gare du Shinkansen (le TGV japonais en plus confortable, avec un long “nez”) que nous prendrons le lendemain. Le 1er est trop cher, le 2nd n’a as d’accueil et nous ne comprenons pas comment appeler la réception, le 3ème est complet, le 4ème aussi, mais le gérant propose de faire une réservation pour nous sur booking. Il trouve un hôtel à quelques minutes pas très cher, mais une fois sur place, le prix n’est pas conforme. Finalement, le 6ème hôtel est le bon, tarif négocié car en fin de journée, certains hôtels bradent leurs chambres vides. Il y a une sale de bain familiale, c’est à dire une douche (au Japon, on se lave sous la douche avant de passer dans le bain) et à côté une grande baignoire où nous tenons à 5!

Il est tard et Amielle choisit un resto traditionnel:nous mangeons des sushis et du poisson pané, sur une table basse, assis en tailleur ou à genoux.

jeudi 12 avril 2018

Mont Fuji

Kawaguchiko - Motosuko
33 km

Le soleil se lève à 5 heures et Céline avec. Il fait enfin chaud sous la tente alors le reste de la famille dort jusqu’à l’arrivée d’un grand groupe de japonais qui font des photos des cerisiers autour de la tente. D’où nous sommes le mont Fuji est caché par une colline, mais 1 km plus loin, il apparaît













, majestueux. Il domine nettement les montagnes qui l’entourent et est le seul copieusement enneigé. Nous hésitions à venir le voir, parce que des montagnes, on en voit tous les jours! Mais il faut reconnaître que c’est une montagne à part, très photogénique.

De plus, à cette altitude (environ 900 m), les cerisiers sont en fleurs, contrairement à Tokyo où la floraison est déjà passée. Nous pédalons le long du lac Kawaguchi en nous arrêtant régulièrement pour photographier le Fuji sous tous les angles. Le soleil brille, nous sommes chanceux! De nombreux sites sont référencés comme étant des points de vue sur le mont Fuji. Sur un site il y a un magasin de souvenirs avec de multiples déclinaisons du mont Fuji, mais aussi d’autres articles traditionnels (tongues et chaussettes adaptées) et aussi particulier comme ce gâteau de camembert...

Nous pédalons ensuite autour du lac Sai, puis du lac Shoji avant d’arriver au lac Motosu, nous aurons parcouru quatre des cinq lacs au pied du Fuji. Nous dormons au camping au bord du Motosuko, il a fait chaud dans la journée, mais maintenant que le soleil se couche, le froid arrive. Nous dinons bien au chaud au restaurant du camping avant de retourner sous la tente. Cette nuit, même les enfants ont froid, nous nous blottissons les uns contre les autres comme une famille de manchots, le lendemain nous apprendrons que la température est descendue à 1°C!